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6 conséquences importantes de la hausse du franc suisse par rapport à l’euro

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    En septembre 2011, la Banque Nationale Suisse (BNS) a mis en place un taux plancher qui permettait de limiter l’évolution du franc suisse par rapport à l’euro, afin de protéger les exportations suisses (la Suisse est un gros exportateur si bien qu’un franc suisse de PNB sur deux est généré par les exportations). Ce taux plancher, entretenu par la BNS, permettait de maintenir artificiellement le franc suisse face à l’euro.

    La BNS vient d’annoncer ce 15 janvier 2015 qu’elle mettait fin à ce taux plancher. La conséquence a été l’envolée du franc suisse par rapport à l’euro (effectuez une conversion franc suisse euro). En une séance, le franc suisse est passé d’environ 0,83 EUR à 1,02 EUR (à l’heure où nous écrivons ces lignes), ce qui positionne le franc suisse et l’euro à quasiment parité. C’est d’ailleurs cette parité qui était annoncée – et peut-être visée – par la BNS.

    Au-delà de ces pratiques financières de haute volée, je propose de nous intéresser aux conséquences concrètes de cette hausse du franc suisse par rapport à l’euro.

    Les conséquences pour les ménages de l’augmentation du franc suisse par rapport à l’euro

    1. Pour les ménages, il va désormais être encore plus intéressant de consommer hors de Suisse, car les biens de consommation européens sont devenus pour ainsi dire 20% moins chers du jour au lendemain pour les personnes vivant en Suisse ou payées en francs suisses (et donc les frontaliers). Rajoutez en plus de cela, notamment pour la France, une différence de TVA intéressante (les consommateurs vivant en Suisse et achetant un bien en France vont pouvoir par exemple se faire rembourser la TVA française et devront s’acquitter de la TVA suisse, ce qui représente quand même une différence de 13% dans la plupart des cas, cela signifie concrètement qu’un bien de consommation acheté en France avec une TVA de 20% (et 7% 8% en Suisse) coûtera plus de 30% moins cher qu’avant (13% 12% de différentiel de TVA et 20% lié au taux de change). Sans que cela soit significatif, il est toutefois probable qu’une partie des biens consommés habituellement en Suisse le soit à présent dans les pays européens, ce qui risque de diminuer la consommation intérieure en Suisse et donc le PIB du pays.
    2. D’un point de vue immobilier, cela risque d’aggraver du côté français la crise immobilière que vit la zone frontalière. En effet, si on prend le cas d’un frontalier ayant acheté son bien 200 000 EUR (financé par un prêt en devise) il y a 2 ans en France (avec un taux de 1 EUR = 1,25 CHF) et qui souhaiterait aujourd’hui revendre son bien. Sans parler des intérêts d’emprunt, un bien immobilier acheté 200 000 EUR et financé par un prêt en CHF nécessitait d’emprunter 250 000 CHF. Si le bien vaut toujours 200 000 EUR (ce qui est faux car actuellement le marché immobilier a perdu environ 15 à 20%), les 200 000 EUR pourraient ne pas être suffisants pour rembourser le prêt en devise car les 200 000 EUR apportés par l’acheteur, une fois changés en francs suisses, équivalent à présent à 200 000 CHF (supposons pour simplifier que nous soyons à parité CHF/EUR). Il manquera donc 50 000 CHF pour rembourser le prêt immobilier (sans tenir compte de l’amortissement, qui vient heureusement réduire la « note », mais certainement pas dans les mêmes proportions). En clair, la hausse du franc suisse va probablement figer toutes les transactions sur l’immobilier ancien (c’est à dire la grande majorité des transactions).
    3. Il y a quand même des bonnes nouvelles pour les frontaliers : la facture de la CMU frontalier, pour ceux qui y sont assujettis (c’est-à-dire la majorité) va s’alléger d’environ 20% de quelques pourcents (pour un an ou deux selon le décalage pour le calcul de la CMU). On ne peut pas perdre sur tous les tableaux.

    Les conséquences économiques de l’augmentation du franc suisse par rapport à l’euro

    1. La 1ère des conséquences économiques, et ce n’est pas la moindre, c’est une perte de compétitivité de la part des entreprises suisses qui exportent de manière importante : l’industrie pharmaceutique, l’horlogerie, le luxe, une partie de l’industrie, le secteur bancaire et financier. Toutes les entreprises suisses qui exportent vont ainsi voir leurs marges baisser de 15 à 20% (selon la valeur de la monnaie), et elles seront surtout moins compétitives que les entreprises concurrentes des autres pays. D’ailleurs, la bourse suisse ne s’y est pas trompée car elle perd actuellement 10%, et des sociétés fortement exportatrice comme Swatch Group environ 14%.
    2. Autre conséquence économique, la perte d’attractivité économique liée à l’investissement : toute entreprise étrangère qui souhaite s’implanter et investir en Suisse le fera à présent avec un ticket d’entrée plus élevé. Jugez plutôt : prenons l’exemple d’une entreprises allemande souhaitant implanter sa filiale en Suisse. Coût de l’investissement : 5 millions de francs suisses. Hier, pour réaliser cette opération, l’entreprise allemande devait débourser 4,15 millions d’euros environ. Aujourd’hui, pour la même opération, l’entreprise devra débourser : 5,1 millions d’euros environ, soit une différence de 950 000 euros quand même.
    3. Sans que l’on puisse le chiffrer, bon nombre d’établissements financiers et de change (notamment ceux ayant des engagements sur l’EUR/CHF) risquent d’être impactés de manière significative sur leurs propres opérations et positions. Or, c’est une industrie qui est relativement importante pour l’économie suisse, ce qui devrait se traduire par une baisse du PIB suisse.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année 2015 commence à un rythme effréné. Je ne sais pas où ira l’évolution du franc suisse, mais ce qui est certain c’est que la BNS a surpris tout le monde, et comme chacun sait, les milieux économiques détestent par dessus tout les surprises….

    Si vous voyez d’autres conséquences (et il y en a sûrement), faites un commentaire !

    PS : vous voulez voir (ou revoir) la conférence Web « Change, immobilier, investissement : que faire avec son argent suite à la hausse du franc suisse ? » du lundi 19 janvier à 19h qui réunissait 2 experts du change, de l’investissement et des prêts immobiliers ? Cliquez sur la bannière !

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    Rubrique

    David Talerman

    Spécialiste de l'expatriation et de l'emploi en Suisse, je suis l'auteur du livre Travailler et Vivre en Suisse. Suivez-moi sur Instagram, LinkedIn, Facebook. Suivez notre actualité grâce à notre newsletter.

    179 réflexions sur “6 conséquences importantes de la hausse du franc suisse par rapport à l’euro”

    1. Bon article monsieur Talerman. Pensez-vous également qu’il y aura des tensions entre frontaliers et genevois, tensions qui sont déjà bien présentes mais qui vont s’aggraver avec cette parité? En effet, deux collègues, un genevois, l’autre frontalier vont avoir une différence de salaire (et du coût de la vie) encore plus déséquilibrés qu’avant. Même s’il est interdit de payer les frontaliers en euros, ne pensez-vous pas que cela va générer encore plus de tension et que la suisse va inclure les frontaliers dans la votation du 9 septembre pour palier au chômage suisse qui va inéluctablement augmenter?

      1. Bonjour Benjamin,
        C’est une réflexion assez juste. Je n’ai pas voulu en parler délibérément. Pour moi, c’est un non sujet car le salaire ne doit pas être calculé en fonction de votre lieu de résidence mais de ce que vous faites.
        Par ailleurs, prenez la même situation en 2006, c’était l’inverse d’un point de vue du pouvoir d’achat.
        Ca c’est la théorie. En pratique, nous risquons effectivement d’avoir quelques tensions. Charge à tout le monde d’être raisonnable, de rester discret sur le sujet… Et pour rétablir un peu les choses, n’oublions pas que le 9 février, le canton a massivement rejeté la loi sur la limitation de l’immigration.

        1. Différence de salaire? en partant du principe assez général que le frontalier gagne moins, oui il y a différence de salaire, ensuite vous faites allusion au pouvoir d’achat, ben oui le frontalier aura un meilleur pouvoir d’achat, mais on ne se posait pas ce genre de question quand l’€ s’échangeait à 1.67CHF!! dit autrement vous nous parlez de Jalousie.. En CH la fable voudrait que l’on soit toujours gagnant, un meilleur poste, mieux rémunéré, un ego démesuré, une économie meilleure que cette pauvre UE, de meilleures voitures bref meilleurs de partout…sauf que là la Suisse a de gros soucis à se faire et ceux qui sont soucieux de leurs budgets iront faire leurs courses en France et améliorer l’économie de ce pays…Nous sommes quand même gagnants et laissons les frontaliers gérer leur budget comme ils savent avec des salaires moins élevés que les Suisses

          1. Pour ma part, je trouve cette jalousie totalement déplacée : finalement si les frontaliers gagnent plus, je ne vois personnellement pas le problème, sachant que je ne le suis pas moi-même. On est dans le « frontalier bashing » pour reprendre un terme à la mode, et franchement je trouve ça vraiment pénible.

            1. Vous avez parfaitement raison en disant que cette jalousie, ou que le « frontalier bashing » est puérile et porte de la démagogie. Par contre, votre réflexion sur les différences de salaires: « Pour moi, c’est un non sujet car le salaire ne doit pas être calculé en fonction de votre lieu de résidence mais de ce que vous faites », ne tient pas selon moi. Un salaire répond à un équilibre dans un contexte économique. En tant que  » conseiller sur cette question frontalière », vous savez parfaitement que l’essence même de l’économie frontalière franco-suisse joue sur la disparité des économies et des monnaies.
              Donc non, un salaire ne doit pas être uniquement attribuable à ce que l’on produit, mais doit répondre par l’accessibilité d’un mode de vie, selon la fonction professionnelle. Et ce…. jusqu’à une harmonisation internationale….

