Histoire suisse : un peu de culture générale

Il n’est bien sûr pas indispensable de connaître par cœur l’histoire du pays pour décrocher un emploi ou vivre en Suisse. Cependant, connaître l’histoire d’un pays, c’est un premier pas vers la culture, et vers la compréhension des comportements locaux. Et comme vous pourrez le constater après quelques temps, l’Histoire laisse une empreinte importante sur la culture. C’est par exemple le cas de la neutralité.

Les principales dates de l’Histoire de la Suisse

  • En 58 avant J.-C., César assigne aux Hélvète la tâche de défendre la frontière du Rhin contre l’invasion germanique.
  • C’est en 1291 que naît la Suisse, car c’est de cette époque qu’est daté le plus ancien document faisant état d’une alliance entre les cantons historiques de Schwytz, Uri et Unterwald. On suppose néanmoins que cette alliance existait bien avant.
  • C’est du mot « Schwytz » que la Suisse trouve ses origines ethimologiques (c’est d’ailleurs plus flagrant en allemand « Schweiz » ou en anglais « Switzerland« ).
  • Cette union avait plusieurs buts : mieux se défendre contre les invasions, et contrôler le trafic des hommes et des marchandises entre l’Italie et l’Allemagne (le passage du massif du Saint-Gothard). Passage stratégique, le Saint-Gothard est au coeur d’une lutte entre plusieurs puissances, toutes intéressées par les juteux profits que les cantons suisses tirent de cette position : les taxes, et autres services rendus aux voyageurs sont très profitables. Seule une union permettait donc de maintenir cette main-mise.
  • Ainsi, très tôt dans son histoire, le pays a montré une volonté d’union pour se défendre et se développer économiquement, ce qui a probablement influencé la culture d’aujourd’hui.
  • Ce n’est qu’au XIVème siècle que se rapprochent (ou s’annexent) les territoires limitrophes (Lucerne en 1332, Zurich, Glaris et Zoug en 1352, Berne en 1353), formant la confédération des VIII cantons.
  • Valeureux guerriers reconnus et craints, les Suisses remportent de belles victoires (Grandson (1476), Morat (1476) et Nancy (1477). Ces victoires, furent possibles grâce à la nouvelle union des cantons, et vont permettre au Confédérés de s’enrichir.
  • Fribourg et Soleure, puis Bâle, Schaffhouse et Appenzell furent les cantons suivant à rejoindre la Confédération : nous sommes au début du XVIème siècle, et les Confédérés sont au nombre de 13.
  • Alors que la France voisine est plutôt expansionniste et menace (les Suisses perdirent la bataille de Marignan en 1515), les Confédérés ralentissent leur désir de conquêtes et signent en 1516 avec la France un traité de « Paix perpétuelle ». La neutralité helvétique est née à cette époque, alors que les Confédérés décident de ne plus se méler des « affaires » des pays alentours. A la même période, le Tessin est intégré au territoire des Confédérés, tout comme ceux des actuels cantons de Vaud, Neuchâtel et Saint-Gall.
  • En 1798, la France envahit le territoire et en fait un état unitaire, créant la République helvétique. Cinq ans plus tard, Napoléon rétablit les cantons, et c’est à cette époque que les cantons de Vaud, de Thurgovie, de Saint-Gall et d’Argovie deviennent des cantons à part entière. Étrangement, les cantons de Genève, Neuchâtel et du Valais sont intégrés à l’Empire et déclarés indépendants.
  • C’est en 1815 que le premier Etat fédéral, composé de 22 cantons, est constitué. L’« Acte de reconnaissance de la neutralité perpétuelle de la Suisse » scèle ainsi cette union, et est reconnu par l’ensemble des pays d’Europe.
  • Il faudra attendre 1848 pour voir naître une première Constitution fédérale et une monnaie unique pour tous les cantons. Les notions de referendum et d’initiative populaire seront ajoutés au texte quelques années plus tard.
  • Plus stable politiquement, le pays se consrtuit un peu plus en créant les codes pénal et civils sur le plan fédéral.
  • Fidèle à sa neutralité, la Suisse restera à l’égard des deux guerres mondiales.