Dans une interview du Matin dimanche, l’un des représentants du SECO (Secrétariat d’Etat à l’Economie), Serge Gaillard, donne ses prévisions pour 2010 : la Suisse devrait avoir un taux de chômage d’environ 5% en 2010, et la consommation intérieure, qui a été un des facteurs qui a soutenu la croissance de la Suisse en 2009, devrait ralentir.
Une crise évitée en Suisse grâce à la Construction et à une demande intérieure soutenue
Selon l’économiste, la Suisse est un des pays qui a le mieux résisté à la crise. C’est notamment grâce à la demande intérieure, soutenue, et à la Construction, qui s’est maintenue également l’année dernière. La Construction en Suisse devrait ralentir en 2010 mais rester positive. Le fait que la Suisse n’ait pas connu de crise immobilière est également un facteur qui a pesé, et hormis pour UBS, la crise financière n’a que peu impacté les autres banques.
C’est le recul de l’emploi en Suisse, et une faible augmentation des salaires qui devraient provoquer une baisse de la consommation intérieure. Par ailleurs, la reprise aura lieu, mais elle sera très lente.
Emploi en Suisse : pas d’embauche massive en 2010
Sur le front de l’emploi en Suisse, il ne devrait pas y avoir d’embauches massives : dans l’industrie, les entreprises recommencent à remplir leurs carnets de commandes, mais les entreprises n’embaucheront pas tout de suite. En effet, certaines ont eu recours au chômage partiel, et vont d’abord faire retravailler leurs employés à plein temps avant de recrtuter de nouveau. Pour 2010, il attend un taux de chômage d’environ 5%.
Par ailleurs, l’économiste note que si les jeunes ont particulièrement été touchés par la crise, c’est parce que les employeurs se débarassent souvent en premier des contrats à durée déterminée, et que les jeunes sont plus nombreux que les autres à avoir ce type de contrats.
Le représentant déclare également dans son interview que la Suisse ne produit pas suffisament d’ingénieurs ni d’employés spécialisés de type technicien, ce qui est dommage car selon lui les débouchés sont importants.
L’apprentissage en Suisse : un outil « merveilleux »
Toujours selon l’économiste, grâce à l’apprentissage, qu’il qualifie d’outil merveilleux, les deux tiers des jeunes rentrent dans le monde du travail à partir de 17 ans, ce qui permet de conserver un taux de chômage bas.
source : Le Matin et Travailler-en-Suisse.ch
news – le 15 février 2010
Articles en relation :