            2. Bonjour Jean,
              Merci pour cette réflexion. Effectivement, j’ai donné mon avis de manière un peu « directe ». En fait, tout dépend de ce qu’on met dans le terme « contexte économique ». A mon sens, ceux qui ont fait la meilleure réflexion sur le sujet, ce sont les impôts ! Si on rentre dans cette réflexion, je serai d’avis alors d’ajuster le salaire en fonction du nombre d’enfants (finalement, une personne qui fait des enfants a plus de charges et c’est un acte citoyen qui permet de maintenir les retraites à long terme). Il faudrait aussi faire en sorte que les personnes qui vivent dans un canton où le coût de la vie est inférieur (ou supérieur) au canton où ils travaillent soient également impactées par ce type de règle. Par exemple, les personnes qui travaillent dans le canton de Vaud et habitent Fribourg ont moins de charges que ceux qui vivent et travaillent dans le canton de Vaud. A ce moment pourquoi pas, mais ça fait beaucoup de paramètres.
              Ce qui me gène également profondément, c’est que tout ceci soit centré sur les frontaliers ou les étrangers.
              Ce qui me gène aussi, c’est que ce sont les mêmes chefs d’entreprises qui recrutent des frontaliers peu qualifiés et donc moins chers qui font cette démarche : pour moi, ils cherchent à gagner sur tous les tableaux, je trouve que ce n’est pas très civique. Sans parler de l’ambiance en entreprise…

          1. Bonjour Kévin,
            Je ne suis pas économiste mais si le franc suisse reste à un niveau élevé par rapport à l’euro il y aura mécaniquement des effets sur la compétitivité et donc probablement sur l’emploi. Je ne pense pas qu’il faille parler d’un désastre, mais je pense qu’il y aura un effet, et particulièrement dans les secteurs exportateurs où les marges sont les plus réduites.

    2. Alexandre Aegerter

      Bonjour,

      j’ai un site basé en suisse et nous revendons 90 % de notre marchandise en europe (Export)
      L’annonce de la BNS ma fortement choquer surtout sans prévenir.
      je pense augmenter les prix de 10 % en pensant que le change se stabilisera a 1.10 !
      Pensez vous que c’est la bonne stratégie ?
      Ps: j’encaisse l’argent du site dans deux semaines ou dans un mois c’est moi qui décide je compte profiter d’un regain a un moment ou un autre. en me disant que ca restera pas 1€ pour 1CHF aije tord ?

      j’aimerais avoir votre avis.

      Bonne journée

      1. Bonjour Alexandre,
        Je pense que personne aujourd’hui ne peut prévoir l’évolution du franc suisse. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en procédant ainsi, la BNS a adressé un message indiquant que le franc suisse n’était plus la valeur stable et refuge qu’on connaissait.
        Pour ce qui est d’augmenter les prix, cela dépend de votre marché, de vos concurrents etc… Difficile de se positionner sur un tel sujet. Disons qu’à l’échelle de votre activité, on voit déjà que cela remue pas mal.

          1. Ce n est pas le franc suisse qui n est pas stable mais bien l euro.
            vous parlez d appréciation du frs mais c est l euro qui se dévalorise.
            Pour maintenir un equilibre de 1.20 frs pour 1 euro la bns depuis 4 ans achete des euro en tres grosse quantité il fallait bien qu’ ils stop a un moment

      2. Thomas Jordan, le directeur de la BNS estime maintenant que le marché a sur réagit et que le franc est surévalué mais peut-on croire ce qu’il dit sachant qu’il continuait de dire que le cours plancher était le pilier de la politique monétaire de la BNS quelques jours avant…
        Un taux vers 1,1 semble peut être plus raisonnable mais il n’y a aucun moyen de prédire ce qu’il va se passer.

        1. Pour ceux qui ont assisté à notre conférence Web sur le sujet ce soir, notre expert de la société b-Sharpe nous a apporté quelques éléments de réponse… A priori, le CHF devrait continuer de s’apprécier face à l’euro.

    3. Jean Pierre Maire

      Enfin un peu de nouvelles de SUISSE pour ne pas sombrer dans la somnolence. Les  » calculateurs  » auront fait le compte avant d´ annoncer votre « tsunami » local. Un franc suisse fort fait toujours l´affaire des riches.

    4. Je vous cite : « Il y a quand même des bonnes nouvelles pour les frontaliers : la facture de la CMU, pour ceux qui y sont assujettis (c’est-à-dire la majorité) va s’alléger d’environ 20%. On ne peut pas perdre sur tous les tableaux. »

      Ah parce que une hausse de 20% du salaire des frontaliers n’est pas suffisante ?

      Pour ceux qui n’auraient pas suivi : Si vous gagnez 4000.-, en arrivant a la frontière vous les changez on vous donnait 3252€, tandis qu’à partir de ce matin vous vous verrez remettre 4000€. Si ça c’est pas de la bonne nouvelle ?

      Je ne vous apprends certainement rien mais la tournure de phrase de votre 3) méritait précision ….

      1. Bonjour,
        En fait, lorsque j’ai rédigé l’article, la partie économique était positionnée avant la partie « personnelle ». D’où mon commentaire, car il est évident que le fait que l’économie suisse risque de ne pas aller très bien est une mauvaise nouvelle pour tous, Suisses et étrangers.
        Pour ma part, qui ne suis pas frontalier, je ne peux que me réjouir que les frontaliers puissent avoir ce gain de pouvoir d’achat (qui n’est, rappelons-le, que temporaire) : tant mieux pour eux, même si, au global, je ne crois pas que ce soit une bonne nouvelle.
        Je ne comprends d’ailleurs pas que cela puisse poser problème à des personnes qui ne sont elles-mêmes pas concernées (car non frontalières) mais c’est un autre débat.

      2. c’est pas parce que l’on gagne 4000 FR que l’on ramène forcément 4000 eur en france !! on a des crédits maison , voitures qui sont pris directement sur le compte suisse! c’est pas non plus la grande fortune comme vous pouvez le dire…

    5. il y aura encore plus de dumping salarial. Il ne faut pas se voiler la face, il existe déjà.
      Donc les entreprises proposeront encore moins aux français à l’embauche

      1. Bonjour Valérie,
        Cela dépend des postes (j’aime rappeler que pour les postes les plus qualifiés les frontaliers sont mieux payés que les résidents) et des secteurs. Les secteurs qui abusent déjà risquent bien d’aller encore plus dans ce sens. Fort heureusement, pour certains secteurs et certaines entreprises, il y a des CCT avec en général les salaires minima.

        1. Bonjour pas d’accord avec vous ou alors vous n’etes pas du tout au courant de comment cela fonctionne en suisse , si on embauche des cadres francais ce n’est qu’une histoire de salaire et c’est très rare ceux qui touchent plus que les résidents parce que le qualité du travail n’est pas la même,renseignez vous mieux car vos articles incitent les frontaliers à tous venir en Suisse et à casser le secteur de l’emploi chez nous car ils sont sous payés mais cette annonce de la BNS d’un coté va montrer aux patrons Suisse que la roue tourne et que la qualité du travailleur Suisse ne se monnaye pas par rapport aux frontaliers……….

          Cordialement

          1. Si je me réfère à l’enquête sur les salaires de l’Office fédéral de la Statistique dont vous trouverez les liens sur notre page Salaires en Suisse, les frontaliers ayant les postes les plus qualifiés sont mieux payés en moyenne que les salariés suisses ayant aussi les postes plus qualifiés. Même chose pour les étrangers titulaires d’un permis de résidence.
            Dans la pratique, je remarque la même chose dans beaucoup de secteurs, avec, il est vrai quelques exceptions.
            En revanche, pour les postes les moins qualifiés, la tendance s’inverse et les frontaliers (et étrangers) sont moins bien payés que les Suisses. Pour les activités dites temporaires, c’est même jusqu’à 20% de salaire en moins. Je pense que votre commentaire est relatif à ce que vous connaissez, probablement un tel secteur.

            Nos articles ne font en rien l’apologie de la Suisse et n’ont pas pour but d’inciter les étrangers à venir y travailler (ils n’ont pas besoin de nous pour cela), mais à les informer et faire en sorte qu’ils fassent les bons choix. Notamment, je suis très remonté contre le dumping salarial (voir cet exemple édifiant pour le secteur de la Construction) sur mon blog. Si les institutions européennes et cantonales référencent notre site, c’est que nous ne savons « un peu » comment cela fonctionne ici.

            Je ne crois qu’on puisse opposer la qualité du travailleur suisse et celle du travailleur étranger. Les personnes sont souvent bien formées des 2 côtés, c’est la différence de formation qui pose problème, et la culture, pas la qualité. Les habitudes de travail jouent également pour beaucoup, et je trouve qu’en la matière certains frontaliers doivent faire des efforts pour s’adapter, car c’est un vrai problème. En revanche, le salaire, dans ces secteurs qui jouent le dumping, est effectivement souvent le sujet. On sait enfin que la Suisse a un peu oublié le volet formation dans certains secteurs, ce qui rend forcément attractif des employés venant d’ailleurs et qui sont eux, au bénéfice d’une formation plus adaptée.

            Selon moi, et sans vous faire un mauvais procès, votre commentaire tient plus de la propagande anti-frontalier ou anti-étranger : nous connaissons ce type de commentaires qui n’ont qu’un but : désinformer et dissuader coûte que coûte les étrangers qui pourraient lire ces lignes.
            Selon moi, ce n’est pas aux frontaliers ou aux étrangers qu’il faut s’en prendre, mais à ceux qui les embauchent à des conditions parfois intolérables et qui, comment vous dites, cassent le marché. Mais il est plus facile de pointer du doigt l’autre, l’étranger, plutôt que telle ou telle entreprise implantée. C’est, selon moi, du pur déni.

