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Frontalier ou résident en Suisse : quels sont les avantages et les inconvénients ?

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Pour tout étranger qui s’intéresse à la Suisse et qui y trouve un emploi, se pose rapidement la question de savoir s’il est préférable de s’installer en Suisse ou d’habiter dans un pays limitrophe comme la France ou l’Allemagne – on parle alors du statut de frontalier, avec un permis G.

La question se pose également pour les frontaliers en activité qui, compte tenu des importants changements qui impactent les travailleurs frontaliers ces dernières années (assurance maladie, fiscalité, préférence nationale…), se demandent s’il n’est peut être pas intéressant de s’expatrier en Suisse.

Dans les deux cas, les enjeux sont parfois importants et les enjeux pas toujours connus des nouveaux arrivants, et les critères de choix parfois difficiles. Plusieurs questions se posent :

  • Quels sont les avantages à être résident en Suisse ?
  • Quels sont les avantages et inconvénients à être frontalier en Suisse ?
  • Vaut-il mieux vivre en Suisse ou en France quand on travaille en Suisse ?

Vous trouverez dans cet article toutes les réponses à ces questions, que nous aborderons sous l’angle des différentes thématiques, comme l’emploi, les salaires, le logement, la fiscalité ou encore les transports.

Emploi : pour travailler en Suisse, il vaut mieux être résident

Depuis quelques années, et notamment depuis la votation sur la limitation de l’immigration, les entreprises suisses se tournent plus volontiers vers les travailleurs locaux (ceux qui habitent en Suisse), qu’ils soient suisses ou étrangers. Les travailleurs frontaliers sont plus facilement écartés des processus de recrutement, en amont, et il est plus compliqué pour cette catégorie de travailleurs de trouver un emploi en Suisse. Et moins le métier est en tension et recherché, plus il est difficile pour un travailleur frontalier de trouver.

A profil équivalent, les recruteurs suisses sont près de 80% à recruter un profil local, selon une étude récente. Cette tendance a préférer les travailleurs locaux touche également de plus en plus les travailleurs qualifiés : certains professionnels RH, au stade de l’entretien, annoncent que pour travailler dans leur entreprise, il faudra être résident. Cette pratique autrefois prisée des établissements bancaires suisses, tend à s’étendre à d’autres secteurs.

Autre phénomène à mentionner : certaines entreprises ont clairement annoncé à leurs collaborateurs frontaliers qu’ils devaient s’installer en Suisse pour pouvoir continuer à travailler chez eux. Ces entreprise suisses sont rares, mais des cas existent, ce qui prouve qu’une forme de prise de conscience est faite dans certaines entreprises suisses : les locaux avant tout…

Enfin, si on prend le cas d’un couple qui trouve un emploi en Suisse depuis l’étranger, il est assez fréquent que l’un suive l’autre. Si celui qui suit souhaite travailler, il aura en général beaucoup plus d’opportunités d’emploi en Suisse qu’en France. Par ailleurs, si le conjoint qui suit souhaite lui aussi travailler en Suisse, il lui sera moins difficile de trouver un emploi en Suisse s’il est résident que s’il est frontalier. En effet, quand un couple s’installe en Suisse, le conjoint obtient le même type de permis de travail que celui qui est actif, ce qui n’est pas le cas quand on est frontalier.

L’avis de l’expert

Pour trouver un emploi en Suisse, il est aujourd’hui clairement plus simple d’être résident que frontalier. Des opportunités se ferment par le simple fait d’être frontalier, y compris dans les métiers qualifiés et en tension. Même si la tendance ne se généralise pas et que de nombreux frontaliers trouvent un emploi en Suisse chaque mois, il est préférable, dans une optique long terme, en tant que nouveau candidat en Suisse, d’accepter une installation dans le pays. Par ailleurs, si vous êtes frontalier en activité, il peut être intéressant de songer à une installation en Suisse, notamment en cas de perte d’emploi, car il vous sera moins difficile de retrouver un emploi en tant que résident.

Salaire et négociation salariale : clair avantage aux résidents

Les employeurs le savent bien : le coût de la vie d’un travailleur frontalier est sans comparaison avec celui d’un résident. En conséquence, bon nombre de sociétés vont, à poste égal, rémunérer moins bien un travailleur frontalier qu’un travailleur local (ce qui, dans un esprit d’équité salariale, n’est pas complètement insensé, encore faut-il être capable de mesurer justement cette différence de coût de la vie). En clair, à poste égal, le salaire d’un frontalier sera fréquemment moins élevé que celui d’un résident.

Sur le terrain, les pratiques sont très diverses : une PME et une multinationales n’auront pas les mêmes approches d’un point de vue de la rémunération, mais la qualification du travailleur va aussi rentrer en ligne de compte, car plus le métier sera recherché, moins l’employeur cherchera en général à baisser le salaire d’un salarié qu’il a eu du mal à recruter, fût-il frontalier.

Enfin, les plus touchés par cette différence salariale sont vraisemblablement les frontaliers ayant un emploi temporaire, la différence de salaire par rapport à un local étant parfois supérieure à 20%.

L’avis de l’expert

Il est probablement plus simple de négocier son salaire à la hausse quand on est résident. Le sujet de la différenciation du salaire frontalier VS résident est un thème qui revient souvent et qui pose problème aux patrons de PME suisses car si deux salariés font le même métier et ont le même profil, ils devraient en toute logique avoir des salaires équivalents. Sauf que l’un possède objectivement un pouvoir d’achat supérieur à l’autre, compte tenu du coût de la vie qui est plus élevé en Suisse que dans tous les pays limitrophes.

Quel que soit votre choix, n’oubliez pas un point important : c’est bien à l’entrée que se négocie le salaire. Une fois dans la société, l’évolution de salaire sera moindre, voire inexistante selon les sociétés. Dans tous les cas également, ne négligez pas le coût de la vie (en zone frontalière et en Suisse), et ne comparez surtout pas avec les salaires que vous aviez dans votre pays d’origine, mais regardez plutôt ce qui se pratique en Suisse. Enfin, il peut y avoir, pour un même métier, de très grandes différences de salaires selon que vous travaillez dans une multinationale ou un grand groupe, ou une PME.

Intégration en Suisse : net avantage aux résidents

5 ans : c’est le temps qu’il faut en moyenne pour comprendre la culture d’un pays, en vivant dans le pays au contact des « locaux ». La Suisse est un pays à part entière, dont la culture est très éloignée de celle qu’on a en France. Et dans la partie francophone, nombreux sont les étrangers francophones à tomber dans le piège qui consiste à croire que parce que la langue est la même, la culture est identique.

Un travailleur frontalier, par son mode de vie pendulaire et transfrontalier, passe à côté de l’essentiel de ce qui fait la culture suisse : la vie de tous les jours, les relations de voisinage, les amitiés, la verrée après le travail, la fondue moitié-moitié en station etc…

Il ne faut pas oublier qu’en Suisse on va raisonner principalement « local » dans le sens où vos interlocuteurs vont aussi vous juger sur votre implication locale : ici, le sens de la communauté est très développé, et la contribution de chacun est un facteur essentiel d’intégration. Par exemple, un résident étranger qui s’implique dans une association de sa commune aura beaucoup plus de chances de s’intégrer et d’être accepté qu’un travailleur frontalier étranger qui rentre chez lui tous les soirs. Ça paraît évident, mais il faut le dire…

L’avis de l’expert

Quand je suis arrivé en Suisse en 2001, j’avais le choix entre le statut de résident et celui de frontalier. J’ai choisi de résider dans le pays, et de ne pas côtoyer mes pairs étrangers mais plutôt d’aller vers les « locaux ». Cela m’a pris 4 ans avant d’être réellement accepté, et c’est probablement le temps qu’il m’a fallu pour commencer à comprendre la culture suisse. Cette compréhension a été déterminante pour mon intégration, et pour la suite de mon expérience professionnelle. En clair, si vous avez le choix, installez vous dans le pays et embrassez la culture locale, très peu connue des français et surtout emprunte de nombreux fantasmes. Ce que je lis encore aujourd’hui dans la presse française me montre à quel point les français ne connaissent pas leurs voisins helvètes.

Enfin, je suis encore sidéré de voir des frontaliers qui travaillent en Suisse depuis 5, 10 ou 15 ans et qui connaissent finalement très peu de choses sur le pays. Ce décalage, et cette absence d’intérêt pour la culture locale lié au statut est forcément un facteur qui renforce les tensions entre frontaliers et résidents.

Assurance maladie : avantage aux frontaliers

Que ce soit en Suisse ou en France, c’est LE sujet qu’il ne faut pas aborder : l’assurance maladie (couramment appelée LAMal, ou loi sur l’assurance maladie obligatoire), et surtout son coût. En Suisse, l’assurance maladie est à la charge intégrale du salarié, et individuelle.

Cela signifie concrètement qu’une famille de 4 personnes paiera 4 primes d’assurance maladie, avec certes des prix réduits pour les enfants, et des possibilités d’aides (subsides) pour les plus démunis, ce qui représente un budget significatif pour les ménages en Suisse. Globalement, les primes d’assurance maladie ne font qu’augmenter depuis que la LAMal existe, avec des différences entre les cantons et les classes d’âge, et ces augmentations sont parfois très élevées d’une année à l’autre.

Du côté de l’assurance maladie des frontaliers, les nouveaux venus ont le choix entre le système suisse (LAMal) et l’affiliation à la CMU frontaliers (CNTFS). La LAMal pour frontaliers fonctionne de la même manière que pour les résidents, avec quelques spécificités : il n’y a pas de franchise notamment, et il est impossible de souscrire une assurance complémentaire. En revanche, l’affiliation à la LAMal pour frontalier permet, moyennant quelques démarches, de s’affilier au régime général de la Sécurité sociale français. Difficile cependant de choisir entre les deux systèmes, tant ils sont différents, mais les critères sont globalement la taille de la famille, et l’état de santé des assurés. Finalement, ce choix procure aux frontaliers un avantage que les résidents en Suisse n’ont pas.

L’avis de l’expert

L’assurance maladie est un sujet très sensible, que vous soyez résident ou frontalier, et les choix que vous ferez peuvent avoir des conséquences importantes pour la suite. Ce thème peut notamment avoir un impact important sur la décision ou pas de s’installer en Suisse. A titre d’exemple, si vous souffrez d’une maladie chronique ou devez prendre un traitement coûteux à vie, le poste d’assurance maladie peut vous revenir très cher (même s’il existe des solutions). Mon conseil est donc de confier ces questions à un professionnel qui aura un avis objectif sur le sujet.

