Le CV suisse

Sommaire
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    Nos solutions pour travailler en Suisse

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    Le CV suisse est un document qui répond à certaines conventions d’usage (sans pour autant qu’une norme officielle existe), et a pour objectif final de vous permettre de décrocher un entretien avec un employeur potentiel : il doit donc attirer l’attention du recruteur, et l’attirer sur ce qui est intéressant (les informations que le recruteur s’attend à trouver et qu’il recherche dans toute candidature, ainsi que celles que vous voulez qu’il voit absolument) dans votre profil.

    Notre service de rédaction de CV pour la Suisse propose aux personnes qui recherchent un emploi en Suisse un service d’une très grande qualité et un accompagnement très personnalisé, tout comme nos modèles de CV (modèles spécialement étudiés pour le marché suisse). Pour optimiser vos chances de décrocher un entretien et donc un emploi en Suisse, nous vous conseillons vivement de souscrire l’un ou l’autre de ces services qui ont largement fait leurs preuves sur le marché de l’emploi en Suisse.

    Le CV suisse possède en effet ses spécificités. Les ignorer vous pénalisera obligatoirement, que vous soyez suisse ou étranger. Votre CV ne devra donc pas seulement être efficace, il devra aussi tenir compte des habitudes et attentes locales présentées dans cette page.

    Le CV est très différent d’une lettre de motivation, dont le rôle est précisément de faire le lien entre votre CV et les projets de l’entreprise. Enfin, tout comme la lettre de motivation, le CV suisse fait partie intégrante du dossier de candidature.

    Comment faire un CV efficace pour le marché suisse
    Comment organiser un CV suisse ?
    Les différentes parties d’un CV en Suisse (détail)
    Comment rédiger la partie « compétences » dans son CV ?
    Comment mettre en forme son CV en Suisse
    Combien de pages faut-il pour un CV en Suisse ?
    Modèle de CV en Suisse : regardez notre conférence
    L’essentiel du CV en Suisse en vidéo par David Talerman
    Quelles sont les conséquences si on ment dans son CV ?

    Comment faire un CV efficace pour le marché suisse

    Un CV efficace est celui qui saura très rapidement communiquer ce qui est important au recruteur. Selon les différentes études menées, un recruteur passe entre 25 et 45 secondes à évaluer un CV. Si pendant cette phase d’évaluation il n’est pas accroché et ne trouve pas ce qui l’intéresse, le CV tombera dans la mauvaise pile. Le facteur « facilité de lecture » du CV prend donc, dans ce contexte, tout son sens.

    • Le CV doit présenter votre parcours sous l’angle professionnel pour que le recruteur en ait une idée la plus juste possible s’il décide de parcourir votre CV un peu plus en détail.
    • Le CV doit dire l’essentiel et le plus important : vous devrez donc faire des choix dans votre CV, et comme « choisir c’est renoncer », cela signifie que vous ne devrez pas tout écrire.

    Comment organiser un CV en Suisse

    Dans un CV, certaines rubriques sont dites obligatoires (ce qui signifie que le recruteur s’attendra obligatoirement à les trouver) et des rubriques dites facultatives (c’est vous qui décidez, en fonction de votre profil, de les inclure ou non).

    Les rubriques obligatoires du CV suisse

    • La partie identité ou informations personnelles : c’est là que vous indiquerez des informations comme vos nom et prénom, votre nationalité (il est important de l’indiquer dans le CV), votre adresse et les coordonnées pour vous joindre (numéro de téléphone, adresse e-mail).
    • La rubrique formation : elle inclut en général les diplômes universitaires ou scolaires, ainsi que les formations professionnelles suivies.
    • L’expérience professionnelle : elle est présentée en général de l’expérience la plus récente à la plus ancienne. Il est possible de présenter cette partie sous forme thématique (cela convient à certains profils, notamment ceux ayant de nombreuses expériences différentes et qui ont par exemple travaillé en temporaire), mais la plupart des recruteurs n’aiment pas ça, car il est plus difficile pour eux de s’y retrouver, le CV étant ainsi moins structuré.
    • Les références : ce sont les personnes qui peuvent parler de vous, et qui sont mentionnées (ou pas selon votre choix) dans votre CV.