            Pour finir, si la Suisse a autant de mal à mettre en oeuvre la votation du 9 février, c’est bien que les étrangers sont totalement indissociable de l’économie suisses. Ils font partie du paysage, depuis des années, et cela ne devrait pas changer fondamentalement à mon sens.

          2. ah c est la meilleure celle la le suisse travaille mieux que le Français ou l Etranger.
            Faut vraiment arreter de se croire les meilleurs, c est comme ceci que la chute sera encore plus dure a digerer.

            je suis paye autant voir mieux que mes collegues de travail suisse.
            Et peu importe le sexe, meme des femmes sont mieux payees que des hommes, mais ca on le dit pas trop cela risquerai de vous choquer tout autant

    6. Je suis frontalière et cela me fait un peu peur, aujourd’hui c’est avantageux pour les frontaliers (hélas le salaire est déjà versé), mais est-ce que le taux de change ne risque pas de faire l’effet inverse, vent de panique, et le franc suisse peut soudain baisser et devenir très très désavantageux pour les frontaliers?

      faut-il aller bloquer le taux de change à notre banque?

      Et ce n’est donc pas le bon moment pour acheter maintenant dans l’immobilier à la frontière?

      1. Bonjour Julia,

        Concernant le fait que le CHF puisse baisser face à l’euro après cette situation, je n’en sais rien mais je ne crois pas. Ce serait pour les frontaliers une mauvaise nouvelle, mais une bonne pour l’économie suisse en général. Je ne cèderai pas à la panique, mais toutefois rien ne vous empêche de bloquer une petite partie de vos revenus avec ce taux de change qu’on peut juger avantageux.
        Pour ce qui est d’acheter dans l’immobilier, je pense au contraire que c’est le bon moment pour un frontalier, le problème c’est ce qu’il y a sur le marché : les taux sont historiquement bas, mais il y a peu de programmes neufs, et de l’ancien à des prix qui ne sont pas dans le marché car détenus par des frontaliers qui ont eux-même acheté à un moment où le taux était entre 1,50 et 1,60. Sachant qu’aujourd’hui il est à 1, je vous laisse imaginer la plus value qu’ils doivent faire pour compenser la perte du taux de change. Cela explique en grande partie les prix très élevés, et surtout le fait qu’il n’y ait peu de transactions depuis plusieurs mois.

    7. C’est tout simple. Beaucoup annonce une recession en 2015 (contre près de 2% avant) suite a l’appreciation massive du CHF donc les entreprises vont non seulement geler toutes embauches mais aussi licencier a tour de bras.
      Quand ton produit est 20% plus chère du jours au lendemain c’est laisse de grosses traces…. Il vaut mieux pas a avoir a chercher un job en Suisse en 2015…..

      1. C’est à mon avis noircir le trait. Ce que cela veut dire surtout, c’est que les entreprises feront moins de marges. Pour la plupart, elles ont cette possibilité. Comme la majorité des entreprises suisses sont des PME, elles n’ont pour la plupart pas forcément d’actionnaires « gourmands » réclamant des dividendes au détriment de l’appareil de production ou d’exploitation. Par ailleurs, beaucoup d’entreprises sont actives sur des marchés de niches où le prix est certes important mais pas crucial.
        Je reste confiant mais ce ne sera pas simple.

    8. Bonjour,

      Je fais suite à la remarque de Benjamin opposant les « genevois » aux « frontaliers ». Je suis genevoise ET frontalière et oui, et je ne suis pas la seule.
      Je suis très agacée que nous soyons souvent considérés comme étrangers par les suisses. Il faudrait dire à mon sens « résident suisse » et « frontalier » dans ce cas.

      1. Bonjour Nathalie,
        Tout à fait d’accord. Il m’arrive moi-même de faire l’amalgame, et j’essaye de rectifier quand c’est possible.
        C’est un débat intéressant, particulièrement à Genève où finalement beaucoup de frontaliers sont suisses.

        1. Suisse ou français, un frontalier reste un frontalier. Il veut surtout profiter de tous les systèmes pour son propre compte sans se soucier des autres.

          Je suis suisse et je vais habiter en france pour bénéficier de prix interréssant sans se soucier des francais qui voient le prix de l’immobilier exploser.

          Je suis francais et je travaille en suisse sans me soucier des suisses qui pointent au chomage car je prends leur place de travail.

          Il semble donc logique que les citoyens ne les portent pas dans leur coeur.

          ABE…

          1. C’est malheureusement un raisonnement simpliste qu’il est plus facile de prendre comme tel que d’analyser une situation qui est beaucoup plus subtile et surtout beaucoup plus contrastée.
            Mais vous avez raison, si certains s’arrêtent à de tels raisonnement, on n’a pas gagné !

          2. Eric
            l immobilier monte peu importe que le Suisse vienne ou pas habiter sur France
            Les statistiques Suisses montrent que les frontaliers dans 90% des cas ne prennent pas la place des chomeurs Suisses…dommage pour votre argument simpliste non?…

      1. Bonjour JC,
        Une majorité de frontaliers vont payer (ou payent d’ailleurs déjà) une prime d’assurance CMU qui représente un montant important pour certains.
        Dans la mesure où cette prime est payée en euros, et le franc suisse ayant pris 20% par rapport à l’euro en un jour, on peut donc estimer que les frontaliers gagneront en quelque sorte 20% (ils devront dépenser moins de CHF pour payer la même prime).

        1. Bonjours,
          Les frontaliers gagneront peut etre 20% en 2015 esur la CMU si le taux de change reste à la parité.
          Par contre il pourront perdre beaucoup en 2016 si le taux rebaisse puiqu’ils paieront sur un revenu 2015 supérieur grace au taux de change avantageux.
          J’attends de voir quel taux de change sera pris en compte pour les calculs et ne suis pas du tout sure qu’il soit en notre faveur…
          L’effet sur la CMU me semble de ce fait difficile à quantifier.!
          Il y a aussi un autre impact qui n’a pas été souligné : les impots pour les couples mariés vivant en France avec 1 frontalier + 1 personne travaillant en france… On va se prendre une augmentation des 2 cotés. A geneve parceque la part du conjoint travaillant en France va etre plus forte. Et en France car notre assiette va etre relevée. Sachant que coté France on ne peut pas le calculer en avance, je suis sure qu’un certain nombre de familles pourraient basculer dans le rouge…

          1. Même pour les impôts c’est le jackpot pour les frontaliers: Surtout pour les couples dont l’un des 2 travaille en France (mon cas). les revenus convertis en euros augmentent de 20% par contre le barème d’imposition à la source non seulement ne bouge pas puisqu’il est calculé sur le revenu brut en CHF, mais encore mieux que cela il baisse !!
            En effet pour les couples frontaliers dont l’un travaille en France et l’autre en Suisse il faut appliqué depuis 2014 le barème ajusté. En fin d’année nous devons déclarer les revenus en euros de mon épouse et l’administration fiscale cantonale des impôts recalcule notre barème (lien ci-dessus) et nous rembourse le trop perçu. Du coup les revenus de mon épouse sont converti en francs suisses, ce qui fera un montant 20% moins élevé pour elle et le barème va descendre. Je gagne sur les 2 tableaux:
            – Mon taux d’imposition à la source était 2.23% et il tombe à 1.40% (ça me fait 737 CHF net de plus par an)
            – Mon salaire net augmente de 20%
            Notre revenu imposable converti en euro explose et les impôts que l’on devra payer en France sur les revenus de mon épouse vont augmenter de 440€ (j’ai fait la simul sur impots.gouv.fr), mais c’est bidon puisque de toute façon on les fait péter sans problème avec les crédits d’impôts ( intérêts d’emprunt + travaux dans la maison)

            1. Bonjour,
              C’est un cas particulier, mais merci pour votre témoignage positif. Pour la plupart des frontaliers, les impôts à Genève, avec le nouveau barème, ont augmenté, compte tenu de la manière dont il est fait. Nous parlions du barème C pour frontalier dans cet article il y a quelques mois.

            2. Bonjour David,
              Cette information émanant du site internet du groupement des frontaliers est erronée comme pas mal de leur publications malheureusement. Si on les écoutent les frontaliers dont le conjoint travaille en France est imposé comme si le conjoint gagnait 65’000 CHF par an. Ceci serait donc une arnaque complète puisque gagner plus de 5000 € par mois en France est quasiment impossible. En fait il y a une démarche à faire chaque début d’année auprès de l’administration fiscale cantonale (AFC) et c’est vrai que le frontalier qui ne fait rien se voit appliquer par défaut ce baréme C astronomique. Voici la démarche à faire et c’est ce que j’ai fait moi-même en 2014:
              en début d’année il faut faire une demande d’ajustement de barème à l’AFC. C’est un formulaire à remplir en ligne en quelques clics, pour résumer vous indiquer le salaire envisagé de votre conjoint travaillant en France pour l’année à venir. Vous obtenez immédiatement votre nouveau barème, vous imprimer, signer et envoyer le formulaire à l’AFC et à votre employeur pour qu’il applique ce nouveau barème. Dans mon cas je suis marié avec 3 enfants et pourtant mon barème appliqué est le C5 alors que si je ne fait rien par défaut on m’applique le C3, cela fait une différence de 8%. Ensuite en fin d’année vous envoyé à l’AFC les revenus déclarés de votre conjoint en France, ils utilisent alors un nouveau barème qui s’appelle le barème ajusté et dans tous les cas ils vous rembourse de l’argent (1500€ dans mon cas) car ils se gardent une petite marge avec le barème C. Pour connaître exactement son taux d’imposition il faut donc convertir les revenus de votre conjoint en francs suisse et les ajouter au votre et regarder le taux correspondant dans barème ajusté.
              Si je ne m’étais pas renseigné on m’aurait prélevé 9.77% à la source soit 10551 CHF sur l’année, alors qu’au final je n’ai payé que 1.67% soit 1803 CHF. Le plus grave c’est que bon nombre de couple frontaliers ont décider que le conjoint travaillant en France démissionne et arrête de travailler car ils ont fait le calcul en se basant sur cette information erronée du groupement des frontaliers. C’est dramatique car maintenant que le francs suisse à pris 20% l’impôt prélevé à la sourcee est devenu dérisoire. Si je converti tout en euro (facile maintenant) je gagne 89840 € net par an et on me prélève 1803 € d’impôt à la source. Si je devais payer l’inpôt en France (comme avant quand j’étais frontalier à Lausanne) nous devrions payer 10’835 € d’impôt pour le couple avec un revenu cumulé de 104’240 € net. Dans le cas actuel je paye 1803.60€ en Suisse plus 1’496€ en France soit 3300 au total. 3.17% de nos revenus au lieu de 10.39% en France ! Mon épouse et mes 3 enfants bénéficient de la CMU en France et moi je paie que 380€/mois d’assurance maladie en Suisse (j’ai refusé de payer 6% de nos revenus à la CMU j’ai donc souscrits à la LAMAL).
              Moralité: les couples mixtes frontalier/franchouillard peuvent très bien s’en sortir, en n’écoutant pas bêtement ce que l’on peut lire ici où là mais en se renseignant auprès des bonnes institutions.