Allocations familiales : léger avantage aux résidents en Suisse pour les allocations de naissance

Les allocations familiales sont, en Suisse, déterminées par une loi fédérale pour l’ensemble de la population. Cette loi est ensuite complétée, s’ils le souhaitent, par les cantons qui peuvent ainsi améliorer les primes. Ainsi, les allocations familiales sont de 200 francs suisses par enfant selon la loi fédérale, et de 300 francs suisses dans le canton de Genève ou encore 230 francs suisses dans le canton de Berne.

Les frontaliers pour leur part bénéficient, dans la plupart des cas, de l’allocation différentielle : la Suisse verse ainsi la différence entre les prestations reçues dans le pays de résidence, et les prestations que le travailleur aurait eues s’il était résident en Suisse. Sur le plan strict de l’allocation par enfant, résidents et frontaliers ayant la même structure familiale touchent la même chose.

En revanche, certains cantons versent une allocation de naissance, qui va de 1000 à 3000 francs suisses par enfant selon les cantons et les situations familiales. Cette aide n’est pas versée aux travailleurs frontaliers.

L’avis de l’expert

Comparativement à certains pays limitrophes, et notamment la France, les allocations familiales sont plutôt généreuses. Mais si vous les remettez dans le contexte du coût de la vie, elles sont à un juste niveau… pour les résidents. Pour les frontaliers, elles sont plutôt intéressantes, mais attention : l’allocation différentielle suisse ne va pas tenir compte uniquement des allocations familiales touchées par enfant, mais de toutes les prestations offertes (comme par exemple les subventions pour garde d’enfant à domicile), ce qui va venir en déduction de ce que vous pourriez toucher.

Éducation : avantage aux résidents en Suisse

Nous ne parlerons dans la suite que de l’enseignement public des pays. Si on observe les différentes études menées sur le sujet de l’éducation dans les différents pays (étude PISA, WEF), et notamment le système éducatif en Suisse, il en ressort :

  • que d’un point de vue général, le système éducatif est a priori de meilleure qualité : selon l’indice de qualité de l’enseignement du World Economic Forum (WEF), la Suisse est en première position en 2018, et la France 26ème.
  • que sur le sujet des sciences, l’enseignement suisse semble être également de meilleure qualité. Ce résultat ressort de l’étude PISA (la France étant à peine au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE) et encore plus fortement de l’étude du WEF, qui positionne la Suisse en 3ème position sur l’enseignement des Mathématiques et des Sciences, la France étant pour sa part 21ème.
  • que d’un point de vue global, le pourcentage d’élèves très performants dans au moins un domaine d’évaluation (étude PISA) est de 22,2% pour la Suisse, et 18,4% pour la France. A l’inverse, le pourcentage d’élèves peu performants dans l’ensemble des 3 domaines (Sciences, compréhension de l’écrit et Mathématiques) est de 10,1% pour la Suisse et 14,8% pour la France

L’avis de l’expert

Il y a un sujet que je n’ai pas abordé ici : l’enseignement français en Suisse. Pour en avoir eu connaissance à travers mon réseau, celui-ci est de qualité et satisfait la plupart des parents. La comparaison ci-dessus ne prend en point de comparaison que les enseignements dans les pays respectifs, et tant l’enseignement en Suisse qu’en France semble connaître quelques difficultés, qui sont objectivement beaucoup plus importantes en France qu’en Suisse.

Impôts : net avantage aux résidents en Suisse

En Suisse, l’impôt sur le revenu est progressif dans la plupart des cantons : plus vous gagnez, plus le taux d’imposition augmente. C’est le même fonctionnement en France. Mais la comparaison s’arrête là, car les modes de calculs sont si différents qu’il semble  difficile d’effectuer une comparaison sans cas concrets (ce qui serait trop long ici). Voici cependant quelques règles à avoir en tête :

  • Quand en France, il existe un nombre très important de dispositifs fiscaux permettant de baisser son impôt sur le revenu (plusieurs centaines), ils sont en Suisse beaucoup plus restreints (mais pas pour autant moins efficaces).
  • Le gouvernement Hollande a fortement impacté le mode de calcul des impôts, de sorte qu’il soit plus défavorable aux personnes ayant des revenus confortables. Par exemple, l’impact du quotient familial a été réduit, voire anéanti, pour les foyers ayant un certain niveau de revenu.
  • En France, seuls 48% des foyers paient l’impôt sur le revenu. A titre de comparaison, dans le canton de Genève, un tiers des contribuables ne paient pas d’impôt, dans le canton de Vaud ils sont un quart, et 23% dans le canton du Jura. En clair, le paiement de l’impôt, et donc le financement du pays, et beaucoup plus justement réparti en Suisse qu’en France.
  • Certains impôts n’existent pas en Suisse, comme la taxe d’habitation en France, qui certes va disparaître en 2020, mais qui sera très probablement remplacée par une taxe destinée à financer les collectivités locales. Les spécialistes s’attentent notamment à ce que les ménages les plus aisés et les entreprises soient mis à contribution.
  • Si on prend le cas des frontaliers, leurs revenus sont fiscalisés en France dans certains cantons (Vaud, Valais, Jura, Neuchâtel par exemple…), alors qu’ils sont fiscalisés en Suisse dans d’autres cantons (Genève et Zürich notamment). Dans ce cas, leurs revenus suisses sont pris en compte dans l’assiette de calcul du montant global d’impôt du foyer à payer en France (ce qui a en général pour effet d’augmenter le taux d’imposition du foyer) mais il est appliqué uniquement sur les revenus du travail de source française (il n’y a pas de double imposition sur les revenus perçus en Suisse).

L’avis de l’expert

Dans l’esprit collectif, et notamment de ceux qui ne connaissent pas la Suisse ou qui lisent et écoutent les mauvais media :-), la Suisse est un pays où on ne paye pas beaucoup d’impôt. C’est, pour les particuliers, plutôt faux, et avec la fin de régimes spéciaux des entreprises étrangères en Suisse, ce sera probablement également le cas pour les personnes morales (sociétés).

Pour revenir sur le sujet des frontaliers, je pense que compte tenu de l’état des finances publiques françaises, il est plus que certain que la pression fiscale (qu’elle soit directe ou indirecte) ne fera qu’augmenter dans les années à venir, le pays n’ayant clairement pas engagé d’actions profondes de limitation des coûts de la dépense publique. A l’inverse, la Suisse, pays peu endetté, possède une marge de manœuvre sur le dossier fiscal que la France n’a pas.

Facilité de se loger : moins compliqué en France, mais peut-être plus pour très longtemps

Le logement est le principal poste de coût des ménages en Suisse.
Les prix du logement, tant à la location qu’à l’achat sont objectivement plus élevés en moyenne en Suisse qu’en France, et particulièrement en périphérie des grandes villes et dans l’arc lémanique.

Le taux de logements vacants varie de 0,44% (Zug) à 2,98% (Soleure, chiffres 2018). Pour mémoire, dans le canton de Genève, canton pénurique en termes de logements, ce taux est de 0,53%.
Plus le taux de vacance (rapport entre le nombre de logements disponibles et le nombre total de logement) est bas, plus la tension est importante sur les prix. Attention, car dans un même canton, des différences importantes de taux de vacance existent selon les communes.

Par exemple, dans le canton de Vaud où le taux de vacances est de 1,08%, certaines communes ont un taux de vacance de plus de 3, voire 4% ! Aussi, en s’éloignant des centres urbains et des zones très prisées (bord de lac…), il est possible de trouver des logements à la location ou la vente avec des prix très abordables, et en tous les cas comparables à ceux qu’on trouve en France en zone frontalière, où la tension est également très vive, avec des prix parfois très élevés.

Concrètement, les taux de vacances en Suisse sont encore trop bas pour voir une baisse des prix se généraliser, mais la construction d’un nombre important de logements, dans des zones habituellement peu pourvues, comme le canton de Zürich ou de Genève, vont probablement avoir un effet de baisse sur les prix. A titre d’exemple, d’importants projets immobiliers dans les cantons de Genève et Vaud entre 2021 et 2030 devraient permettre d’augmenter le nombre de logements dans ces zones de 2’500 environ.

Côté français, trouver un logement en zone frontalière reste également difficile, avec des prix parfois totalement injustifiés. S’ajoute à cela des décisions de certains bailleurs de réserver certains logement à des personnes ne travaillant pas en Suisse, et vous obtiendrez également une très forte tension sur le logement pour les frontaliers.

L’avis de l’expert

Cela fait plusieurs semaines que des lecteurs me fournissent des informations sur le logement en Suisse, qui s’améliore. Si on n’y est pas encore, il est certain que l’augmentation du nombre de  logements aura un impact sur les prix (en 2017, une baisse du prix des logements de l’Arc lémanique de 4% a été observée), mais cela risque de prendre encore un peu de temps pour que les loyers et prix de l’immobilier soient « abordables ». Toutefois, et il est important de le noter, le prix élevé des logements n’est pas généralisé sur toute la Suisse mais concerne au contraires quelques régions et zones bien identifiées.

Chômage : net avantage aux résidents

Les étrangers qui résident en Suisse bénéficient des prestations chômage en Suisse. Ces prestations sont versées tant que les droits du bénéficiaire sont ouverts. La durée de versement dépend de la durée de travail, et le montant est calculé sur la base des 6 derniers salaires de cotisation (ou les 12 s’ils sont plus avantageux pour l’assuré). En Suisse, les prestations chômage sont calculées sur la base de ce qu’on appelle le gain assuré, qui est au maximum de 148 200 francs suisses par an.

L’indemnité chômage représente au final 70% du gain assuré, avec un maximum de 12 350 francs suisses par mois (gain assuré). Dans certains cas, il est possible de toucher 80% du gain assuré : les personnes ayant des enfants de moins de 25 ans à charge notamment. La durée de l’indemnisation est de 24 mois au maximum.

Concrètement, une personne qui habite en Suisse touchera donc au maximum 80% x 12350 = 9 880 francs suisses bruts.
Il existe bien évidemment de nombreux cas spécifiques que nous n’abordons pas ici pour des raisons de simplification, ces cas et situations donnant droit à des prestations différentes.