    Les rubriques facultatives du CV suisse

    • Les compétences : il s’agit ici de présenter vos compétences, c’est-à-dire une liste de vos savoir-faire et de vos savoir-être.
    • La partie « hobbies » ou « projets personnels »

    selon les profils, certaines rubriques habituellement considérées comme facultatives sont fortement recommandées. Par exemple, un candidat ayant un profil technique qui ne détaille pas la rubrique « compétences » va poser un problème important de compréhension de la part du recruteur.

    Les différentes parties d’un CV en Suisse (détail)

    Voyons à présent dans le détail chaque rubrique du CV suisse, et ce qu’il contient

    La rubrique « identité » (aussi appelée « Informations personnelles »)

    Dans cette rubrique, le recruteur devra retrouver vos informations personnelles (nom, prénom, adresse privée, téléphone, âge, état civil). Elle permet au recruteur de savoir qui vous êtes et comment vous contacter. On y trouve :

    • vos nom et prénom
    • votre adresse privée
    • votre numéro de téléphone (idéalement votre  numéro de mobile)
    • votre nationalité
    • l’âge (ou la date de naissance) n’est pas, au sens légal, une information qu’il faut obligatoirement indiquer, mais elle est recommandée (conseil à adapter selon votre situation)
    • votre situation de famille (célibataire, marié…) n’est également pas une information obligatoire, et l’insertion dans le CV (ou non) est à étudier au cas par cas selon la situation du candidat

    La formation et les diplômes

    Cette rubrique a pour objectif de retracer votre itinéraire scolaire et vos études, jusqu’à l’obtention de vos diplômes professionnels spécifiques.

    • En général, on la présente dans l’ordre chronologique inverse, pour faire ressortir les dernières formations suivies  et les derniers diplômes obtenus.
    • Expliquez simplement vos formations et diplômes qui ne sont pas forcément connus des recruteurs locaux, et évitez les termes trop techniques
    • Si vous avez eu une mention ou d’excellentes notes, vous pouvez le mentionner, mais ce n’est pas une obligation

    Si vous n’avez pas suivi vos études en Suisse, il est fortement recommandé de faciliter le travail du recruteur en lui indiquant les équivalences de vos diplômes par rapport aux diplômes suisses, dans la mesure du possible. Nous vous conseillons également de fournir un peu de contexte, et d’expliquer ce en quoi a consisté votre formation, en particulier si le titre est technique ou peu explicite.

    L’expérience professionnelle

    Dans cette rubrique, le recruteur suisse aura un aperçu de vos différentes expériences professionnelles.

    Dans la plupart des cas, il est recommandé de placer en tête l’expérience la plus récente.

    Nous vous recommandons de valoriser, parmi vos expériences et réalisations professionnelles, celles qui sont les plus en relation avec le poste que vous visez. Par exemple, si vous possédez une expérience de marketing opérationnel dans l’industrie agro-alimentaire, et que vous visez un poste de marketing opérationnel dans une entreprise du secteur de l’industrie du tabac, insistez davantage sur l’expérience de la fonction (par exemple, maîtrise des techniques de marketing opérationnelles) que sur celle du secteur.

    Pour chaque expérience, faites figurer : l’employeur, le lieu où vous avez effectué cette expérience (ville, et pays si ce n’est pas en Suisse), la fonction occupée et la date de début et de fin de collaboration. C’est le minimum. Il est fortement conseillé d’ajouter des informations relatives aux tâches et responsabilités occupées.
    Organisez vos expériences de la façon suivante :

    1. Poste occupé : par exemple, ingénieur système, infirmière au service des urgences, horloger…
    2. Missions ou tâches (2 ou 3 d’entre-elles) par exemple la mise en place d’actions commerciales et de marketing direct ou l’encadrement d’une équipe de xx personnes
    3. Principales réalisations (1 ou 2) concrètes et si possible chiffrées. Par exemple, augmentation de 5% en 3 ans du nombre de clients grâce aux actions commerciales et de marketing direct. Cette partie n’est pas une obligation, mais ajoute un « plus ». Il n’est également pas obligatoire de faire figurer pour chaque expérience une réalisation, une seule (bonne !) suffit

    Nous vous conseillons d’apporter un niveau d’information suffisant sur cette partie. Les CV suisse sont en général assez complets (ils peuvent s’étendre sur plusieurs pages), et se rapprochent de ce point de vue des CV allemands.

