Un permis de travail suisse obligatoire

Un permis de travail en Suisse est obligatoire pour les étrangers.

Pour travailler en Suisse en tant qu’étranger, un contrat de travail n’est en effet pas suffisant, il vous faut également un permis de travail suisse, aussi appelé autorisation de circulation (ou encore permis de séjour, bien que ce terme soit souvent réservé aux non-actifs comme les membres de la famille qui ne travaillent pas).

Le terme « visa » ou « visa de travail » est encore souvent utilisé à tort pour désigner le permis de travail : ne l’utilisez pas dans vos échanges avec les administrations cantonales.

Le permis de travail suisse est un document officiel délivré par le service de la population de votre canton, et qui vous donne l’autorisation de travailler sur le territoire helvétique.

Le service des étrangers de l’office de la population de l’administration cantonale est chargé de la gestion de toutes les questions relatives à la présence des étrangers. Chaque canton possède son propre service des étrangers.

Pour la question des permis, on distingue :

Les ressortissants des pays « historiques » de l’Union européenne et de l’AELE (Association européenne de libre-échange)

Ceux-ci bénéficient de l’accord sur la libre circulation des personnes.

  • Les pays concernés sont les suivants : France, Allemagne, Autriche, Italie, Espagne, Portugal, Royaume-Uni, Irlande, Danemark, Suède, Finlande, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Grèce, Chypre, Malte, Norvège, Islande et la Principauté du Liechtenstein.
  • Depuis le 1er juin 2007, ils ne sont plus soumis au principe des quotas (ou contingents) pour les permis de résidents.
  • Les permis de frontaliers (permis G) ne sont pour leur part pas soumis au principe des quotas (et ne l’ont jamais été), ils sont donc en nombre illimité.

- Consultez les démarches à effectuer pour la demande de permis.

Les ressortissants des « autres » pays de l’Union européenne

Ce sont les 8 pays de l’Est qui ont adhéré par la suite à l’Union européenne. Ils bénéficient de l’extension de l’accord sur la libre circulation des personnes.

  • Les pays concernés sont les suivants : Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovénie et Slovaquie
  • Pour ces ressortissants, depuis le 1er mai 2011, les quotas de permis (par pays) ont disparu, ainsi que la préférence nationale et le contrôle des conditions de salaires.

Les ressortissants roumains et bulgares, qui bénéficient également de l’extension de l’accord sur la libre circulation des personnes : pour ces ressortissants, les quotas de permis sont maintenus, tout comme la préférence nationale et le contrôle des conditions de salaires, jusqu’en avril 2016.

Les ressortissants des autres pays (appelés États tiers) : États-Unis, Inde, Chine…

En plus de conditions d’entrée plus restrictives (préférence nationale pour le recrutement, contrôle des conditions de salaires), ces ressortissants sont soumis au principe des quotas (le nombre de permis suisses qui leur est réservé est limité).
En principe, seuls les ressortissants d’États tiers ayant une formation supérieure (ou une compétence très particulière) ont une chance réelle de décrocher un permis de travail suisse.

 

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A propos David Talerman

Spécialiste de l'expatriation et de l'emploi en Suisse, auteur du livre Travailler et Vivre en Suisse, co-auteur de Décrocher un emploi en Suisse. Suivez notre actualité grâce à notre newsletter.
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