Quand on est frontalier, c’est le pays de résidence qui prévaut pour la prise en charge de l’assurance chômage (cette règle est susceptible d’évoluer dans le temps, mais dans l’immédiat c’est encore la France qui prend en charge les frontaliers français pour leurs prestations chômage).

En France, la durée maximum est de 24 mois, 36 pour les seniors. L’indemnité chômage est calculée sur la base des 12 derniers mois de salaire, avec une allocation qui est au maximum un peu plus de 248 euros bruts par jour, versée sur la base du nombre de jours dans le mois. Par exemple, un travailleur frontalier ayant des enfants bénéficiant de l’indemnité maximale touchera donc, pour un mois de 31 jours : 8248 x 31 =7 688 = EUR bruts (si on prend le taux de change EUR CHF du moment cela représente 8 651 francs suisses bruts).

L’avis de l’expert

Le chômage, c’est le dossier explosif de ces prochaines années pour les frontaliers, et probablement ce qui motive les entreprises suisses à recruter plus volontiers des locaux. Je m’explique : le règlement communautaire envisage que l’assurance chômage soit prise en charge dans le futur par les pays qui recrutent les frontaliers. En clair, la Suisse devrait prendre en charge le chômage de plus de 250 000 frontaliers, ce qui lui coûterait une fortune d’une part (n’oublions pas que la Suisse profite des prélèvements sociaux des frontaliers et que ce sont les autres pays qui financent le chômage), et d’autre part ce qui aurait pour conséquence d’impacter ses chiffres du chômage (n’oublions pas aujourd’hui que la Suisse « exporte » une partie de son chômage car quand une entreprise licencie un frontalier, celui-ci rentre dans les statistiques de son pays de résidence, et pas en Suisse). Dans cette perspective, il est probable que les entreprises, par solidarité nationale, anticipent et limitent le nombre de frontaliers.

Transport : avantage aux résidents

Il n’est un secret pour personne que les travailleurs frontaliers ont des trajets réguliers et parfois importants en durée et distances pour se rendre sur leur lieux de travail en Suisse.
Ces trajets professionnels sont à la fois des postes de coûts supplémentaires pour les frontaliers, et représentent un temps de trajet parfois non négligeable qui influe sur le confort et la qualité de vie des travailleurs frontaliers. Ces transports peuvent se faire en voiture, en train, plus rarement en car ou bus.

Du côté des résidents, il existe un certain nombre de personnes qui habitent loin de leur lieux de travail, et parfois même dans un autre canton (les pendulaires). Si la proportion de résidents dans ce cas augmente, ces personnes ont dans tous les cas des trajets beaucoup plus courts que les frontaliers.

L’avis de l’expert

Le transport est un sujet important souvent négligé par les personnes concernées. En plus de coûter cher (et cela coûtera de plus en plus cher compte tenu des dispositions environnementales), un transport quotidien d’un frontalier en voiture ou transport en commun influe sur sa santé. Résider dans le pays, c’est mettre fin à ce qui peut parfois être qualifié de source de stress et de fatigue.

Conclusion : alors, qui a gagné le combat ?

Le choix n’est évidemment pas simple, sinon le post ne serait pas aussi fourni. Il y a des sensibilités, des envies, et j’espère que cet article mettra sous vos yeux un certain nombre de réalités et de faits concrets qui vous aideront à décider. A titre personnel, je préfère 1000 fois la situation de résident en Suisse que celle de frontalier (j’ai connu les 2 statuts et notamment vécu en Suisse un peu moins de 9 ans).

En effet, le fait d’être frontalier me donne le sentiment de vivre une vie parallèle, avec une certaine forme de déconnexion du pays où je travaille. Difficile en effet de « sentir » un pays, ce que les gens ressentent, quand on n’y habite pas. Mais ce n’est que mon point de vue et le vôtre m’intéresse beaucoup.

Rubrique

David Talerman

Spécialiste de l'expatriation et de l'emploi en Suisse, je suis l'auteur du livre Travailler et Vivre en Suisse. Je partage mon temps entre Travailler-en-Suisse.ch et b-Sharpe.com, pour qui je gère le Digital. Suivez-moi sur LinkedIn, Facebook, @Expatwire. Suivez notre actualité grâce à notre newsletter.

114 réflexions sur “Frontalier ou résident en Suisse : quels sont les avantages et les inconvénients ?”

  1. Merci pour cet article complet. Bien que n’ayant travaille a Geneve que temporairement, j’aimerais beaucoup m’etablir en Suisse. Est-ce qu’il existe un « comparatif » entre villes/cantons? Je ne connais que Geneve et un tout petit peu Zurich. J’aimerais connaitre les autres villes…

    Quand est-il des formalites pour obtenir la residence suisse?

    Est-ce que vous auriez des pointeurs quant a la creation de societe en Suisse?

    Merci encore.

    1. Bonjour Fred,
      Quel comparatif souhaiteriez-vous ? Sur quels critères voulez-vous comparer les villes suisses ? Pour la création de société, je peux vous mettre en relation avec quelques personnes intéressantes 🙂

      1. Bonjour je viens de vous lire et je trouve très important et clair moi suis un grutiers je veux m’instalé en suisse pour de bon je réside en France je travail dans le btp gros oeuvre merci pour tes conseils javais peur comment faire pour la demande de logement

    2. Bonjour

      Un point important à considerer, si vous vous installez en Suisse avec un permis B et que vous perdez votre emploi , il est possible qu’on vous retire le permis B…Epée de Damoclès stressante.
      Je ne sais si on peut rester longtemps au chômage…avec le simple permis B?

      Les soins…surtout dentiste, pas facile. On évite de tomber malade…
      Les Suisses me conseillent d’aller se faire soigner en France, je demandais Conseil pour un cabinet médical…

      D’ailleurs ils font souvent leurs courses en Allemagne ou en France…

      La vie est chère et pour les aides, il faut d’abord utiliser au max ses économies.
      On peut vivre et se sentir étranger, même en participant à des activités extra scolaires. Je vis dans un village et ne parle à personne. Sauf le petit bonjour Courtois. Le cadre est agréable tranquille mais un peu fermé. C’est le Jura.
      Pas de grève, pas de retard de train, c’est propre. On vous surveille d’ailleurs
      Pour élever des enfants c est bien.
      D’autres familles se sont installées, parfois des Suisses d’autres cantons, et se sont sentis exclus de la vie du village même après quelques années. Il faut en avoir conscience. Une grande ville plus cosmopolitaine si vous ne supportez pas la solitude. Je ne pense pas qu’ils apprécient toujours les étrangers, et considèrent souvent les français comme arrogants etc…

      Ils sont courtois mais très distants. Bien sûr il y a des gens sympas…comme partout…mais OÙ??

      Cordialement

      1. Bonjour Emy,
        Merci pour ce témoignage. Effectivement, nous conseillons souvent aux nouveaux arrivants étrangers de s’installer de préférences en zone urbaine, parfois plus propice à l’échange car plus cosmopolite.

  2. Bonjour David,
    Super article très bien fourni mais pourrais tu aller plus en détails pour les frontaliers hebdomadaires qui eux vivent en Suisse dans la semaine ? C’est mon cas et mon canton étant Zug, je paye l’impot de mon salaire en Suisse mais ai opté pour le système d’assurance maladie français…
    La vraie raison de mon changement de statut de résidente vers frontalière a été ‘acquisition d’un appartement en France que je loue. Difficile de trouver des renseignements quand au choix à faire mais par soucis de « simplification », j’ai revu mon statut.
    Bonne ou mauvaise chose, encore trop tot pour me prononcer mais sur le long terme en effet, je pense le statut de résident à préférer.
    Si tu peux encore analyser la situation des frontaliers hebdomadaires – qui sont je pense les plus concernés par la question – ce serait super mais dans tous les cas MERCI pour cette analyse!
    Joanna

    1. Bonjour Joanna,
      Effectivement, pour les frontaliers semainiers ou hebdomadaires, c’est assez différent. Je vais compléter dans les jours qui viennent. Dans tous les cas, sur le plan fiscal, l’impôt est dans ce cas payé en Suisse. Merci !

      1. Bonjour

        Merci pour ce super article.
        Je me demandais si vous aviez pu approfondir concernant le cas des frontaliers hebdomadaires. Je n’ai pas trouvé plus d’infos à propos de ce sujet sur le site.
        Merci !
        Suzy

          1. Bonjour David,

            Merci pour votre retour.
            Je suis actuellement frontalière mais pour des raisons de transports je déménage en Suisse en Octobre. Je suis originaire d’Alsace et je compte rentrer tous les week ends chez mes parents.

            Je souhaiterai pouvoir garder mon statut de frontalière à la Lamal afin de pouvoir continuer à me faire soigner en France chez mon médecin traitant et spécialistes qui me suivent depuis longtemps.

            Est-ce possible de déclarer le domicile de mes parents comme étant ma résidence principale et fiscale et mon appartement suisse comme étant ma résidence secondaire ? Si oui, quelles sont les démarches/papiers pour en justifier au près des autorités Suisses et Françaises ?

            Si je comprends bien, j’aurai un permis frontalier mais je paierai mes impôts en Suisse car je travaille dans le canton de Zug et mon appartement suisse se trouve dans le canton Argovie, et je garderai mon contrat frontalier à la Lamal.

            Que me conseillez-vous dans cette situation ? Sinon j’ai pensé également à l’option lamal + CFE.

            Merci d’avance pour votre retour.

            Cordialement
            Suzy

          2. Bonjour Suzy,
            En tant que frontalière, vous pouvez demander à être « frontalier hebdomadaire ».
            Cela signifie que vous pourrez dormir en Suisse la semaine, et devrez rentrer en Alsace le week-end.
            Sur le plan des assurances sociales, cela ne change rien. La seule chose qui change, ce sont les impôts : vous les paierez désormais en Suisse.
            La difficulté dans votre cas, c’est de trouver un logement : avec ce statut, ce n’est pas toujours simple, mais rien d’impossible.

  3. bon soir
    j’ai apprécier vos recommandations effectivement je cherche a me loger a un prix abordable en susse ou a la frontière, je suis pénaliser par ce que je n’est pas les moyens financier pour me loger a cause des prix pour enfin chercher un travail de gardien ou correspondant de propriétés de biens immobilier ou d’immeubles d’habitation.
    cordialement.