            3. Le Groupement transfrontalier européen a communiqué largement sur cette problématique bien avant l’introduction de ces nouveaux barèmes d’imposition.
              Des informations ont été publiée sur notre site Internet, sur notre newsletter, dans notre frontalier magazine, sur les réseaux sociaux, en conférences, au Salon des frontaliers, …. Le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons expliqué aux frontaliers des centaines de fois les démarches à effectuer pour être taxé sur le salaire réel du conjoint français et non sur un salaire fictif de 65 000 CHF.
              D’autre part, nous nous permettons de vous préciser que c’est grâce à l’intervention du Groupement transfrontalier européen que le Canton de Genève a accepté d’introduire une rectification sur le salaire réel. Nous avons débuté les négociations plusieurs mois avant la mise en place de cette réforme et vous ne pourriez pas aujourd’hui en bénéficier sans le travail de notre service juridique et fiscal.
              Vous avez, à ce qu’il nous semble, bien compris le mécanisme de rectification et vous en êtes également satisfait. Sachez donc que c’est grâce à l’action du Groupement transfrontalier européen que vous en bénéficiez.

              Cordialement.

            4. C’est n’est pas un cas particulier,: il concerne tous les frontaliers mariés. Le barème C est un barème temporaire, il est utilisé par l’employeur pour prélevé l’impôt à la source mais le taux définitif est déterminé par l’AFC en fin d’année. Seul le frontalier dont le conjoint gagne 65000 CHF ne verra pas sont imposition recalculée. Donc à moins que votre connjoint(e) gagne plus de 65 K/an, l’AFC devra vous rembourser une partie de l’impôt prélevé chaque année. Si vous voulez comparer avec l’ancien barème B il faut alors prendre le barème ajusté dont je vous ai donné le lien précédemment. Je crois que beaucoup de frontaliers l’ignore et ne réclame rien à l’AFC, dans ce cas la Suisse conserve le trop perçu et ne court pas après vous pour vous rembourser. Dans ce cas uniquement vous pouvez dire que le barème C est désavantageux. Je vous invite à consulter la procédure concernant ce baréme ajusté et vous constaterez qu’il est plus avantageux que l’ancien barème B

        2. On va faire simple :

          la CMU est basée sur le revenu fiscal de référence en euros. Celui est calculé à partir du revnu en CHF en appliquant un taux de change moyen sur l’année ( c’est pas les 14 jours dejanvier qui vont changer la donne ).
          Le revenu fiscal de référence sera mécaniquement augmenté, la charge CMU en euro aussi, mais la conversion de change ramenera tout ceci à :

          0% de différence en temps de travail

          Faudrait bosser les maths les gars

          1. Encore une fois, ce n’est pas exact, même si, dans la plupart des cas, ce ne sera pas loin de la réalité : le RFR inclut les revenus issus de Suisse mais également d’autres revenus qui ne le sont pas et qui ne sont donc pas soumis au taux de change : le différentiel de taux de change n’est donc pas appliqué tel quel (et il y aura un an de décalage, voire deux selon la date de rentré à la CMU de toute façon).
            Même si, j’en conviens, les revenus suisses sont en général les plus importants, ce n’est pas nécessairement vrai pour tout le monde. Merci de nous apprendre à compter 🙂

            1. Faisons plus simple que l’ironie, démontrons :

              RFR en francs suisse : 120’000 CHF
              RFR (foncier etc) en euros : 13’000 euros

              Cas n°1 :
              Taux de change 1.2
              RFR salaire en euro : = 120’000 / 1.2 = 100’000 euros
              Total RFR 113’000 euros.
              CMU payée = (113’000-9’601)*6% = 6’203.94

              Cas n°2 :
              Taux de change 1.00
              RFR salaire en euro : = 120’000 / 1.2 = 120’000 euros
              Total RFR 133’000 euros.
              CMU payée = (113’000-9’601)*6% = 7’403.94 euros

              La CMU va donc augmenter et l’augmentation due à l’effet de change sera compensée par ce même effet de change.

              Les revenus en euros ne rentrent absolument pas en ligne de compte pour cette soi-disant perte ou économie en CMU.

            2. Ce que vous écriviez dans votre commentaire précédent que je n’ai pas publié (car pas très sympa) n’est pas exactement ce que vous écrivez ici, qui correspond bien à mon commentaire précédent (ouf). Mais je joue sur les mots car le calcul fait ici met en exergue le poids du salaire par rapport au reste dans le RFR.
              Il est clair que mon intervention dans l’article est fausse dans beaucoup de cas (sauf par exemple dans le cas de personnes ayant de gros revenus fonciers ou ayant effectué des plus-values ce qui, je vous l’accorde, n’est pas le plus courant). J’avais en tête le décalage d’un an, voire deux pour le calcul de la CMU, qui pourrait être favorable pour la plupart, et ai un peu oublié « la suite ». Mais le « gain » (si tant est qu’on puisse parler de gain) est clairement provisoire.
              Merci pour votre implication quoi qu’il en soit, et la prochaine fois soyez un peu plus sympa 🙂 !

        3. Les francaise doivent payer une prime cmu qui est proportionnelle a leur salaire en euro (6% du revenue fiscal de ref puis 8%).
          Si le franc Suisse augmente de 20%, ils devront payer 20% de prime en plus et pas en moins…
          C est tout le contraire de ce que vous dites. Le calcule se fait sur les revenus de l annee precedente, mais ca ne change rien, il y a un rattrappage l annee suivante avec un taux de change majoré.

          1. Bonjour,
            Merci pour votre intérêt.
            Ce n’est pas aussi simple que cela, le texte a été modifié et de nombreux commentaires ont été fait sur ce sujet. J’ai fait mes modifications et amende honorable. Lisez 🙂

    9. Pour la CMU, je pense que le bénéfice ne sera pas aussi certain… La CMU se base sur le RFR qui est exprimé en euros donc après la conversion CHF vers EUR. Donc le RFR devrait mécaniquement augmenter de la même façon que le taux de change… sauf si le taux utilisé pour la déclaration fiscale est représentatif du taux moyen de l’année 2014. Donc au final, les répercussions sur la CMU se feront sentir avec une année de retard et suivant le taux moyen pour l’année 2015.

          1. En fait c’est un peu plus subtil que cela puisque le RFR, qui sert de base de calcul pour la CMU, est différent du revenu imposable. Mais dans l’esprit, je vous l’accorde, c’est grosso modo la même chose avec un décalage d’un an.

            1. et dans le RFR il y a les revenus fonciers apr exemple.
              Pas sure qu’une personne travaillant en France paye une cotisation maladie sur un investissement locatif…
              C’est un autre débat je vous l’accorde mais cela me semble important de le préciser

    10. Bonjour,
      Je vous remercie pour votre travail et vos articles que je consulte depuis mon arrivée (il y a peu) dans la région.
      Je souhaiterai vous demander votre avis, même j’ai pu avoir déjà des indications de réponses.
      Cette situation a-t-elle des précédents ? En 2011 j’ai cru comprendre que la BNS a réagit très vite avec la taux plafond. Aujourd’hui, pour faire un électrochoc ou pour d’autres raisons que mes notions en économies ne comprennent pas, ils retirent ce taux plafond.
      Tout comme Julia, je dois avouer que ce n’est pas forcement le fait de « gagner » plus grâce à ce taux avantageux qui me fait réfléchir, mais plutôt « et si » sans ces barrières le taux descend en dessus du taux appliqué par la BNS. Mais les prochains jours pourront nous éclairer sur la situation…

      Je pense que certains se sont rué vers leur établissement bancaire afin de fixer le taux du jour pour une durée de 6 ou 12 mois. Mais que conseilleriez-vous à un p’tit nouveau dans la région ?
      Attendre le début de la semaine prochaine ?
      Suivre le taux pour éviter le passage en dessous du taux plancher et agir pour « sauver les meubles » ?
      Figer un taux pour un % des revenus CHF pour « profiter » de cette situation ?

      Je vous remercie pour votre réponse et pour vos analyses,

      Mathieu

      1. Bonsoir Mathieu,
        Le taux plancher est quelque chose qui est, selon moi, unique dans l’histoire (récente) du pays. Du coup, je ne pense pas qu’il y ait de précédents.
        Pour ce qui est de garantir le taux, pourquoi pas, dans la mesure où ce taux vous convient, et comme le mieux est l’ennemi du bien, allez-y. Il faut, à mon sens, raisonner en se disant que de toute façon, les conditions actuelles de taux, ce n’est que du bonus.