    A l’inverse, les CV pour le marché du travail en France sont beaucoup plus synthétiques et un CV de ce type risquerait de ne pas contenter un recruteur suisse, surtout si vous avez un métier technique ou un profil riche de type senior.

    La détermination de la partie expérience professionnelle est plus simple si vous avez préalablement effectué un bilan de compétence.

    Les références

    Vous pouvez indiquer dans votre CV les personnes que le recruteur pourrait appeler et qui sont susceptibles de parler de vous. Ne mentionnez pas les coordonnées téléphoniques, vous les remettrez lors de l’entretien.

    En Suisse, il est d’usage d’indiquer dans son CV les personnes que le recruteur pourra contacter et qui pourront parler de vous et de votre travail : ce sont les références. Ce n’est pas une stricte obligation mais la présence de cette rubrique est en général souhaitée.

    Prévenez les personnes que vous mettez en référence, et assurez-vous qu’elles vous connaissent suffisamment pour parler de votre cas de manière objective… et positive.

    Les Compétences

    Mieux vous saurez exprimer vos compétences, plus il sera facile pour le recruteur de les identifier et d’imaginer comment il pourrait les appliquer pour sa propre structure. Dans beaucoup de CV ces compétences ne sont pas exprimées, ou mal exprimées, et une confusion est souvent faite entre les compétences et les tâches.

    • Facilitez la vie du recruteur et indiquez dans cette rubrique vos compétences.
    • Quelques exemples de compétences : Capacité de négociation, Capacité à résoudre des situations de conflit, Forte résistance au stress etc…
    • Vous pouvez plus ou moins détailler ces compétences.

    Attention : sauf cas particulier, nous déconseillons de dresser une longue liste de compétences qui risquent de noyer le recruteur. Faites des choix et sélectionnez les « bonnes » compétences (c’est-à-dire celles que vous avez réellement et qui intéresseront le recruteur).

    Votre maîtrise des langues pourra figurer dans cette rubrique ou, mieux, dans une rubrique spécifique.

    Les Langues

    Dans un pays qui comporte plusieurs langues officielles et où les régions linguistiques sont fortement marquées, il est très important de bien mentionner le niveau de langue que vous avez. 

    • L’évaluation du niveau de langue est souvent un sujet délicat : les mentions « lu, écrit, parlé » ne sont que peu satisfaisantes, tout comme les notions de « maîtrise ». Soyez le plus objectif possible sur votre niveau de langue et ne trichez pas, car la probabilité d’être interrogé lors de l’entretien ou par téléphone dans une langue autre que votre langue maternelle est importante, du moins dans certaines activités.
    • L’allemand est recommandé pour travailler en Suisse alémanique, mais l’anglais peut être suffisant, notamment si vous travaillez pour une entreprise qui a choisi l’anglais comme langue de communication (ce qui arrive aussi dans certaines entreprises multinationales en Suisse romande).
    • L’anglais est indispensable dans beaucoup d’entreprises en Suisse, c’est la langue des affaires. Dans certaines entreprises plus « traditionnelles », il n’est pas indispensable, mais est de plus en plus exigé. Pour les cadres, l’Anglais est pratiquement indispensable.
    • Indiquez vos séjours à l’étranger si leur durée est significative (plusieurs mois)

    Les Hobbies, loisirs et projets personnels

    C’est la partie du CV qui regroupe en général des informations sur les hobbies ou projets personnels du candidat. Cette rubrique n’est pas obligatoire.