  4. Je rajouterai quand même un aspect assez spécifique : les prestations sociales. Vous parlez d’assurance maladie et de possibilités de subsides, etc. Cependant, j’aurais mis un bémol pour les expatriés.C’est à dire, qu’à moins d’avoir un permis C, le fait de perdre son boulot, de dépasser le délai chômage et de ne pas retrouver un boulot, peut faire perdre son permis d’établissement. (Du moins, les agences d’assurances sociales (sur VD, en tout cas) sensibilisnt à cette question.) Donc cela veut dire une fois le chômage passé, dans la théorie, le droit au social pourrait avoir un impact sur le permis et donc il serait possible que l’autorité annule le permis detablissement. (Le subside LAMal fonctionne sur le même principe.) Ce point est relativement important, car il soulève qu’il faut pour venir vivre en Suisse un salaire qui permettede s’assumer financièrement, sans avoir besoin demander de prestations sociales. (chômage, exceptés). Les allocations familiales ne sont pas concernées. Après il faut voir comment la loi est appliquée et comme cela dépend d’un canton à l’autre,
    il vaut mieux aussi y être au fait. Je releverais un autre point, c’est que souvent le permis (L par exemple), il peut être compliqué de faire un leasing ou des prêts bancaires. C’est peut être con, mais cela signifie qu’il faut etre au clair que certains permis peuvent aussi etre restrictif sur certains droits.
    L’article est cependant très intéressant.

  5. Bonjour, je suis frontalière car mon mari travaille en France tous nous n’avons du coup pas les moyens de vivre à 4 à Genève . Je voulais réagir sur l’assurance maladie frontalier. J’ai opté pour lamal et ai une franchise et une complémentaire et depuis l’année dernière ma prime baisse et baisse encore en 2018!
    Un grand merci pour tous vos précieux conseils

  6. Bonjour, Je suis frontalière dans la zone de Bâle (Zone Allemande, donc) essentiellement pour mes enfants:
    – école francophone avec cantine (!)
    – activités extra scolaires plus variées et moins cheres
    – sécurité sociale
    – logement plus grand à moindre cout

    Mais lorsqu’ils seront independants, je pense vivre en plein centre de Bâle!

  7. Bonjour,
    Pour le cas d’une résidence en Suisse, vous avez oublié de mentionner l’impôt cantonal automobile, qui augmente selon la cylindrée du véhicule et est plus ou moins cher selon le canton suisse où vous résidez.
    Cet impôt, qui n’existe pas en France, peut aller de CHF 160 à 500.

  8. Monsieur Telerman,
    Merci pour ces informations très utiles.
    J’aimerais savoir que pensez-vous sur le sujet des contractés locaux des ambassades en Suisse. Je travaille dans une ambassade dans cette condition et la Suisse nous oblige à payer tous comme n’importe qui. Cependant les ambassades ne paient pas les 2 pilier et font ceux qu’elle veulent sens réaction de la part de la Suisse! Selon la Suisse, les ambassades appliquent la Convention de Vienne (Donc, La convention de l’esclavage pour les locaux)!!!!
    Ma question: Pour une personne dans cette situation…il ne serait plus avantageux d’habiter en France?
    AT. J’ai un permis de séjour suisse et je suis européen.

    Merci

  9. Bonjour,
    ne manque-t-il pas des points de comparaison très simples comme : le coût de la vie, tout simplement?
    En Suisse, à Bâle, une crèche coûtera 2500CHF par mois, contre 500-600€…à Paris (désolé, je n’ai pas le chiffre près de la frontière). Faire ses courses revient également plus cher, à part si vous êtes résident Suisse mais « frontalier des courses ».

    1. Concernant le coût de la crèche ce montant varie énormément d’un canton/ville a l’autre et c’est en fonction des revenus. Par exemple, a Lausanne dans la crèche publique on paye 420 CHF/mois pour un 70%. Après c’est vrai que l’on a pas de très gros revenus mais tout dépend de la ville/canton ou tu résides et de tes revenus.

      Moi j’ai été frontalier 3 ans puis maintenant résident a Lausanne depuis quelles années et vraiment on voit que du positif a être résident. Aussi, si tu prends en compte les frais de transport du frontalier, la taxe d’habitation, le fait que l’on paye un peu moins d’impôts en Suisse…. la différence globale de coût de la vie entre la frontière et en Suisse est assez négligeable en fait.

  10. Bonjour,

    Petite remarque concernant l’assurance santé pour les frontaliers. Les frontaliers souscrivant a la LAMal ont le choix entre 2 acteurs : Groupe Mutuel et Helsana.. Le montant des cotisations est fixe (indépendant du salaire contrairement à CNTFS qui est basé sur le revenu fiscale de référence). Chaque membre de la famille paie une cotisation, comme vous le précisé.
    De plus, il y a bien une franchise pour les frontaliers et il est également possible de souscrire à une assurance complémentaire incluant différents niveaux de prise en charge en France et en Suisse, comme pour une assurance complémentaire française classique.

  11. Bonjour, je ne suis pas surpris qu’encore un fois ce qui dirige la pensée de mes compatriotes français est l’argent. Je suis franco-suisse et il est évident que les français se font toute suite remarquer par ce biais: ils parlent toujours d’argent. « Tu gagnes combien toi ? » « C’est rentable de vivre en Suisse ? » « Tu paies combien de loyer » « Rah la CMU, LAMAL… je ne sais pas quoi choisir, laquelle est la moins couteuse » .
    Cette question est centrale mais ne doit pas être une obsession. Nous ne la ressentons pas ça chez d’autres expatriés (Italien, Portugais, Canadiens, Turcs…) et cela contribue vraiment à ternir l’image des français. Vivre dans un pays ne devrait pas être le résultat d’une interrogation monétaire. En résumé, les questions sociales, l’intégration, la complétude d’une vie devraient être aussi abordées. Beaucoup de famille française sont installées en suisse avec enfants, chien, appartement. Elles ont laissé de côté l’aspect monétaire pour choisir la vie, les liens sociaux, le confort (nous ne pouvons-nous empêcher de plaindre ses frontaliers qui passent leur vie dans la voiture. Pendant qu’ils roulent, nous sommes à l’escalade, avec nos enfants ou dehors à prendre un verre avec nos amis), le plaisir de connaître une autre culture, l’aventure de l’intégration.

    1. Mickael,
      Pour le coup il me semble que l’article reprend bien plus de critères que l’argent. Et pour être tout à fait concret, l’argent est un élément important de la vie de tous les jours, on ne peut pas l’écarter. Me concernant, je suis persuadé qu’un projet professionnel basé sur l’argent uniquement ne pourra pas fonctionner ni aller très loin, que ce soit en Suisse, en France ou en Allemagne.
      De manière très schématique, chaque individu est sensible à 3 critères quand il s’agit de changer de poste : l’intérêt du job, l’endroit, et la rémunération. Ensuite, certains sont sensibles à ces critères de manière différente (et c’est d’ailleurs un travail de recruteur que de savoir par quels critères un candidat est motivé !).
      Pour finir, je ne crois pas que l’image des français soit emprunte de cet attrait pour l’argent, en tous les cas pas plus que les autres nationalités. Je pense que c’est plus une question d’individu que de nationalité.

  12. Bonjour,

    domage q’une fois encore le sujet de l’argent qui, contribue à ternir l’image des Français, soit encore et tourjours la pierre angulaire des choix de vie. La question devrait être élargie à la culture, au partage, à la découverte d’une autre manière de vivre, au confort et puis aux questions environemmentales avec l’essence et tous les rejets de ses milliers de voitures qui passent la frontière chaque jour. Pourquoi est-ce que tout tourne toujours autour de l’argent chez nos Frontaliers. Pensez-vous qu’un suisse ou un résident vive moins bien que vous ? Après observation, je dirais plutôt l’inverse. Plus de liens sociaux, plus de temps avec ses enfants, moins de temps sur la route, plus pour le sport et autres activités culturelles.

      1. je pense tout simplement que la personne du post fait référence au commentaires précédent de frontaliers qui parlent que ça leur coûterait plus chère d’être résident. Ils n’ont que se mot là a la bouche. Souvent ces personnes font mal leur calcul et s’apercevront qu’il n’ai pas forcement plus chère de vivre en Suisse car un résident économiseras sur certain postes : taxe d’habitation, eau, impôts, frais de transports, cette personne aura aussi surement un salaire un peu plus élevé qu’un frontalier. J’ai constaté que souvent les frontaliers ne pensent pas a tout ça.

        Aussi, il y a tellement d’ordre avantages a être résident, intégration évite de perdre plus d’une heure/jours dans les transports, être prioritaire pour un emploi meilleur système éducatif pour les enfants…… Ceci n’a pour moi pas de prix.

        1. Oui, c’est exactement ça. Relisons les commentaires. La majorité m’est en exergue ce point. L’article est top. Rien à dire. Je souhaite simplement aller plus loin dans le débat afin de sensibiliser les Français. Pourquoi se poser cette question ? N’est-il pas plus logique de vivre là où on travaille ? Sur le canton de Vaud, la première raison invoquée par les Français pour le choix du lieu de résidence est : l’argent. Ceci est symptomatique. Vouloir embrasser uniquement l’argent d’un pays sans s’intéresser à sa culture est dommage. Ainsi, il y a le sentiment « d’opportunisme » que font ressentir les frontaliers. C’est trop facile de vouloir avoir un job dans un pays, d’habiter dans un autre parce que nous ne sommes pas prêts à assimiler sa culture et de profiter des avantages français. Il y a un acte sanctionné par la loi qui fonctionne de la même manière: la fraude fiscale. J’implante ma compagnie dans un pays pour payer moins d’impôt mais j’enregistre mes comptes dans un second et je fais fabriquer le tout en chine. Et bien ici c’est la même chose pour les Frontalier. La question ne devrait même pas être posée ou alors autrement : Résident Suisse ou Résident Français, quels sont les avantages et les inconvénients entre vire et travailler en Suisse et vire et travailler en France ?

          1. N est- il pas plus logique de travailler ou l on souhaite travailler et de vivre ou l on souhaite vivre?…
            Quand la suisse parle de fraude fiscale…j ai souvent envie de sourire.