    11. Bonjour,

      Vous dites que le secteur bancaire va être touché et va perdre de la compétitivité. Pouvez-vous expliquer en quoi un établissement comme UBS par exemple va être affecté par cette hausse du franc et en quoi sa compétitivité vis-à-vis des autres banques sera diminuée?

      Merci!

      1. Bonjour,
        En fait, je vois 2 effets :
        1/ on ne le sait pas mais les exportations nettes de services financiers représente 13,5 milliards de CHF, soit 20,3% de l’excédent de la balance suisse des transactions courantes (chiffres 2012). Dans le détail, on trouve des commissions mais surtout des émissions de titres, des commissions boursière et également la rémunération de la gestion de fortune. Je pense que ce qui se passe n’ira pas dans le sens de ces 3 derniers postes d’où une perte pour les banques.
        2/ l’impact sur l’économie devrait aussi être significatif avec des pertes d’emploi et des baisses de marges, ce qui signifie également moins d’opportunités d’épargne ou d’emprunt pour les établissements bancaires, et donc une baisse de leurs résultats.
        En relisant mon texte, je pense que le secteur sera touché mais pour ce qui concerne la compétitivité, c’est peut-être moins évident : vous avez eu raison de poser la question.

    12. Commes les taux des emprunts immobiliers sont bas il peut être intéressant d’acheter en zone frontalière. Dans ce cas un frontalier doit-il préférer un prêt en CHF ou en EUR ?
      Les taux sont plus intéressants en CHF mais on peut penser que le CHF va encore s’apprécier par rapport à l’EUR rendant plus facile le remboursement d’un prêt en EUR à partir d’un salaire en CHF.
      Votre avis ?

      1. Bonsoir Daniel,
        Cela dépend du temps que vous pensez rester en Suisse, mais supposons que vous souhaitiez y rester toute votre carrière.
        A ce niveau de taux, je pense qu’un emprunt en euro est tout à fait raisonnable, et vous permettra, notamment si vous vous retrouvez au chômage (donc payé en euro), de ne pas subir de changement trop important.
        En revanche, sur une durée longue, rien ne permet de savoir dans quel sens les devises vont évoluer et on peut imaginer qu’un seul emprunt en euro .
        Une solution, pour « lisser » le risque, consisterait à faire un « mix », et de partager votre prêt entre un prêt en euros, et un autre en francs suisses. C’est également une possibilité.

    13. Merci de votre article, M. Talerman. Je me permets toutefois d’observer que pour le citoyen suisse la réévaluation du CHF devrait en effet avoir aussi des aspects positifs, et pas des moindres. Par exemple, tous les produits importés de la zone Euro devraient dans les prochaines semaines, en principe, côuter le 15 ou le 20% en moins pour le consommateur suisse. En particulier les aliments (viandes, charcuteries, pâtes, etc.), les textiles, les motocycles, sans oublier les voitures et les produits de luxe.. A ce propos il ne serait peut-être pas inutile d’inviter les Suisses à différer de quelques jours, ou de quelques semaines, leurs achats importants. Dans l’attente que les lois du marché s’imposent, malgré et contre la possible « résistance » des importateurs e des revendeurs..

    14. Bonjour Monsieur
      Merci pour votre article
      nous habitons et travaillons en suisse a zug
      En lisant les infos cette apm
      Ma femme a souhaite faire un virement sur un de nos comptes suisses: 20000 francs: trouvez vois que cela vaut le coup pour in fine gagner 1000 euros sachant que les suisses ont reputés « jouers » sur les marches et qu’ils peuvent parfaitement recaper a nouveau dans qqs joirs…
      Autre chose jai aussi une somme dargent beaucoup plus important… dans un compte non OCDE avec une devise autre que l’euro ou le dollars.. je souhaitais la rappatrier ces prochains mois afin d’acheter un bien ici…
      Ma question est: plutot que faire ca purrais je les rappatrier xomme prevu mais dans un aitre but: « jouer » avec les monnaies..
      ainsi: rapatrier disons 100 ou 200k chf ici puis les envoyer sur un de nos.comptes francais en europe??
      Bien sur c’est l’état francais rapace qui me fait peur … peur quils me pose des questions et bloquent l’argent..
      je tiens encore a vous precider que je ne suis pas un francais  » fraudeur  » comme on nous qualifie dans la presse franvaise..
      Nous travaillons et vivons depuis 6 ans en suisse allemanique et avons de bons jobs..et avaons travaillez dur pour amasser cet argent ..
      comme vous lavez compris ce ne sont pas pour les 20k… que je minterroge.. ca peut aller) mais pour mon autre compte hord ocde… letat francais peut il demander des preuves sachant que vela viendrait in fine de suisse pour eux?
      Et ce meme si ke travaille ici et ai le droit davoir un compte a hk singapour dubai les caimans ou autres?
      Cela peut paraitre bête ou naif surtout..comme questions. Depuis beaucoup de gens ont la meme idée et ca peut faite boule de neige et donc etre bloque par la suisse?
      . mais bref c’est tentant sachant quen faisant cela je peux gagner 20 ou 40k …
      Merci par avance!!

    15. Cher Monsieur Talerman,

      Merci pour l’ensemble de vos sentiments et pour les quelque conseils pour ceux qui veulent bien les prendre!
      Vos remarques sont pertinentes et intéressantes, alors j’en profite pour avoir aussi votre avis plus détaillé au sujet des prêts immo en CHF lorsque nous sommes frontaliers.
      Je ne comprends pas bien pourquoi cela affecterai les remboursements mensuels puisqu’en fait la somme à rembourser reste identique….sans oublier que dans notre cas, le taux est capé à +1 et – 1
      Bref je m’interroge sérieusement, ayant (bien) acheté dans l’ancien en 2015 à un taux de 1,8% . Quand je dis ‘bien’ j’entends par là un bon prix face au marché comme vous le citez complètement au dessus de la réalité que ce soit dans l’ancien comme dans le neuf, j’irai plus loin en disant que le neuf est nettement plus surévalué ces dernières années que l’ancien !

      D’avance, merci pour votre point de vue.

      1. Bonsoir Christophe,
        Cela n’affectera en rien les remboursements mensuels puisque effectivement ils sont en CHF lorsque vous avez contracté un prêt en devises.
        En revanche, c’est à la revente que se pose le problème comme indiqué dans l’article (dans le cas où le bien n’est pas amorti complètement bien sûr).

    16. Que faire de ses économies en Francs? (Tout en sachant que nous voulons faire un investissement immobilier en France dans l’année) Les changer directement en EURO ou attendre encore dans l’espoir que le franc continue a monter?

      1. Etre trop gourmand n’est jamais bon… la parité s’est déjà pas mal non?

        Certe si dans 15 j c est a 1.10 vous me direz que j avais raison, sinon que je disais des bêtises…

    17. Bonjour,

      Tout d’abord merci pour cet article. J’ai tout de même une question. Pour un établissement comme UBS, quelles vont être les conséquences subies par ce choix de la BNS?

      Merci pour votre réponse!

      Etienne

    18. Bonsoir,

      Très surprise de la nouvelle du jour, j’arrive depuis peu en Suisse pour y travailler, c’est plutôt pas mal!
      Ayant gardé le 1/3 de mon premier salaire de décembre en banque Suisse, je ne possède pas de rappatriement automatique chf-euros, je n’ai pas souscris à de contrat particulier, c’est moi qui fait la transaction.
      Quelle est la solution aujourd’hui pour bénéficier du taux avant qu’il n’augmente?
      Comment je peux bloquer un taux à temps sans contrat…
      Merci pour vos commentaires

      Claudine

      1. Bonsoir Claudine,
        La plupart des banques françaises en zone frontalière proposent des solutions de rapatriement pour les frontaliers. En particulier, des services de garantie de change permettent de bloquer aujourd’hui un taux pour plus tard. Allez voir une des banques que nous citons dans notre pages banques pour frontaliers, elles auront une de ces solutions à vous proposer. Donc on peut bloquer un taux de change, mais toutes les banques ne le font pas.

      1. Bonsoir Nicolas,

        Je ne peux pas répondre à cette question, car cela dépend de chacun, et de sa sensibilité au risque. Aujourd’hui, le taux de change est incontestablement favorable pour les frontaliers : si cela vous convient, alors effectivement il faut peut-être convertir.
        D’autres souhaiteront attendre davantage pour avoir « plus ». En ce qui me concerne, je trouve qu’un gain de pratiquement 20% sur le pouvoir d’achat, c’est déjà énorme !

    19. Bonsoir, plusieurs posts sont entre autres consacrés à l’achat/la vente de biens immobiliers. Mais qu’en est-il de la location? Je suis locataire en France mais la propriétaire rembourse son crédit en chf. Nous nous étions entendus sur un loyer mensuel en euros, convertis ensuite en francs suisses. Mais au vu de la situation actuelle, je ne peux m’imaginer payer un loyer 1:1…

      1. Bonjour Jeanne,
        C’est un contrat atypique. Normalement, dans un contrat de location, le loyer est fixe… Je crois qu’il va falloir discuter avec la propriétaire. Mais vous mettez ici en lumière le sujet de la l’investissement locatif, qui sera également bien mis à mal avec cette nouvelle donne.

      2. Bonjour,

        A mon avis, si votre contrat de location est libellé en Euro, la somme due reste en euros. Que ce soit ensuite converti en Chf n’a rien à voir avec le contrat lui même.

        1. Merci Bernard pour votre réaction. Avant la signature du bail, nous nous étions entendus disons « verbalement » sur un montant en euros, mais dans le bail le montant est en CHF. Ce qui ne correspond plus tout à la réalité des prix pratiqués sur le marché locatif actuel.