    • Si vous n’avez rien à dire dans cette rubrique, ne dites rien ! Mieux vaut ne pas mentionner la rubrique que d’indiquer « couture, course à pied et lecture ».
    • Si vous décidez de mentionner un de vos hobbies, assurez-vous que celui-ci est en phase avec le poste que vous visez. Par exemple, indiquer que vous êtes un sportif de haut niveau peut donner des indications positives sur votre personnalité.

    Tous ces conseils et informations représentent un minimum à insérer dans un CV. Pour en faire un bon, voire un excellent CV, certaines informations peuvent être ajoutées, comme par exemple un cartouche de présentation, qui a pour objectif de présenter en quelques mots l’essentiel du candidat. Enfin, selon les profils et besoins du candidats, il est possible de nommer les rubriques différemment ou de les rassembler (par exemple, il est possible de rassembler la rubrique « langues » avec la rubrique « Compétences », l’important étant de faire apparaître ces informations).

    Comment rédiger la partie « compétences » dans son CV ?

    Les compétences font partie des informations « clé » qui sont recherchées par les recruteurs suisses. Ces compétences doivent apparaître dans le CV : le meilleur moyen pour que les recruteurs perçoivent bien ces compétences, c’est bien de les rédiger vous-même et des exprimer clairement. Nous encadrons régulièrement des candidats qui veulent trouver un emploi en Suisse, et la plupart (au moins 80%) ne mentionnent pas leurs compétences dans le CV, et ceux qui le font ne le font dans la très majorité des cas pas de manière correcte (dans également 8 cas sur 10).

    Que sont les compétences, qu’est-ce que cela représente ?

    Tout d’abord, précisons ce que sont « les compétences », car beaucoup de candidats confondent « compétences », « tâches », « qualités » et « résultats ». Les compétences, si nous devons faire court, c’est un peu le savoir-faire et le savoir-être, c’est ce que vous avez appris tout au long de votre vie professionnelle. C’est également ce que vous avez appris pendant vos études ou votre formation.

    Les tâches peuvent être définies par ce que vous avez fait « au quotidien » dans chacun de vos jobs, et les résultats ce que vous avez produit. Par exemple, un commercial aura eu pour l’un de ses emplois une tâche de vente (ou une fonction de vendeur), aura augmenté de X% les ventes de telle ou telle ligne de produit. Pour faire tout ceci, il se sera servi de plusieurs compétences : capacités de négociation, capacités d’écoute pour bien définir les attentes des clients, capacités d’élocution, aptitude à connaître les produits de la concurrence etc…

    Pourquoi les compétences sont indispensables dans un CV

    Les recruteurs recherchent en général 2 choses majeures dans une candidature ou un profil: les compétences du candidat, ainsi que les résultats concrets qu’il a obtenus au cours de ses précédentes expériences. Le recruteur va ainsi imaginer que le candidat utilisera ses compétences dans son entreprise (ou pour son client si c’est un cabinet de recrutement), et qu’il reproduira, dans une certaine mesure, les résultats qu’il a obtenus précédemment. Il est donc indispensable de faire apparaître ses compétences dans son CV en Suisse.

    Comment exprimer ses compétences dans un CV ?

    Les compétences sont par essence en relation avec plusieurs expériences professionnelles. Selon votre profil, vous avez plusieurs possibilités de présentation des compétences.

    • Une présentation possible consiste à présenter les compétences en début de CV, sans les rattacher à une expérience en particulier.
    • Il est également possible de répéter pour chacune de ses expériences professionnelles les compétences acquises. Ce n’est pas une solution que nous jugeons efficace, mais c’est en tous les cas mieux que de ne rien mettre du tout.
    • Il est également possible d’indiquer les compétences dans une rubrique spécifiques, ce qui est en général indispensable pour les profils techniques.

    Y-a-t-il de bonnes et de mauvaises compétences ?