  13. Bonjour,
    Merci pour cet article intéressant.
    La comparaison de l’assurance maladie n’est pas qu’une question de coût. Les prestations sont plus larges en France qu’en Suisse (pour les remboursements de soins dentaires après 50 ans, ou la prise en charge de lunettes notamment). Le prix des médicaments est parfois beaucoup moins cher (e.g. homéopathie), ce qui réduit d’autant la part payable par l’assuré.
    Tous les résidents ne sont pas logés à la même enseigne: la nature du permis d’un résident impacte sur la précarité de ses droits, comme il a été dit dans des commentaires précédents.
    Qu’en est-il pour un résident propriétaire de son logement en Suisse, qui se trouverait en fin de droit de chômage et dont le permis C arriverait à son terme ? S’il est sans travail et que son compte en banque est insuffisamment rempli, pourrait-il perdre son permis C au profit d’un permis B par ex. ? Et s’il ne retrouve pas de travail pendant la durée de son permis B, pourrait-il perdre pour de bon son droit de résidence ? Son domicile étant en Suisse, comment pourrait-il alors continuer à y loger ?

    1. Bonjour Grigor,
      Vous abordez des sujets intéressants (permis C propriétaire en fin de droit). Sincèrement, je ne sais pas vous répondre, je dois creuser. Pour l’assurance maladie, c’est exact, la couverture est importante, mais les différences tellement importantes qu’il est difficile de comparer en si peu de place. Globalement, tout ce qui est « dentaire » et « optique » est pratiquement pas pris en charge en Suisse, contrairement à la Sécurité sociale, pour autant que vous ayez une bonne mutuelle ou assurance complémentaire. Je prépare un post de fond sur le sujet 🙂

  14. Bonjour,

    Merci pour cet article. J’apporterai quelques précisions relatives à mon expérience. Je suis frontalier permis G depuis 11 mois et concernant la prime de naissance, je l’ai touché de la part de la caisse d’allocation suisse, le rattachement à la CAF suisse ou française étant dépendant de la situation professionelle du conjoint (activité lucrative ou non). Pour ce qui est de la sécurité sociale, ayant été résident suisse le premier mois lors de mon arrivée, j’ai pu souscrire une complémentaire santé que j’ai pu conserver une fois devenu frontalier. Mais contrairement à ce qui est dit dans le commentaire précédent, Helsana m’avait dit qu’en tant que frontalier sauf mon cas, on ne pouvait pas souscrire ensuite à une complémentaire. Et effectivement, il y a bien une franchise mais elle passe à 300CHF en devenant frontalier contre 2500CHF si résident (cotisation indexée sur la franchise choisie, j’avais choisi la plus grosse franchise pour avoir une prime plus faible)

  15. Bonjour à tous,
    j’étais médecin salarié résident depuis 3 ans en Suisse lorsque j’ai présenté un problème de santé soudain.
    Compte tenu de la prise en charge des soins, j’ai préféré revenir en France sans attendre le prochain incident.
    Par contre, il est important de s’expatrier « totalement ».
    En effet, si votre « foyer fiscal » perçoit des revenus en France (allocations diverses du conjoint, revenus locatifs) les impôts français tiennent comptent de votre base de revenu totale (y compris les Suisses) pour déterminer la tranche d’imposition à appliquer à vos ressources françaises s’il y en a. Cela peut vite faire la différence avec le gain estimé pour travailler à l’étranger. Une solution possible est les passage des bien en SCI (impôts sur les sociétés)

  16. Bonjour
    Merci pour cet article qui résume vraiment bien la situation. Il me semble qu’un des critères importants concernant l’assurance maladie est aussi la disponibilité et les équipements des professionnels de santé côté français. Ayant été d’abord résidente en suisse puis frontalière, j’ai conservé ma Lamal qui est certes bien plus chère mais qui me permet d’ avoir un rendez vous chez le pédiatre dans la journée et de voir rapidement médecins et spécialistes quand cela est nécessaire. Quand je vois mes collègues frontaliers affiliés à la cmu attendre 8 mois pour un rendez-vous de spécialiste , un scanner, ou simplement être obligés d’aller aux urgences à chaque problème car ils ne trouvent pas de généraliste, je regrette rarement mon choix. .

  17. J’ai été frontalière pendant 2.5 ans et depuis 3 ans je suis résidente a Nyon. Notre petite famille se plait beaucoup en Suisse. Je partage les points de vus de M. Tallerman. Je trouve que l’on a beaucoua gagné en qualité de vie en s’intallant en Suisse.

    1. Je suis complètement d’accord avec vous. Au delà des aspects financiers, la vie en Suisse est vraiment agréable. Quand on bosse en plus dans l’administration cantonale (pour ma part), on se sent de suite plus intégré.

  18. Deux points me semblent avoir été oubliés ou traités partiellement dans l’article:

    1) L’accession à la propriété : Acquérir une maison en France demeure encore bien plus facile que dans certains cantons comme Genève. Que ce soit au niveau du prix de l’immobilier ou en ce qui concerne les conditions d’octroi des hypothèques (En Suisse vous devez apporter 20% du prix d’achat en fonds propres et bien des banques n’acceptent plus une utilisation du 2me pilier pour atteindre ces 20%). Net avantage à la France.

    2) Les difficultés liées au droit d’option au niveau de l’assurance-maladie, en cas de changement de statut professionnel. J’en ai fait l’expérience, en voulant exercer un droit d’option après avoir obtenu un statut d’indépendant en Suisse. La CNTFS a voulu prendre comme date le début fiscal de mon activité pour calculer les 3 mois durant lesquels l’on pouvait exercer le droit d’option et non l’acceptation officielle de mon statut d’indépendant par l’AVS suisse (il faut en effet avoir plusieurs clients pour obtenir cette reconnaissance). Je suis encore en litige avec eux à ce propos (d’ailleurs, si vous connaissez un spécialiste de la question, je suis intéressé).

  19. A noter que 360’000 français travaillent en Suisse (en comptant les binationaux) dont 240’000 résident en Suisse et 120’000 sont frontaliers. Ca veut dire que 2/3 des Français préfèrent resider en Suisse.
    Au CHUV il y a 5% de frontalier, la très grande majorité des mes collègues d’infirmières sont resident. On vit très bien en Suisse avec un salaire Suisse. J’ai dû mal a comprendre que certaines personnes a Lausanne soit frontalier et s’embete dans les bouchons pour au bout du compte pas gagner grand chose financièrement. Préfère de loin être residente.

  20. Dans l’entreprise où je travaille a Gland on dénombre beaucoup de Français, la plupart résident sur la côte. On retrouve quand même quelques frontaliers, dans mon service on les surnomme les « gripsou », ce sont des Français qui viennent travailler en Suisse juste pour l’argent, ne veulent pas dépenser le moindre centime en Suisse (emmène les tupperwares pour le lunch car la cafétéria de l’entreprise est trop chère pour eux, ne participent pas aux sorties entre collègues car trop chères et veulent rentrer en France….). Il y a un vrai fossé entre les Français résidents qui veulent s’intégrer dans ce beau pays et les Français frontaliers qui ne sont là que pour la que l’argent. On a la même nationalité mais on se comprend pas.

  21. Bonjour , merci pour cet article … je suis médecin et j ‘ai été démarché dernièrement pour prendre du service en SUISSE , en libéral … je me pose des questions quand à la pertinence d’une telle opportunité sachant que la démographie médicale en SUISSE est également en baisse .

  22. Bonjour David,
    merci pour toutes ces précisions.
    J’ai 55 ans, frontalier depuis 10 ans et je me rapproche tout doucement de la retraite.
    Si j’arrive à conserver mon emploi dans l’IT ces prochaines années (passé 50 ans ça se complique même sur suisse) j’aurai fait 1/3 de ma carrière en suisse (les 2/3 restant en France bien-sûr).
    J’entends beaucoup de chose sur la retraite à propos des frontaliers, notamment sur le fait de ne pas atteindre un taux plein dans les 2 systèmes ne nous permétrait pas d’obtenir une retraite convenable.
    Je pensais que des accords bilatéraux existaient dans ce domaine, auriez-vous des infos pertinentes sur ce gros sujet qu’est la retraite ?
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Christophe.

  23. Bonjour,

    Merci beaucoup pour votre article très complet qui, en effet, m’a permis de découvrir de nombreux aspects que j’ignorais mais que j’aimerai commenter sur deux aspects.
    Si l’éducation en Suisse, d’un point de vue général, n’a plus a démontré sa qualité, son coût en revanche est extrêmement élevé, sans commune mesure avec la France où l’enseignement public est gratuit jusqu’au lycée et relativement faible à l’université. Financer les études supérieures de deux enfants en Suisse nécessite un investissement bien plus élevé qu’en France, toute proportion gardée.
    Habitant dans le Pays de Gex et travaillant sur Vaud, le coût des logements à l’achat est également sans commune mesure en Suisse. A titre de comparaison (très grossière, je l’admets), la maison que j’ai acheté sur Gex aurait couté au minimum 2,5 fois plus cher sur Vaud pour des prestations similaires. D’autre part, il est beaucoup plus difficile d’obtenir des prêts immobiliers en Suisse par rapport à la France. Le niveau de l’apport demandé, par exemple, ainsi que les garanties sont très souvent prohibitifs pour nombre de ménage.
    Tous ces coûts sont à mettre en balance par rapport au salaire Suisse, certes plus élevé qu’en France, ce qui fait qu’au final, le calcul (purement financier) est moins évident que ce que l’article laisserait à penser. Ce qui n’enlève rien à la très bonne qualité de celui-ci.
    Très cordialement,

    1. Bonjour Philippe,
      Merci pour votre message ! Jusqu’à l’équivalent du Lycée, dans le public, l’enseignement est gratuit en Suisse. Pour les universités (qui sont publiques), cela dépend vraiment du canton, où les prix varient d’une université à l’autre, et parfois également selon votre nationalité. Par exemple, l’université dans le canton du Tessin est 2 fois plus chère pour les étrangers que pour les Suisses. En revanche, dans des cantons comme Genève ou Vaud, les taxes d’études sont de l’ordre de 500 ou 600 CHF par semestre (voir ici les frais de scolarité de l’UNIL), ce qui est raisonnable. En revanche, c’est tout ce qu’il y a côté qui coûte cher, notamment si votre enfant doit avoir son logement, qu’il doit se nourrir etc… Là oui, le coût est très élevé.
      Concernant les prêts immobiliers, vous avez probablement raison si on regarde le taux de propriétaires en Suisse et en France. Mais la philosophie de l’acquisition d’un bien immobilier n’est pas du tout la même qu’en France. Ce sont des points que je vais ajouter, merci !