    20. Sur la partie immobilière, même sans la volonté de vendre, il y a de fortes chances de voir les banques taper aux portes de ceux qui ont des emprunts en francs suisse. La valeur du bien traduite en franc suisse a fortement été dévaluée aujourd’hui et va entraîner des demandes de couvertures de la part des banques. Préparez-vous ….

    21. Bonjour

      Je suis frontalière et actuellement en plein achat immobilier, le credit en devise est bien parti pr être accepté.
      Si je comprends bien j’ai plutôt intérêt à signer mon offre de crédit actuellement avec un taux de chf suisse bas afin d éviter de devoir revendre plus tard mon bien bcp plus cher pr palier a la perte dur a l ancien taux comme ceux qui ont acheté quand le cours était a 1.5?

      Merci de votre réponse

      1. Bonjour Magalie,
        J’espère surtout pour vous que rien n’est prévu dans le contrat pour s’adapter à ce genre de situation.
        Regardez bien les détails du contrat et faites confirmer ceci par votre banque.

    22. Voici un 1er exemple de l’impact négatif sur les banques suisses, via Swissquote bank, qui doit provisionner 25 millions de CHF suite à la décision de la BNS de supprimer le taux plancher. Cela illustre un des échanges que nous avons eus sur cette page. Il est probable que tous les autres établissements financiers fassent de même. Si provision ne veut pas dire perte, c’est pour autant un impact sur le plan des résultats.

    23. Une question pour un frontalier qui ne le sera plus. Je vis en Suisse mais en tant que français car je travaille un peu trop loin de la frontière pour que cela soit intéressant de vivre en France et travailler en Suisse.
      Je désire construire ou acheter un bien immobilier en Suisse (avec le voeu de le revendre ou louer plus tard pour un retour en France après ma retraite). Quelle pourrait être l’effet de ce tsunami sur les taux hypothécaires des banques suisses, qui est déjà relativement bas actuellement?
      Merci pour votre papier et toutes ces réponses très instructives.
      Philippe

      1. Bonjour Philippe,
        La décision de la BNS de supprimer le taux plancher a été assortie d’une baisse des taux d’intérêt (taux d’intérêt négatifs) afin de dissuader les investissements en Suisse (en effet, une entité qui souhaiterait placer de l’argent en Suisse devrait payer pour le faire). Ceci a notamment pour but de limiter le renchérissement de la monnaie. Je pense qu’à moyen terme les taux ne devraient pas évoluer trop significativement, mais il faut partir du principe qu’ils ne peuvent que remonter… Le marché immobilier suisse commence à baisser un peu, depuis quelques mois. C’est probablement un bon moment pour acheter. Si vous le souhaitez, nous pouvons vous mettre en relation avec des professionnels de l’immobilier en Suisse.

    24. Autre effet dévastateur de la décision de la BNS : les collectivités françaises (inconscientes) qui ont, pour certaines, souscrit des emprunts dont les taux sont indexés au franc suisse.
      Pour ces collectivités, les intérêts sont simplement… multipliés par 3 ! Voir l’analyse en vidéo sur BFM TV.

        1. Ou pas… Vous pouvez bloquer le taux avec votre banque. Si le CHF baisse, continuez avec le taux bloqué, sinon rien ne vous empêche de changer ailleurs.

    25. Donc pour moi qui achète des produits a l’étranger ( italie ) et les revend a des clients suisses c’est plutôt bien en fait, ou j’ai pas bien compris, du coup je les achète moins chers!

    26. Bonjour,

      Je reviens sur les questions liées à l’achat dans l’immobilier : nous sommes sur le point de signer un compromis de vente pour un bien en france, avec l’idée d’emprunter dans une banque française. est-ce que cela veut dire qu’il est plus intéressant d’emprunter en devises ? si oui, est-ce qu’il faut « bloquer » (je ne connais pas le terme exact) le taux actuel ?

      Merci pour votre réponse !

      1. Le fait d’emprunter en franc suisse est une décision qu’il faut peser. Les frontaliers étant payés en franc suisse, le fait de faire un prêt en devises prend du sens car cela réduit le risque de change sur la durée. En revanche, ce risque de change existe dès qu’on parle de revente. Dans votre cas, si vous empruntez à parité, et qu’au moment de la revente de votre bien immobilier (en supposant qu’il vous reste encore une dette), le franc suisse se déprécie, alors ce sera avantageux. A l’inverse, si le franc suisse augmente, ce sera moins avantageux car l’acheteur vous paiera en général en euros, et il faudra donc débourser plus d’euro pour rembourser le même montant en francs suisses (bien sûr, l’amortissement du prêt fait que cela peut compenser, mais selon la durée et l’intensité de la variation du taux de change cela peut absorber la totalité d’une éventuelle plus value réalisée.
        Ces derniers mois, des prêts immobiliers pour frontaliers sont en deux partie : un en euro, l’autre en CHF, ce qui permet de limiter le risque.
        En cas d’intérêt, nous vous invitons à contacter notre partenaire, spécialisé en prêts immobiliers pour frontaliers.

    27. Bonjour,
      Merci David pour cet article très intéressant.

      Je me pose une question quant aux prêts.
      Cela aura t-il des conséquences sur les prêts en devise réalisés pour l’acquisition d’un bien immobilier en France par exemple ? Pensez-vous que les taux d’intérêt vont évoluer ?

    28. Cher Monsieur,
      Je suis un pré-retraité suisse de 60 ans vivant en Crète pour l’instant. Mes économies en CHF sont destinées à l’achat d’une maison en France d’ici 2-3 ans. Vu ma petite LPP et malgré l’AVS dans 5 ans je ne pense pas revenir vivre en Suisse, ni y acheter un bien. Ai-je donc intérêt rapidement à changer toutes mes économies en euro? Merci de votre réponse.

    29. Bonjour. Et pour l’investissement locatif avec un prêt en CHF ? La banque m’a accordé un prêt en début d’année en CHF à 2,35%. Je travaille et habite en Suisse mais louerai ce bien en France voisine, donc en euros, pour couvrir les mensualités, mon revenu de mon travail (indépendante) ne me permettant pas pour l’instant de prendre en charge le remboursement du prêt.

      Compte tenu que je viens de recevoir l’offre de prêt qui ne tiens pas compte de ces changements, est ce que la banque doit changer cette offre ? Est-ce qu’il me convient plus de demander un prêt en Euros ? Est-ce que ce n’est plus convenable pour moi d’aller de l’avant avec ce projet ? Je vous remercie pour votre réponse. Je trouve cela très compliqué et ai peur de me planter complètement,

      1. Bonjour,
        Vous n’avez a priori aucun intérêt d’accepter cette offre car pour un même montant en euro converti en CHF, votre emprunt en CHF sera moins important.
        Exemple sur un emprunt de 100 000 EUR : il y a 3 jours, la conversion de 100 000 EUR donnait 120 000 CHF (montant à emprunter pour l’achat de votre bien).
        Aujourd’hui, pour un emprunt de 100 000 EUR, la conversion donne environ 100 000 CHF : votre emprunt vous coûte 20 000 CHF de moins…
        Appelez votre banque !

        1. Je vous remercie infiniment. Et ne vaudrait pas-il mieux de demander un prêt en euros directement ? étant donné que je rembourse le prêt en euros, avec l’argent de la location ?

      2. C’est le moment idéal au contraire pour contracter un prêt en CHF.
        Il ne vous sera débloqué que le montant nécessaire pour votre acquisition, don en gros en cas de statu-quo au niveau change,
        Vous allez avoir une mensualité en CHf qui va baisser de 16-18 %, par arpport à votre offre en main.
        La banque qui vous a fait l’offre vous renseignera sur ce point.

    30. Cher Monsieur,

      Je réside en Suisse & travaille en Suisse, mais une partie de mon porte-feuille est en EUR actuellement.
      Me conseillez-vous de vendre mes euros aujourd’hui? de patienter pour une potentielle « stabilité » à quelques semaines?
      Merci d’avance de votre retour.

      Meilleures salutations,
      Amélie

    31. Bonjour,

      Hélas !!! Je ne suis qu’un français travaillant … en France !!! Une catégorie que l’on oublie totalement dans toutes les conséquences possibles de cette baisse de l’euro. Une catégorie qui survie péniblement en haute Savoie (Thonon) au milieu des Suisses et des frontaliers. Je gagne 2500€/mois et oui, si si, vous avez bien entendu, tous les frontaliers qui lisent cela doivent sans doute se demander comment cela peut exister !!!
      La chèreté de la vie de la vie ici devrait mécaniquement encore augmenter puisque la majorité des personnes du Chablais auront les poches encore plus pleines. Et pour l’immobilier, moi qui voulais essayer de trouver un 2 pièces (après avoir économisé sous par sous), je pense que je vais devoir me faire à l’idée du … studio !
      Je pense que, comme moi, bon nombre de personnes dans mon cas se posent la question de survivre en déménageant, très loin de la Suisse. A quand des réserves de  »français travaillant en France », parsemées en haute Savoie, ou les frontaliers viendront , pour voir ces derniers spécimens, expliquant à leurs enfants que cette  »race » vivait jadis ici en grand nombre.
      Oui, pour nous, la proximité de la Suisse est plus que jamais la pire des calamités !!!

      Alors à tous ces frontaliers qui se plaignent de ne gagner que, très bien leur vie et qui voient aujourd’hui leur salaire exploser encore de 30%. Un peu de décence ne serait pas mal venu.

      Cordialement.