    Cette question qui nous revient souvent n’a pas vraiment de réponse. En fait, certaines compétences sont  universelles (comme par exemple la capacité à résoudre des conflits, à animer des équipes). Le fait est que certaines compétences sont parfaitement inutiles pour un poste donné, et dans ce cas il est parfois utile de laisser sous silence une compétence pour en valoriser une autre plus en rapport avec ce qu’on attend de vous. C’est une question de bon sens, comme l’est en général la rédaction du CV.

    Comment mettre en forme son CV en Suisse

    Le CV (et de manière plus générale le dossier de candidature) est à votre image. Soignez sa forme (polices, couleurs, disposition, facilité de lecture…), et prenez le temps de faire un CV propre, fonctionnel, facile et agréable à lire. Prenez garde aux détails, ce sont eux qui pourront (ou pas) faire la différence… Beaucoup de candidats se demandent également s’il faut ou pas ajouter une photo dans son CV : pour répondre à cette question, nous vous invitons à consulter nos 10 conseils pour la rédaction du CV.

    La forme du CV est un facteur majeur de la réussite de votre candidature : une bonne présentation peut attirer l’attention d’un CV au contenu un peu pauvre, et à l’inverse une mauvaise présentation d’un CV peut pénaliser les CV de candidats ayant un excellent profil.

    Sachant qu’un recruteur ne prend que quelques dizaines de secondes pour se faire une idée d’une candidature à travers la lecture d’un CV, il est indispensable de bien comprendre certaines règles de forme et de les appliquer. Pour se démarquer des autres candidatures, beaucoup tentent de faire un CV original : ils ont tort, et nous vous expliquons pourquoi. Ces conseils ne s’appliquent bien sûr pas au métiers artistiques où l’originalité fait précisément partie des critères de recrutement.

    Utilisez des polices de caractères peu originales

    La police de caractères utilisée dans votre CV donnera un « ton » général. Comme la plupart des traitements de texte proposent des dizaines de polices de caractères différentes, certains candidats font des choix pour le moins « hasardeux ». Nous vous conseillons de vous cantonner à des polices de caractères relativement courantes comme Arial,Verdana ou encore Calibri.

    N’utilisez pas plus de 2 polices de caractères

    Sauf cas exceptionnel, nous déconseillons fortement d’utiliser plus de 2 polices de caractères différentes dans un CV : cela donne une image peu rigoureuse, et n’est pas forcément agréable à la lecture.

    Aérez votre texte

    Beaucoup de candidats veulent (à tort) faire tenir leur CV sur une seule page, et ne font pas forcément l’effort de sélectionner les informations à transmettre au recruteur. Alors pour compenser, ils réduisent la taille de la police de caractères, ce qui rend le texte illisible. Nous conseillons de ne pas passer sous une police de taille 10 (pour le texte). A l’inverse, ne dépassez pas une taille de 12 pour le texte du corps du CV (pour le titre du CV, utilisez une police plus grosse pour qu’il soit bien visible du recruteur.

    Laissez des marges

    Toujours dans un soucis d’aérer son CV, faites en sorte de laisser des marges suffisantes pour  que la lecture soit agréable (surtout sur la gauche, au-dessus du CV et en-dessous).

    Utilisez un fond blanc et une couleur de police noire ou sombre

    Les documents ayant un fond blanc et des polices de caractères noires se lisent plus facilement.

    Évitez l’effet « arbre de Noël »

    Certains candidats ajoutent des couleurs (que ce soit dans le fond ou dans les polices) : cela donne un effet arbre de Noël très peu professionnel : c’est un effet à utiliser avec modération.

    Les résultats très intéressants d’une étude sur la forme du CV

    Vous n’êtes pas toujours persuadé qu’une forme originale peut être un désastre pour votre candidature ? Consultez les résultats d’une étude menée par la BI Norvegian Business School. Certes, ce n’est pas en Suisse que l’étude a été faite, mais les résultats sont applicables.