    2. Encore un frontalier qui démontre qu’il ne connait rien du pays ou il travaille. L’enseignement publique est gratuit en Suisse jusqu’à l’université. Ensuite l’Uni/epfl c’est 1000 euros a l’année donc assez comparable aux universités Françaises, l’EPFL est même moins chère que les grandes écoles d’ingénieur Française, Centrale-Supelec c’est 3’500 euros a l’année, Suapero 2’900 euros Telecom Paristech 2’850 euros….. En fait d’un point de vue générall’édication Suisse est moins chère qu’en France e de bien meilleure qualité

      Concernant le prix des logements si vous allez dans la campagne Vaudoise un peu éloigné du lac vous pouvez trouver des maisons neuves pour 700’000 CHF (600’000 euros) donc des prix assez semblable au pays de Gex.
      A martigny dans le valais ils sortent même un promotion de plusieurs villas de 135m2 a 390’000 CHF (350’000 euros)
      Donc quand vous parlez des prix de la Suisse ca ne veut rien dire. Près de Genève et du lac elles sont chères mais plus vous vous en éloignez plus les prix approchent les prix de la Frontière. Gex est loin du lac et de Genève donc heureusement qu’elles sont moins chère qu’a Nyon par exemple.

  24. Bonjour,
    Je suis un jeune français qui vit et travaille depuis 3 ans sur Suisse, à Genève, avec environ 95% de travailleurs frontaliers dans mon service.
    Mes collègues frontaliers moyens me disent :
    – j’ai de la chance de ne payer que CHF 350 de LAMAL, eux, la CMU leur prend 8% de leur salaire (sauf que ma franchise est à CHF 2500 quand eux sont tout de suite remboursés)
    – moi je peux venir au travail à pieds, eux, sont des malheureux qui doivent faire une heure de voiture matin et soir (avec leurs Mercedes, ils regagnent leur demeure à l’étranger avec jardin/piscine quand je paye CHF 2000/mois pour un 65m2)
    – que de toute façon le CEVA/leman, ils ne le prendront pas car pas « pratique », espérant que les autres le feront, pour mettre moins de temps en voiture à l’avenir
    – qu’ils mettent leurs enfants à l’école suisse car meilleure et aucune fourniture à payer
    Ils ne cessent de dire « quatre vingt dix », « de rien », me font répéter si j’ai le malheur de dire « nonante ».
    Ils font passer les suisses pour moins intelligent qu’eux, un Suisse n’a pas la carrure pour être chef.
    Ils ramènent des tupperwares pour ne pas pas donner un centime à la Suisse.
    Des frontaliers travaillant depuis plus de 15 ans en Suisse qui ne connaissent rien à ses institutions et sa culture.
    Voilà le sinistre personnage parasite qu’est le frontalier.
    La question ne devrait même pas se poser, tu dois habiter et t’intégrer dans le pays dans lequel tu travailles.

    1. Bonjour Robin,
      Je ne crois pas qu’on puisse généraliser. C’est une question de personne, d’ouverture et de compréhension du monde dans lequel on évolue. J’ai aussi des exemples de frontaliers qui travaillent ici depuis plusieurs années et qui ont une haine féroce des Suisses, principalement parce qu’ils ne les comprennent pas. J’en ai d’autres qui sont bien plus respectueux, ils ont compris comment ça fonctionnait ici, ils ne sont pas dans le jugement.
      Les exemples que vous décrivez montrent la différence culturelle majeure qui existe, et qui, si elle n’est pas comblée, mène à des tensions. Ce que je dis depuis plus de 10 ans, c’est que les frontaliers tels que vous les décrivez, même s’ils sont minoritaires, donnent à la communauté générale des frontaliers une image particulièrement négative, et non justifiée à mon sens. C’est un peu comme si on disait que tous les Suisses sont ponctuels, et tous les Français profiteurs du système.

      1. Je suis français vivant en Suisse (Lausanne) depuis un certain nombre d’années. Je peux vous dire que presque tous les résidents (Suisse, Français et autres nationalités) détestent les frontaliers. Il faut ouvrir les yeux, vous n’arrivez pas a l’accepter. Vous prenez toujours leur défense. Si on fait un sondage auprès de la population en Suisse et on leur demande s’ils aiment les frontaliers je suis sûr que plus de 90% des résidents vous diront qu’ils les détestent. Dans mon entourage je ne connais honnêtement personne qui les aime. Comment pouvez-vous évoquez dans votre livre la possibilité d’être frontalier alors qu’ils ne sont pas les bienvenues en Suisse, pas intégré du tout, créé plein de tensions avec les locaux et surtout qu’ils ont un accès au marché de l’emploi de plus en plus restreint. J’ai beaucoup de respect pour vous mais la je dois avouer que je ne comprends pas comment vous évoquez la possibilité a un potentiel travailleur en Suisse d’être frontalier. Ma femme (Canadienne) travaille dans un labo de recherche du HUG a Genève, elle partage le même sentiment que moi. Les frontaliers sont vraiment détestés dons son labo. Elle me dit qu’ils arrêtent pas de dire la nourriture Française c’est la meilleure du monde, que c’est le plus beau pays du monde….ça énerve franchement les résidents Suisses. Les frontaliers qui ont un tel comportement ne sont pas une minorité mais une majorité.

        1. Guillaume,
          Que certains frontaliers qui n’ont pas vraiment compris qu’ils n’étaient pas chez eux ne soient pas appréciés, je veux bien l’entendre. Que certains fassent n’importent quoi et soient irrespectueux de leur pays d’accueil et des locaux, soit. De là à dire que tous les résidents détestent tous les frontaliers, il y a un monde. Visiblement, nous ne vivons ni ne travaillons dans le même pays.
          Si vous sortez de votre entourage proche, source de vos observations, vous verrez que la réalité est bien plus complexe que cela. Mettre toute une population dans le même panier sous prétexte qu’elle ne vit pas sur place me semble très dangereux, et surtout forcément faux. Les exemples de frontaliers que vous décrivez, il y en – et cela m’agace personnellement tout autant que vous – mais ils ne doivent pas occulter tous ceux qui sont top, qui ont bien compris comment cela se passait ici, et qui contribuent au développement de l’économie. Restons mesurés, positifs, et surtout réalistes.

          1. « A la suite de deux mauvaises expériences, la direction de l’entreprise a ainsi décidé de freiner l’engagement de travailleurs frontaliers «Les différences culturelles sont trop importantes. Ici, les gens sont des taiseux qui n’apprécient pas qu’on parle trop ou qu’on ne tienne pas parole», poursuit le directeur de sylvac »

            Des témoignages comme ça on en trouve plein
            Les français qui veulent s’intégrer vont être résident, les autres pour leur grande majorité sont frontaliers. Les frontaliers originaires de la région sont quand a eux mieux intégré car plus de choses en commun.

            De toute façon un frontalier aura beaucoup moins de chance de décrocher un emploi en Suisse qu’au résident donc je ne comprends même pas pourquoi vous pouvez encore évoquer a un futur travailleur Suisse la possibilité d’être frontalier.

          2. Thomas,
            Cette généralisation est non seulement fausse mais difficile à accepter. C’est un peu comme si nous disions, sur la base d’une expérience avec telle ou telle nationalité, que l’ensemble de la population est comme ça. C’est un pur non sens, même si je ne néglige pas les différences culturelles, qui sont très importantes quoi qu’on en dise.

        2. Tout d’abord, je sais que vous avez tort de prétendre que tout le monde déteste les frontaliers. Je n’ai eu aucun problème avec la façon dont les gens me traitent (en tant que transfrontalier). Je suis sûr qu’il y a des gens comme vous autour de moi, mais dans l’ensemble, j’ai surtout rencontré des inquiétudes quant à la longueur de mon trajet (puis nous rions ensemble lorsque nous découvrons que leur trajet en voiture est aussi long en Suisse).
          Deuxièmement, je pense que votre point de vue sur la question est assez simpliste. Prenons l’exemple de Genève. Il y a déjà une pénurie de logements, mais des emplois doivent être pourvus. Sans la possibilité pour certaines personnes de vivre en France, l’équation serait impossible.

          1. Oui bien sûr! Pour clarifier, mon commentaire ne vous était pas destiné, mais certains des commentateurs ici présents. Merci pour vos bons articles de blog !

    2. Vous êtes sûr que vous êtes français ? Parce que votre commentaire ressemble drôlement à celui d’un troll du MCG ou de l’UDC…
      Mais allez-y, virez tous les frontaliers, on verra bien comment les entreprises suisses se porteront…
      Car je rappelle qu’ils ne viennent pas clandestinement, ils travaillent en Suisse car on les a embauché. Mais après tout, vous préférez peut-être une autre forme d’immigration, avec des individus qui ne travaillent pas et qui exigent des autres qu’ils changent leur façon de vivre…

  25. Plusieurs choses :
    « des témoignages comme ça on en trouve plein ». Des témoignages inverses, on en trouve plein 🙂
    « Les frontaliers originaires de la région sont quand a eux mieux intégrés car plus de choses en commun. » : cette affirmation n’engage que vous, et ne reflète en rien la réalité.
    C’est selon moi avant tout une question de personne et d’ouverture : il n’y a, et c’est heureux, aucun lien entre l’intégration et la distance qui sépare son habitation de son lieu de travail. On trouve malheureusement des frontaliers qui travaillent ici depuis 10 ans et qui n’ont toujours pas compris, et à l’inverse des profils expatriés, habitués aux différences culturelles, qui viennent parfois de pays distants de plusieurs milliers de kilomètres, et qui s’adaptent mieux.

    Je pense que les frontaliers qui travaillent dans la région depuis longtemps te qui ont l’habitude de travailler dans un environnement de travail suisse sont effectivement probablement un peu plus à l’écoute – par habitude – que les autres, parce qu’ils ont intégré certains codes, certaines habitudes. C’est peut-être cela que vous voulez dire.