      1. Bonjour,
        Je ne crois pas que les gens se plaignent ou qu’ils soient dans l’indécence (ou alors je n’ai pas tout lu). Le fait de parler de revenu ou de salaire ne relève, à mon sens, pas de l’indécence.
        Il est très clair que pour une personne comme vous résidant en zone frontalière, avec un salaire français, ça doit être très difficile. Effectivement ne serait-ce que pour se loger, cela doit être très compliqué.
        Le problème ne vient pas tant des entreprises suisses qui paient mieux mais des entreprises françaises qui paient malheureusement pas assez leurs salariés (on en connait les raisons : trop de charges, un droit du travail beaucoup trop protecteur notamment)…

      2. Bonjour,
        Il n’appartient qu’à vous d’essayer de trouver un travail en Suisse si vous estimez que c’est un luxe…
        Personnellement, j’ai fait un choix : je parcours 130 km/jour 5 jours par semaine juste pour me rendre au travail, j’occupe un poste inférieur à mes compétences, je parle 2 langues étrangères plus de 42h/semaine, je m’adapte en + à un dialecte qui n’est pas le mien, par respect, et je n’ai que 23 jours de congés par an. Sans parler du fait que je suis peut-être en CDI, mais que je peux être mise à la porte du jour au lendemain…
        (Je ne citerai pas l’affiliation à la CMU qui est tout simplement scandaleuse et qui fait partie d’un tout autre débat.)
        Alors oui, je suis frontalière mais je joue le jeu ! Je ne m’en vante certainement pas, et je ne m’en plains pas non plus.
        Et parler d’argent, de taux de change et demander des conseils économiques n’est en rien un manque de respect ou de la frime vis-à-vis d’un travailleur français en France…!
        Alors à tous les gens qui nous dénigrent à longueur de journée par pure envie ou jalousie, je leur réponds la même chose : trouvez-vous un poste en Suisse également !! au lieu de vous apitoyer sur votre et notre sort !

        P.S.: je ne vous plaindrai sûrement pas avec vos 2500€ mensuels, vous devriez peut-être vous renseigner sur le salaire moyen d’un français avant de jouer à la victime…

        Et merci à vous pour cet article et vos commentaires.
        Salutations,
        Une Frontalière, exaspérée par les haineux !

        1. Je n’aurais pas dit mieux.
          Je plains sincerement les menages a deux salaires français et j ignore comment ils paient leurs loyers. Nous avons un salaire francais et un suisse et on peine certains mois… Donc arretons de marteler les frontaliers. le calcul est vite fait : on gagne 3000€ en moyenne pour un job moyen. on degage la CMU, le 3e pilier (faut bien se faire un retraite car ici c’est pas automatique) les frais de route (les 100km par jours c’est plus que commun et n oublions pas les peages), les 42h, pas de prime de fin d’annee ou de 13e, et la fatigue qui la ne se chiffre meme pas. sans parler de la crainte d etre vire du jour au lendemain et de l abus clairement des patrons qui savent que nous sommes constamment sur la sellette. bref on est a peu pres au 2500e annonce par ce monsieur quoi ! (desolee pour le manque d’accents mais je n’en ai pas sur le clavier) et franchement, je crois que j’en oublie…..

        2. Le raisonnement du genre « si t’est pas content, va travailler en Suisse » ne résout en rien les problèmes macro-économiques que certains dénoncent à juste titre.

          Si tous les salariés proches de la Suisse allaient travailler en Suisse et donc devenaient frontaliers (ce qui en pratique ne serait guère possible, mais admettons), où iraient-ils faire leur course, où iraient-ils faire réparer leur bagnole, où iraient-ils consulter un médecin et dans quelle pharmacie iraient-ils acheter leurs médicaments, où iraient-il placer mamie Germaine lorsqu’il faudra lui trouver une maison de retraite (etc…) ? On pourrait multiplier les exemples ainsi.
          Ils n’auraient guère d’autres choix que de « consommer » en Suisse, dans les cas où c’est possible, mais leur pouvoir d’achat en serait affecté.

          Le fait est que si les frontaliers vivent aussi confortablement, c’est simplement parce qu’ils profitent de deux pays où les coûts de la vie sont très différents, au dépend d’autres catégories de population (notamment ceux qui vivent et travaillent en France).

          C’est tout de même une problématique réelle qui ne peut pas se résoudre par le seul raisonnement simpliste du « ma gueule avant tout, et ceux qui y trouvent à redire sont des jaloux et des haineux et n’ont qu’à faire la même chose que moi ».

          N.B.: Pour ce qui est de l’affiliation à la CMU, à partir du moment où énormément de frontaliers ont refusé de contracter une assurance maladie en France sous prétexte qu’ils consultent essentiellement en France, je ne vois pas ce qu’il y a de scandaleux (c’est avant que c’était scandaleux).
          Il me semble normal qu’à partir du moment où l’on profite à fond les manettes du système de santé et de soins français, il faut en assumer pleinement son financement, sinon c’est du parasitisme.

          Je ne suis pas foncièrement anti-frontalier, mais je peux comprendre que la mentalité de certains frontaliers, arrogante, irresponsable et parasite, et finalement insupportable, peut en agacer plus d’un des deux cotés de la frontière.

            1. C’est à mon sens un peu plus compliqué que cela : vous aviez 3 régimes, dont un beaucoup plus intéressant pour la majorité que les deux autres pour la plupart des frontaliers. Si on vous propose 3 produits, un très cher et qui couvre mal, l’autre cher et qui couvre moyennement et pas partout, et l’autre moins cher et qui couvre assez bien, voire bien, vous choisissez lequel ? Après, le débat de fond sur le civisme est réel, mais c’est un autre débat.

          1. Bonjour Toto,
            Votre commentaire remet un peu de débat. Toutefois, concernant le 1er argument, le fait que tout le monde deviennent frontalier ne fera rien disparaître côté France puisque précisément ces mêmes frontaliers consommeraient les biens et services en France. Ce serait plutôt l’inverse (un développement des services côté France).
            Concernant le fait que ceux qui vivent dans la région et travaillent en France aient des difficultés, c’est très clair. Dire que les frontaliers sont là à leur dépend, je ne partage absolument pas votre avis. Qu’il y ait des impacts, certes.
            Pour ce qui concerne le comportement et les mentalités de certains frontaliers, je vous rejoins, mais nous ne pouvons pas juger une communauté en regardant les exceptions.

            1. Ce n’est pas tellement une question de régimes, mais surtout de financement d’un système de soin et de santé qui dans un pays comme la France est étatisé et réglementé, et basé sur la solidarité. Si on veut en profiter, il faut y participer pleinement et à la hauteur de ces moyens comme tous les assurés sociaux, ce qui n’était pas le cas avec ces assurances privées. Ce n’est donc pas un scandale de voir des frontaliers devoir y être affiliés, dans le sens où ils ont choisi de profiter pleinement d’un réseaux de santé et de soin financé par le sécurité sociale, plutôt que de choisir une Caisse-maladie en Suisse et se faire soigner là-bas.
              Ce système nécessite les efforts (financiers) de tous, on ne pouvait plus faire une exception pour une catégorie de population.
              Je dirais que la personne qui trouve cette affiliation scandaleuse n’a pas compris comment est financé le système de santé, et pourquoi (par exemple) elle paye la consultation chez le médecin 22 euros et non pas 60. On ne peut pas éternellement vouloir le beurre et l’argent du beurre.
              Mais bon, je pense que sur ce sujet le discours frontalier a toujours été hypocrite, les frontaliers ont toujours fait des choix en fonction de leur porte-monnaie, sans tenir compte de l’intérêt commun (et je dirais même, ce qui est plus grave, sur le dos de l’intérêt commun).

              Merci de m’avoir répondu, je m’arrête là.

          2. Trouver vous logique que pour etre affilie a la CMU ils prennent un % du RFR?
            Si oui alors il faudrait que tous les français, qui voudront j en suis sur etre solidaire avec les frontaliers, soient imposé également sur le RFR et non plus sur le salaire.
            J ai hate de voir la réaction des français quand il devront payer 8% « D impot » supplementaire car appelons cela comme tel sur un Heritage, une vente immobiliere ou des revenus foncier. vraiment…

          3. Encore une personne qui inverse un peu la situation par manque de connaissance.
            Saviez vous qu en fait la mise en place initiale du libre choix avec l option d une assurance privée au lieu de l affiliation a la Secu …. a été faite suite au REFUS DU GOUVERNEMENT FRANCAIS a cette epoque de prendre en charge les frontaliers?
            Les frontaliers ont ete a cette epoque contraints de s’affilier dans le privé, alors renseignez vous avant de proferer des commentaires envieux et haineux!
            Le merite de toute cette histoire est de mettre en evidence deux choses:
            1- Un systeme privé peut etre infiniment plus performant que le mastodonte de la sécu (et si l on parle de profiter du systeme, je pense que c’est un debat de fond depuis des annees sur la majorite des francais qui sont ‘sur’ la Secu….)
            2- Le gouvernement francais, non content d avoir mis a genoux le systeme francais par son incompetence en gestion, continue avec ses memes methodes de ‘pompe a fric’ en mettant maintenant a genoux un systeme qui marchait. A quand un changement d’attitude salutaire qui permettra d ‘inverser la tendance et de faire remonter la pente a la France?

    32. Bonjour,

      La BNS évoque un taux possible de 1 EUR = 0,9 CHF à moyen terme. Pour les exportateurs, il convient de nuancer cette hausse du CHF et ne pas crier à la catastrophe. Si l’entreprise réalise 1’000’000 EUR de chiffre d’affaire, on pourrait se dire qu’elle perd 200’000 CHF (1’200’000 – 1’000’000 / taux 1.20 – taux 1.00). En réalité, la perte est moins importante, car l’entreprise ne convertit pas tous les EUR en CHF. En effet, elle achète souvent la matière dans la zone EUR, donc pas de change, car elle paie ses factures en EUR. La perte réelle est à chercher dans le montant des EUR convertis en CHF pour payer les charges en CHF (salaires notamment). Ce montant est bien plus faible que le chiffre d’affaire ou que le montant total des achats.

      La hausse du CHF ne va certainement pas provoquer un tsunami. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais l’économie peut y faire face. Je ne pense pas que le chômage va exploser.