    45 secondes pour lire un CV et se faire une idée de la candidature

    En tant que candidat, on imagine souvent que les recruteurs ont une approche très pragmatique et qu’ils choisissent les candidats sur des critères objectifs : il semblerait que ce ne soit pas toujours le cas, et que, comme pour l’entretien d’embauche, des critères non objectifs rentrent en ligne de compte. En particulier, certains professionnels se sont faits une idée de certains candidats en 45 secondes, ce qui paraît évidement bien peu (surtout si le candidat a été retenu comme profil intéressant à contacter pour un entretien).

    Plus il y a de candidatures, plus le recruteur procède par élimination

    Ce n’est pas vraiment une surprise, mais plus il y a de candidatures, plus le recruteur sera dans une logique d’élimination (par opposition à une logique de sélection). Les recruteurs vont chercher, en regardant à la fois le contenu du CV mais également la manière dont il a été rédigé, à déduire les compétences du candidat. Aussi, si on suit cette logique, un CV trop original pourrait disqualifier un candidat, car cela pourrait laisser penser au recruteur que ce candidat à des compétences plus « originales » que réellement utiles et concrètes pour le poste.

    Plus le format du CV est original, moins le candidat a de chance d’avoir un entretien

    Après une série de tests, l’étude conclut que pour un CV avec le même contenu mais possédant 3 formes différentes (une forme traditionnelle sur page blanche, un CV sur une page de couleur pastel, et un CV très original), c’est clairement le CV « créatif » qui est le plus pénalisant, suivi du CV couleur pastel. Au final, un CV « traditionnel » a presque 2 fois plus de chances de déboucher sur un entretien qu’un CV original.

    Les professionnels RH ne sont pas forcément ceux qui sont les mieux à même de recruter les bons candidats

    L’étude a montré un autre point intéressant : après une autre série de tests impliquant des professionnels des ressources humaines et des non-professionnels, les résultats ont montré que les professionnels RH étaient à peine plus capables de détecter les bons candidats lorsqu’ils étaient confrontés à des CV de différente nature, dont des CV à la forme originale. Cela signifie que même si vous êtes un bon candidat, si vous choisissez une forme originale pour votre CV, le professionnel RH risque de ne pas détecter vos compétences…

    Les conseils aux candidats issus de l’étude

    A la lumière de tous ces résultats, le meilleur moyen pour un candidat d’attirer l’attention selon l’étude est de le faire en utilisant une forme « traditionnelle » (du moins non originale). Par ailleurs, c’est la manière dont les candidats souligneront leurs compétences et qualités dans leur CV qui leur permettra de se démarquer, une forme trop originale ayant un effet négatif en ce sens qu’elle brouille les codes auxquels les recruteurs sont habitués. Je partage bien entendu ce point de vue, et je dirais même que plus votre CV est « sobre », plus vous pourrez souligner ce qui est important de manière visuelle (par exemple, en utilisant le gras ou l’encadrement…).

    Consultez un résumé de l’étude de la BI Norvegian School

    Combien de pages faut-il pour un CV en Suisse ?

    Le CV suisse est spécifique et beaucoup de candidats ne sont pas au clair sur le nombre de pages qu’un CV doit idéalement avoir. Le nombre de pages d’un CV en Suisse dépend principalement du profil du candidat, et contrairement à certains pays, il peut contenir plusieurs pages. Un nombre inadapté de pages (soit trop de pages pour un profil junior ou pas assez pour un profil technique ou senior) peut compromettre une candidature, même bonne.

    Pour ajouter de la difficulté, certains recruteurs voudront recevoir un dossier de candidature avec un CV très complet, d’autres seront rebutés s’il est trop long. Il n’y a donc pas de règle établie. Toutefois, le CV en Suisse a tendance s’internationaliser, et un consensus sur 2 pages semble voir le jour.