    Pour ce qui est du fait qu’un frontalier aura moins de chance de décrocher un emploi en Suisse qu’un résident : c’est ce que je dis dans le premier paragraphe de ce post. C’est une tendance, mais pour certains métiers, c’est juste totalement faux.

    Pour ce qui est d’évoquer le fait d’être frontalier pour travailler en Suisse : cela fait partie d’un choix, et mon travail c’est de présenter le choix, avec les avantages et les inconvénients. C’est aussi simple que cela. Tout le monde ne pourra pas s’installer en Suisse, par manque de place, ou parce que le salaire n’est pas assez important. Ou par choix. Il revient aux entreprises de déterminer si elles veulent – ou pas – homogénéiser leurs équipes, et recruter moins de frontaliers (le sujet est là).

  26. Bonjour David,
    Je suis bientôt retraité, mon épouse travaille à la poste, elle bénéficie de la double nationalité, franco suisse.
    Nous étudions la possibilité de partir en suisse. Nous sommes propriétaires et n’hésiterions pas à partir en Suisse.
    Pourriez vous me renseigner sur les avantages et les inconvénients à passer la frontière.
    Merci par avance de votre éclairage.

  27. Bonjour M. Talerman, merci beaucoup pour votre article complet.
    J’ Cependant une question : je vais bientôt commencer un nouveau travail en Suisse et vais m’installer en Suisse. Vous mentionnez que le conjoint peut bénéficier du même permis de travail / séjour. Mais faut-il que nous soyons mariés pour que mon compagnon bénéficie automatiquement du permis B ?
    En vous remerciant, Pauline.

  28. Bonjour,
    Habitant Thonon, je me pose la question s’il ne vaudrait pas mieux que je déménage sur Genève, car je ressens très fort l’inemployabilité à présent que je rencontre depuis 3 ans ! (surtout pour l’aéroport), alors que j’ai + de 24 ans d’expérience en Suisse et un CFC ! Mais d’autre part, j’ai 58 ans.. et là, on nous range dans une tranche de discrimination (!) des deux côtés de la frontière.. Alors que faire ?

  29. Bonjour,
    Habitant en France, j’ai un titre de séjour français. J’ai été contacté par des recruteurs de joueur de foot pour des clubs de Foot en Suisse. J’aimerai avant tout savoir si vous savez les démarches que j’aurai à faire au niveau du titre de séjour en Suisse ou si je peux quand même garder mon titre de séjour français.
    En vous remerciant

      1. Monsieur bonjour ,
        J’ai lu votre articles ainsi que différents témoignage.

        Pour ma part , j’aurais voulu que vous m’aiguiller svp .

        Je vous explique …

        J’ai trouver un emploi a aubonne et donc proche de la ville de Gex .. a votre avis ce qui serais avantageux pour moi serais de prendre une colocation a Gex ou de prendre un appartement en colocation avec une amis en suisse Lausanne par exemple ,au final le trajet du boulot est exactement la même.20min environ ..

        Ce qui me trotine ce sont par rapport au impôts , es ce plus avantageux pour moi de résider en suisse ou detrz frontalière ? Je pense a l’assurance maladie , au faite de devoir changer les plaques de ma voiture au bout de 1 ans … Etc …

        Après par la suite j’ai dans la tête de m’installer en suisse bien-sure mais pas pour le moment …

        J’aurais voulu avoir votre avis ..

        J’attend une réponse de votre part .
        J’espère assez rapidement .

        Merci d’avance .
        Très belle journée.

        1. Bonjour May,
          Quelle est votre situation : êtes-vous célibataire ? Avec des enfants ? Quel style de vie souhaitez-vous ? Combien de temps souhaitez-vous rester ? etc. Difficile de vous répondre comme cela, donnez-moi quelques détails !

  30. Je suis citoyen suédois et vis depuis trois ans en Suisse et en France. Mon fiancé a étudié en Suisse pendant nos deux premières années, ce qui nous a permis de louer un appartement étudiant. Après cela, nous n’avons pas pu trouver de logement en Suisse. Nous avons fini par déménager en France et devenir des frontaliers. Pas par manque d’intérêt pour la Suisse ni par un désir avide d’économiser le plus d’argent possible. Il nous était tout simplement impossible de trouver un logement dans notre situation (nouvellement diplômés, ne pas avoir de CDI, ni de garantie de solidarité française ou suisse). J’aimais vivre en Suisse, maintenant j’aime vivre en France et travailler en Suisse. Nous essayons de nous intégrer à notre communauté française afin de ne pas nous contenter de prendre des appartements et d’augmenter les loyers. Nous essayons de nous intégrer dans notre communauté suisse, puisque nous passons entre 55 et 65 heures par semaine en Suisse. À l’avenir, lorsque notre situation sera différente, nous pourrons peut-être retourner en Suisse. Mais je dois dire que je suis découragé par l’attitude de certaines personnes ici, tellement détestable envers tout un groupe (frontaliers) basé sur quelques mauvaises interactions. Mais j’ai choisi de ne pas commettre la même erreur que ces personnes et d’avoir un préjugé injustifié envers le groupe dans son ensemble.

  31. Madeleine,
    Dans ce type d’article, on doit faire des raccourcis. Disons que je me bats suffisamment par ailleurs sur le sujet pour pouvoir le dire ainsi sur ce post 🙂
    Les raisons pour lesquelles on choisit – ou pas – d’être frontalier, sont, vous avez raison, nombreuses et dépendent de beaucoup de facteurs.
    Sinon, un post qui résume assez bien ce que je pense de l’apport des frontaliers pour la Suisse peut être lu sur mon blog.

  32. Bonjour,
    Habiter en Suisse plus avantageux ? j’ai quelques doutes! Comparons juste le prix des loyers et les conditions d’acquisition à un bien (maison, appartement)! En Suisse quand on est une famille avec deux enfants, il nous faut un appartement avec 3 chambres, qui veut dire pas moins de (chf 2’500 à 3’000), car impossible de devenir propriétaire pour la classe moyenne. En France vous avez nettement plus de facilité à acheter votre maison et vous ne jetez pas votre argent par la fenêtre en payant un loyer hors de prix.
    En France pas de plaques voiture à payer toutes les années, assurances voitures nettement moins chères.

    Et le temps des trajets est le même voir plus vite, que si vous prenez les transports publiques ou votre voiture et que vous habitez Genève et y travaillez.

    Ne mettez pas tout le monde dans le même « sac », mais réfléchissons à la qualité de vie, avant de juger !

    1. Si les conditions d’accès à la propriété sont bien plus contraignants en Suisse qu’en France, on trouve encore une fois des loyers plus qu’abordables dès qu’on sort des zones « recherchées ». Et je ne parle pas de faire une heure de voiture… Si on commence à rentrer dans le jeu des taxes complémentaires et impôts dissimulés, pas sûr que la France soit gagnante 🙂

  33. bonjour tout le monde!
    Actuellement en cdi en france, je vais bientôt quitter ma région de franche comté pour partir habiter sur morteau!
    Ma conjointe ayant trouvé un travail en suisse, nous partons d ici une semaine!
    Dans un premier temps je vais chercher un travail en france, puis lorsque nous aurons pris nos marques je chercherai en suisse un travail.
    Tres heureuse à l idée d être frontalière, de nous faire un meilleur salaire, de changer d environnement d habitation… certains commentaires sont en train de me refroidir…
    j espère ne pas regretter mes choix plus tard…

    Bonne journée à tous

  34. bonjour a tous .
    merci pour votre post qui est vraiment très instructif.
    Etant travailleur frontalier depuis un an seulement ,et venant de décrocher un cdi dans une entreprise a genêve ( dans le bâtiment je suis monteur électricien) je me pose naturellement la question de vivre en suisse,
    et je désire vraiment y vivre,
    Mais bien sur des tas de question me vienne ou me loger étant la première.
    si je doit m’éloigner de genève ou chercher ????
    Mais heureusement on trouve énormément de renseignements sur le net et dans ce type de post .
    Pour ma part ma décision est prise ,nous allons mon épouse et mes 2 derniers enfants venir nous s’installer en suisse .
    auriez vous des suggestion pour le secteur de recherche de logement ,en sachant que mon épouse va chercher un emploi en suisse et que mes enfants un de 18 ans qui passe sont bac ES cette année et qui voudrais faire des étude dans le sport ou kiné , et le second qui est en seconde au lycée.donc autour de genève serait parfait. « Mais ou??? »
    merci d’avance pour vos conseils ou renseignements quel qu’il soit ils seront toujours les bien venu.

  35. Bonjour
    Moi je suis Suisse, de Genève, pourtant j’aime les français, frontaliers ou pas.
    Ils sont sympathiques et ouvert d esprit, souvent plus que nous autres Suisse. Jamais de mauvaise expérience je n ai eu avec des français, arrêtez les amalgames. Nous nous ressemblons énormément, ne cherchez pas à vous démarquer, seul notre modèle social diffère.
    Français vous êtes les bienvenus.

    1. Merci pour ton message ….
      C’est tellement douloureux de lire certains commentaires ! Je ne reconnais plus la Suisse.
      Je suis franco-suisse, j’ai grandi à Genève, y est fait mes études, j’y est travaillé mes premières années …
      Aujourd’hui je vis à la frontière, j’ai 4 enfants, les logements suisses sont totalement hors de portée vu les loyers et si on n’a pas le piston (désolée de le dire).
      Je recherche à nouveau du travail à Genève et je n’ai pas décroché un seul entretien … et vraiment je suis choquée de cette discrimination. On devrait simplement recruter la personne la plus adaptée pour un poste, pas en fonction de son adresse, ….
      J’aime toujours autant mon pays mais je suis très déçue de tout ça.

  36. Bonjour,
    Bon article. Merci
    Ma femme vient d’accepter un emploi à Genève, et mois je reste vivre en Allemagne avec les enfants. Elle a donc pour ce faire un permis frontalier G.
    Qu’est ce qui est le plus avantageux pour les taxes sur haut revenu entre un permis frontalier (Allemagne/Genève) ou le permis de quasi-resident de Genève?
    Nous n’avons pas l’intention de nous installer en Suisse pour l’instant car ma femme passe plus de temps dans les avions pour son travail. Je recherche uniquement la meilleur optimisation de nos taxes.

