Les autorités suisses au chevet du système financier suisse et de l’UBS
Les deux géants bancaires suisses, UBS et Crédit suisse, ont annoncé avoir procédé à une augmentation de capital, la crise ayant encore un impact fort sur leur bilan.
C’est la Confédération elle-même et la BNS (Banque nationale suisse) qui interviendront pour redresser la situation du géant bancaire UBS, un des établissements les plus touchés par la crise des subprimes américains et qui en fait encore aujourd’hui les frais.
L’UBS a en effet dû procéder à une dépréciation d’actif de plus de 31 milliards d’euros. Les autorités suisses ont donc décidé d’injecter 6 milliards de francs suisses sous forme de titres. La BNS pour sa part va créer un fond spécial qui accueillera les actifs illiquides de la banque, pour un montant allant jusqu’à 60 milliards de dollars. Il s’agit, en quelque sorte, d’une récupération des actifs qui posent problème, en échange de fonds. En effet, en retour, la BNS prêtera à l’UBS jusqu’à 54 milliards de dollars, ce qui permettra de couvrir les pertes.
Une autre mesure concerne les clients particuliers des banques : le fond de garanti (la somme maximale qui est remboursée aux clients des banques en cas de faillite de l’établissement dans lequel ils se trouvent) sera augmenté cet hiver (il est actuellement de 30 000 francs suisses), et ce système de garanti fera l’objet d’une révision complète au Printemps 2009.
Cette annonce est un véritable coup de tonnerre pour deux raisons :
1/ les autorités suisses annoncent depuis plusieurs semaines que les banques suisses n’ont pas de problème de capitalisation : cette décisions semble indiquer que les banques suisses sont plus en difficulté qu’elles ne voudraient l’avouer.
2/ Cet interventionnisme étatique auprès de l’UBS n’est absolument pas dans les habitudes du pays, qui a, rappelons-le, a laissé sombrer sans intervenir sa compagnie aérienne, Swissair, il y a quelques années.
Le Crédit suisse a pour sa part annoncé avoir levé 10 milliards de francs suisses. C’est le fonds Qatar Investment Authority qui a investi cette somme.
En janvier dernier, des investisseurs du Moyen orient avaient déjà renfloué l’UBS pour plusieurs milliards de francs suisses.
La Suisse est le pays francophone qui permet le plus de liberté économique
Selon l’étude « Economic Freedom of the World: 2008 Annual Report » qui analyse la liberté économique de certains pays francophone, la Suisse est première du classement, devant le Canada et le Luxembourg. La France est en cinquième position.
Cette étude permet de l’interventionnisme d’un pays dans ses choix économiques : plus l’intervention de l’Etat et des autorités est importante, plus le pays se trouve en bas de classement.
Consultez l’étude « La liberté économique dans la Francophonie 2008″ (format pdf).
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