    La longueur du CV en Suisse dépend de votre expérience…

    Même s’il est toujours difficile, quand on parle de CV, de proposer une règle universelle, voici toutefois une règle simple :

    • Vous avez moins de 5 ans d’expérience : votre CV devra idéalement tenir sur une page
    • Vous avez entre 5 et 10 ans d’expérience : votre CV devra idéalement tenir sur 2 pages
    • Vous avez plus de 10 ans d’expérience : votre CV devra idéalement tenir sur 2, voire 3 pages

    Attention : nous ne sommes pas des adepte des CV courts, et cette règle n’est de loin pas universelle. Nous n’aimons en effet pas beaucoup les CV trop longs, et à partir de 3 pages, si le CV n’est pas parfaitement organisé, on s’y perd. Et les recruteurs n’aiment pas ça, et n’aiment pas en général les CV trop longs.

    Le nombre de pages du CV suisse dépend du caractère technique de votre profession

    Les professionnels ayant un profil technique (par exemple les ingénieurs, certains professionnels de la Santé, les informaticiens…) auront en général intérêt à détailler leurs domaines de compétences dans leur CV. Selon votre expérience, 2 ou 3 pages peuvent vous permettre de détailler davantage vos compétences techniques.

    5 bonnes raisons de faire un CV suisse pas trop long

    Pas tout à fait convaincu de raccourcir votre CV ? Voici quelques raisons supplémentaires qui militent pour un CV court (du moins pas trop long) :

    1. Si vous êtes dans un secteur très concurrentiel, où les candidats sont nombreux, les recruteurs chercheront non pas spontanément à sélectionner les bons CV mais plutôt à écarter ceux qui ne vont pas (mode élimination). Un CV trop long peut être un facteur d’élimination.

    2. Votre CV tombera entre les mains de plusieurs personnes. Les professionnels RH prendront éventuellement le temps de le regarder (et encore). Le professionnel business (votre potentiel supérieur) appréciera un CV pas trop long, et s’il l’est, il devra être parfaitement organisé. Si votre CV doit passer entre les mains d’un membre de la Direction générale (ce qui peut être le cas de nombreux cadres ou cadres supérieurs), un CV trop long posera un problème à ces profils très intuitifs qui veulent les informations essentielles.

    3. Un CV trop long risque de dissoudre l’efficacité de votre démarche : plus vous en mettez, moins les recruteurs ont de chance de tomber sur les informations importantes.

    4. En Suisse, on trouve de nombreux profils d’entreprises et de recruteurs : entre une multinationale, une grande entreprise suisse, une PME ou une entreprise française implantée en Suisse, les attentes ne seront pas les mêmes sur le CV, et certains recruteurs sanctionneront durement des CV trop longs (ce qui peut notamment être le cas des recruteurs français, de plus en plus présents dans le canton de Genève).

    5. Pour vous même, le fait de faire un CV court va vous obliger à rechercher dans votre profil l’essentiel, ce qui intéresse vraiment le recruteur. Et comme je le dis souvent, le CV doit contenir uniquement ce qui est intéressant pour l’entreprise, le reste est à garder pour vous.

    Modèle de CV en Suisse : regardez notre conférence

    Dans cette conférence intitulée « Rédiger un CV en Suisse » David Talerman, spécialiste de l’emploi en Suisse, vous présente par le menu tout ce qu’il faut faire pour avoir un bon CV. A la 23ème minute, il vous propose également un modèle de CV commenté.

    Regardez également nos modèles de CV suisses disponibles sur notre site, conçus pour les postulations pour le marché suisse et qui s’adaptent aussi bien aux CV courts qu’au CV longs. Les modèles de CV que nous proposons sont au format Word (docx).

    L’essentiel du CV en Suisse en vidéo par David Talerman

    Attention : cette vidéo est encore d’actualité, mais elle ne propose pas une version optimale du CV en Suisse.

    Quelles sont les conséquences si on ment dans son CV ?

    Ceux d’entre-vous qui voudraient « gonfler » artificiellement leur CV, en présentant par exemple des expériences professionnelles non vécues, ou des diplômes non obtenus, s’exposent à des risques importants, tant sur le plan de la réputation (le marché de l’emploi en Suisse est petit) que sur le plan juridique dans certains cas. Nous vous invitons à consulter notre article « Mentir dans son CV en Suisse : 3 risques importants à connaître »

    Crédit photo : © Maksym Yemelyanov – Fotolia.com

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