    Merci pour vos conseils.
    François

  37. Bonjour,

    Ma compagne et moi avons le projet d’acheter en France une maison et de continuer à travailler en suisse.
    De ce fait, nous somme pas très au claire au niveau des assurance maladies, comment ce sera les impôts, comment cela se passera avec nos voitures (leasing), comment doit-on procéder pour annuler tout en suisse au moment du départ, comment faire plusieurs chose?
    Cela fait beaucoup de questions qui ont besoin de réponse donc si cela vous dérange pas, est-ce possible d’avoir contact avec vous pour pouvoir avoir plus de détails et renseignements?
    Afin de déménagement dans les meilleures conditions possible.

    Merci d’avance.

  38. Bonjour,

    On vient de me faire une proposition alléchante sur Genève.
    J’avais des craintes qui se sont envolées après avoir lu toutes vos informations très claires.
    J’envisage d’être résidente sur Genève, la RH va m’épauler pour les appartements.
    J’ai cependant une dernière inquiétude au sujet de la retraite.
    J’aurai travaillé presque 30 ans en France et 15 ans à Genève.
    Malgré un bon salaire (110K /an), j ‘ai l’impression que je ne toucherai pas grand chose du fait de n’avoir pas cotiser assez à Genève, mais également en France.
    Je n’arrive pas non plus à trouver des informations sur le 3ème pallier, à savoir, le coût et si c’est vraiment rentable…

    Auriez vous quelques informations sur le sujet ou des noms de site que je pourrai consulter pour me faire une idée, SVP ?

    Je vous remercie beaucoup d’avance

    1. Bonjour,
      Concernant la retraite, il faut simplement comprendre que côté français vous ne serez pas pénalisé(e) car les années travaillées en Suisse seront comptabilisées dans les années de cotisation. En revanche, au moment de la retraite, vous toucherez une retraite suisse et une retraite française.
      Pour comprendre le mécanisme avec un peu plus de précision, je vous propose de consulter mon livre « Travailler et vivre en Suisse« , dont la dernière édition est sortie fin juin ! Vous y trouverez un chapitre complet expliquant la retraite, avec les cas comme le vôtre.
      Pour le 3ème pilier, vous aurez bien le temps, selon moi, de vous en soucier une fois sur place. D’après vos revenus, il est quasi-certain que vous ayez besoin d’un « complément » pour la retraite, qui peut être un 3ème pilier mais aussi un rachat de 2ème pilier. Je pense que c’est un peu tôt pour envisager tout ceci. Si cela vous intéresse, je peux vous mettre en contact avec un professionnel qui peut vous expliquer tout ceci.

  39. Bonjour,
    Je suis Belge et travaille en Suisse depuis le 1er juillet ,j arrive donc à la fin de mes 3 mois , que puis je faire si je veux continuer à y travailler sans pour autant y être domicilié et sachant que je ne suis pas frontalier?
    Bien à Vous
    Jonathan

  40. bonjour : habite haut de France , je travail dans le tp , technique routiere : ecf : suis saisonnier manœuvre , que doit je faire pour faire mes saison en suisse ,

  41. Bonjour,

    je souhaiterais m’établir en Suisse,
    Diplômée dans le monde de la finance,
    cela serait une expérience significative
    mais selon vos dires, les locaux sont privilégiés !
    cela voudrait il dire que les citoyens français ont peu de chance d’accéder a ce type d’emplois ?

    NB : vos articles sont top !

    Cordialement,

    1. Bonjour Lucas,
      Merci pour vos encouragements. En fait dans beaucoup de pays les locaux sont privilégiés, ce qui paraît assez normal. C’est une question d’offre et de demande : s’il y a beaucoup de candidats disponibles localement, les entreprises n’ont pas besoin d’aller chercher quelqu’un à l’étranger. Et à profil égal, les entreprises préféreront un profil local, qui connait mieux les habitudes du pays, etc…
      Quel est votre métier ?

      1. Bonjour

        J’ai trouvé votre article intéressant. Nous souhaitons nous installer en Suisse et j’ai encore quelques questions
        Peut-on venir en Suisses sans avoir une offre? Car actuellement je subis des refus sur le simple fait que je ne suis pas résidante. Ce que je comprends parfaitement mais comment s’établir.
        J’ai vu que sur mon domaine d’activité il y a énormément d’offre.
        Est il possible de venir de prendre une chambre en.location et de mener des recherches d’emplois ?
        Quelles démarches administratives doit on mener ?

        Je vous remercie par avance du temps que vous allez consacrer à me.lire et sk possible à me répondre

        Cordialement

        1. Bonjour Alexandra,
          Vous pouvez résider en Suisse pendant 3 mois sans avoir besoin de permis.
          Quel est votre secteur d’activité ? S’il est concurrentiel, préparez-vous à ce que ce soit long : il faudra vraiment soigner votre candidature et la manière d’approcher le marché local.
          Je vous invite également à lire le livre « Travailler et vivre en Suisse« , cela pourrait vous aider grandement 😉

  42. Bonjour David,

    Votre blog est une mine d’informations ! Merci pour le travail que vous effectuez.
    Tout comme le commentaire précédent, je suis actuellement à la recherche d’un emploi en Suisse dans le domaine de la gestion de projet ou dans le conseil. .
    Je suis une jeune diplômée d’école de commerce de Paris. Je me pose des questions quant à l’accès à l’emploi pour un ressortissant français et qui plus est jeune diplômée. Quelles sont mes chances d’être embauchée et sous quel délai ?

    Merci par avance,

    Bien à vous

    1. Bonsoir Sarah,
      Merci pour vos encouragements. Le marché n’est pas forcément simple pour les juniors, les entreprises cherchant plutôt des profils plus expérimentés. Dans votre activité, le conseil est probablement la meilleure chance de percer. Quelle est votre spécialité ?

  43. Bonjour

    Tout d’abord merci pour cet article clair et complet mais justement peut être trop complet ^^ car je n’arrive toujours pas à me décidé.

    J’ai pour projet (avec des pistes en cours) de travailler en suisse à Genève.
    Je n’arrive toujours pas à me décider entre frontalier et résident.

    J’ai très souvent entendu le « en suisse c’est trop cher laisse tomber ».

    J’ai très souvent entendu (à juste titre), la « France c’est le pays des taxes. »

    Concrètement avec mes prétentions salariales et mon statut (marié sans enfant – car je suppose que c’est un point à prendre également dans les calculs) je n’arrive pas à me projeter et me savoir si « financièrement » habiter en Suisse sera t’il « rentable »?

    J’aime l’idée de vivre « local » mais encore faut-il ne pas trop être perdant côté financier.

    En tout cas une de vos phrases est tellement vraie « bien s’informer ».

    Certains de mes amis disent « avec l’essence / les taxes / taxes habitations etc » tu n’es pas forcément gagnant d’être frontalier.

    Certains me disent en suisse il y a trop de taxe (plaque d’immatriculation etc des choses comme ça).

    Pour l’instant je suis en phase de recherche et de prise d’information. Je viens de découvrir votre site, je vais jeter un œil à vos articles bien fourni.

    Au plaisir.

  44. Bonjour

    (Sauf erreur de ma part, mon commentaire n’a pas été publié ou alors je ne le retrouve pas).

    Je recommence. Votre article est TOP et bien complet … tellement complet que maintenant je me pose la question.

    Dois-je être frontalier ou résident suisse. Sachant qu’avant j’aurai simplement répondu « il faut que je sois frontalier c’est beaucoup moins cher mais en réalité la question se pose vraiment »

    En tout cas votre article arbore plein de sujets tous aussi important les uns que les autres.

    Bien à vous. Signé Un futur résident suisse ou frontalier.

    1. Bonjour Aimad,
      Désolé votre commentaire s’est perdu. Je ne sais pas si depuis vous avez avancé dans votre projet.
      Il me semble très difficile de répondre à cette question simplement sans connaître tout de votre situation familiale !
      Merci pour vos encouragements et à disposition pour toute question.

  45. Bonjour,

    J’ai les nationalités suisse et française. Je suis résidente suisse.
    En ce moment je suis confiné en France avec mon mari qui est retraité (73 ans) et qui a une santé fragile, je ne peux en aucun cas le laisser tout seul.
    Puis je rentrer à mon domicile pour 1 jour en suisse et revenir en France près de mon mari.
    Merci de votre réponse.

    Cordialement

      1. Bonjour.
        Pour raison professionnel et pour mon courrier ainsi que retirer de l’argent.
        Récupérer des médicaments que j’ai laissé chez-moi.
        Je pense qu’une demie journée suffira.

        Merci

        1. Bonjour,
          Si les médicaments sont liés à l’état de santé de votre mari et que vous pouvez le prouver, alors vous devriez pouvoir passer. En cette période de coronavirus, les passages à la douane sont très surveillés.

  46. Bonjour,
    Merci pour cet article intéressant.
    Nous nous posons actuellement la question de vivre en Suisse avec mon conjoint après 1 an à Thonon, mais certains points restent en suspens notamment l’impot Suisse sur l’immobilier locatif en France.

  47. Bonjour,
    Peux-ton travailler en suisse est habiter sur lyon?
    J’ai des amis qui pourront m’héberger, j’ai une proposition de travail.
    Concernant le permis G est-ce je peux donner l’adresse sur Lyon, ou il faut absolument une adresse à proximité de la suisse côté français.
    merci.

  48. Bonjour,
    Je suis indépendant avec une double activité en France et en Suisse avec le statut de frontalier.
    Je prévois de demander un permis B afin d’être résident suisse. Pour mon activité en Suisse, cela ne changera rien car je paie déjà mes impôts en Suisse sur mon activité suisse.
    Comment cela se passera-t-il pour mes revenus en France et les charges sociales ?
    Comment cela se passera-t-il pour mes biens fonciers en France ?
    La Suisse prend en compte déjà l’état de ma fortune et de mes revenus globaux pour déterminer ma tranche fiscale.
    Vais je payer mes revenus Suisse en Suisse et mes revenus français en France ?
    Merci de m’éclairer.

  49. Bonjour Betty,
    C’est d’autant plus dur qu’effectivement vous êtes suisse… Disons quand même que certains secteurs sont plus touchés que d’autres par ces choix liés à l’adresse, et notamment toutes les entreprises genevoises qui reçoivent des fonds publics ou les administrations.
    Pour votre recherche d’emploi, accrochez-vous, regardez bien notre rubrique « Emploi », suivez les conseils.

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