    33. Bonjour,
      Cette situation favorable va-t-elle restée ou la BNS va-t-elle à nouveau mettre un taux plancher???J’ai entendu dire que le Franc Suisse pourrait même retrouver les valeurs de 1998????J’i beaucoup de mal à y croire.Je pense même qu’il aura du mal à remonter à 1,10.Qu’en pensez-vous?

    34. Moi ca m’arrange bien, en fait et peu importe ce que disent les société qui se plaignent avait quant même pratiquement 3 ans pour palier à cela, le taux planché n’était pas quelque chose de fixer indéfiniment.
      Et pour ceux qui disent qu’il fallait prévenir laisser moi rire, ont va pas dire au gens attention ont enlevé le taux plafonner.
      Quant à Swatch group qui se plaint la encore c’est l’hôpital qui se fout de la charité, et surtout l’occasion de délester un peu sont entreprise.
      Quant la BNS n’est plus capable d’absorber cela il est logique qu’elle se protège, quant ont sait que certain jour la BNS achetait pour plus de 4 milliard d’euro par jours et 60 milliard par mois je vous laisse faire le calcul.
      Alors pour une fois le peuple à sont heure et c’est pas plus mal. quant au crainte la qualité Suisse se paie, et même si Swatch vend quelques montre en moin je le vois mal délocaliser sont entreprise en France ou ailleurs (Dixit les impôt ou la perte serait encore plus grande).
      Ont à juste enlever un peu de revenu à ceux qui gagne beaucoup pour donner plus à ceux qui gagne moin.
      La situation redevient ce qu’elle est et maintenant il faut adapter tout ca.
      Après tout le changement ca à du bon et du mauvais.

    35. Bonjour monsieur, étant frontalière, ayant été licenciee de la Suisse, séparée donc seule je dois rembourser mon prêt a une banque en Suisse je ne comprends plus rien. Aidez moi a comprendre s’il vous plait!!! Avant j’étais paye en chf suisse maintenant euros du chômage. Vais je avoir des difficultés car maintenant je vais devoir envoyer des euros en suisses pour payer. Que dois je faire judicieusement ?

      Merci de me faire prendre conscience de la réalité.

    36. Le grand changement est que maintenant il y aura des fluctuation donc ce sera impossible de faire des prévisions. Le tourisme va souffrif, les pme, la déflation va s’accentuer. Sur rts un patron a parler de réduire le salaire des frontaliers. La déflation c’est la baisse des salaires aussi. Et si il n’y a pas de baisse de salaire, les frontaliers seront les premiers à être licencier. Donc attention une augmentation de 20 ou 30% de salaire c’est une bonne nouvelle à court terme mais il faut regarder sur le long terme.

      Ce que j’en ai retenu :
      1. La BNS a mentit. On ne peut donc plus lui faire confiance.
      2. Les spéculateurs ont gagnés. C’est eux les grands gagants. Et un taux de -0.75% ne va pas les décourager.
      .

    37. Nous avons mis en place une conférence Web sur le sujet ce lundi 19 janvier à 19h. 2 experts nous donneront leur lecture du marché et des conseils sur l’opportunité (ou pas) de changer ses CHF en euros, des conseils pour les personnes qui veulent investir dans l’immobilier en France avec un prêt en devises dans ce contexte difficile. Inscription gratuite

    38. Bonjour est il vraiment interdit aux frontaliers d être paye en euros? Car on nous aurait sous entendu qu au pire on nous payerait en euro
      Merci par avance de votre réponse
      Bien à vous

        1. Bonjour,

          Payer en Euros, il me semble aussi que c’est illégal. Mais fixer le salaire en Euros, est-ce aussi illégal ?

          Je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais il y a quelques années, certaines personnes de mon entourage, qui travaillaient pour des multinationales américaines en Suisse, avaient leur salaire fixé en USD.

    39. Bonjour,

      y a t-il des conditions spéciale pour bloquer son taux de change a sa banque? Ma banque ma annoncé que vu que je suis intérilaire en suisse je ne peut pas bloquer le taux car il faut avoir un cdi , je ne comprend pas car je ne vois pas en quoi ma situation actuel a a voir quelque chose avec le faite de bloquer le taux.
      Merci

      1. Bonjour Mikal

        La plupart des banques acceptent de fixer les taux, cependant la banque veut dans ce cas que tu passes uniquement par eux pour transférer tout tes CHF en euros d’où l’obligation d’un virement mensuel fixe, ce qui dans le cas de ton interim est difficilement calculable: Tes revenus sont variables d’un mois à l’autre.

      2. Bonjour
        pour repondre à mr mickal. le refus des banques à bloquer le taux de change pour les interimaires vient du

        fait qu ayant plus de risques à ne plus travailler en suisse dans l année qu’un CDi. Ca impliquerait pour

        vous a trouver de l argent suisse pour rembourser ce « contrat de bloquage » donc vous y seriez perdant.

        Ca équivaut à un crédit en gros.

    40. « Allez-vous répercuter la baisse du CHF par rapport à l’Euro sur l’ensemble des produits que vous importez? Et si oui, quand ? Le Bon Génie l’a déjà annoncé. »
      J’ai envoyé cette gentille question à Migros, Coop et Manor, croyez vous en une réponse plausible

      1. Merci Michel pour cette information. Les commerces suisses ont plus qu’intérêt no seulement à le faire mais aussi à le communiquer, car les consommateurs suisses risquent bien de se tourner davantage vers la France et l’Allemagne pour aller faire leurs courses…

    41. Pour ma part je suis frontalier … et je trouve cette nouvelle situation desastreuse

      1- Ne pas non plus oublier le systeme de retraites par capitalisation. Avec une chute de la bourse Suisse tout aussi enorme, n y a t il pas un effet mécanique pour l a plupart des caisses de pension qui risquent a present de se retrouver en dessous du taux de couverture de 100%? Ne peut on pas s attendre a voir tres prochainement des mesures correctives mises en place, du type cotisation plus élevée et taux de versement de pension réduite?

      2- Court terme: Blocage des embauches ou embauches a des salaires plus bas. On devrait voir mécaniquement les offfres en Suisse devenir plus rares

      3- Dans la mesure ou la situation 1 € = 1 CHF etait artificielle depuis 3 ans (mesure initiallement prise pour calmer la speculation) et que l’euro se dévalue depuis quelques semaines face au dollar, n etait il pas previsible qu’une monnaie forte, artificiellement ‘accrochée’ a une devise devenue faible, ne retrouve sa place réelle?
      4- Enfin, dans la mesure ou ceci parait clair ‘par apres’ pour un novice, il est tout aussi evident que cela devait paraitre clair ‘par avant’ par des non novices. Autrement dit, les speculateurs du style ‘grande banques d affaires’ n ont ils pas accélérés le mouvement , si ce n est organisé, tout comme la crise Grecque qui a été grandement organisée par de fameuses banques américaines , empochants des dizaines de milliards au passage?

    42. Bonjour Monsieur Taler,

      Je suis frontalier et je trouve votre site extrêmement riche en informations.
      J’analyse l’évolution du cours EUR /CHF tout comme USD/CHF et pour moi ce n’est tout simplement pas rassurant. Esperons que cela ne dure pas (trop) longtemps.
      SebUS

      1. Merci ! Je ne suis pas un spécialiste, mais compte tenu de ce qui arrive (notamment les décisions de la BCE), je pense que nous sommes partis pour une parité (voire moins) pour plusieurs années. Mais ce n’est que pure spéculation. Si vous voulez en savoir plus et avoir l’avis d’experts, nous organisons ce soir une conférence Web sur ce thème.

        1. Bonjour M. Talerman,

          n’ayant malheureusement pas pu participer à votre conférence en ligne, je me demandais si vous comptiez écrire un article résumant les différentes infos communiquées à cette occasion ?
          Merci encore pour vos articles, qui sont toujours très instructifs.
          Cordialement

    43. eh ben ! je suis content d’être frontalier au Luxembourg: bon salaire, bonne sécu, bonnes allocations familiales dès le premier enfant +le boni, bonne retraite. Bien le bonjour de Longwy le pays des émaux !!!!

    44. Lettre à la Banque Nationale Suisse et Le Temps (quotidien suisse)
      La définition du « vol » :
      « Le vol est une infraction qui consiste en la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui. Le vol est ainsi défini à l’article 311-1 du Code pénal. C’est un délit sanctionné de 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende. Cette peine peut être aggravée lorsque le vol est commis dans certaines circonstances, et notamment en réunion, avec violences sans entraîner d’ITT, ou lorsque l’auteur a dissimulé volontairement en tout ou partie son visage afin de ne pas être identifiée.
      La victime d’un vol peut porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie. »…
      A-t-on pensé aux touristes visitant la Suisse et qui ont réservé leur chambre d’hôtel depuis bien longtemps? Plus dramatique, voir irresponsable: a-t-on pensé à ces pensionnés Européens – et mêmes étrangers à la Communaité Européenne – devenus Suisse, ou prêt à le devenir, qui ont acheté une maison et qui vivent partiellement ou totalement de leur pension étrangère, qui dépensent cet argent surtout en Suisse? Ne peuvent-ils pas se considérer légitimement comme volés par surprise; sois disant « légalement »…? 20% est un peu beaucoup pour des gens qui se sont AUSSI donné et impliqué dans la vie Suisse. Cette punition leur est envoyée par la Banque Nationale Suisse dont les voies semblent tout aussi impénétrables que celles de Dieu… Que va faire le gouvernement, garant de sa Justice ? Qui aidera tous ceux qui sont injustement traités dans ce jeu économique qui a rien d’une science exacte?… Ceux qui ne font pas partie des « happy few »?
      Bien sûr que le gouvernement suisse ne peut pas nationaliser la BNS par décret car elle n’est pas une société publique ou sémi-publique à moins qu’elle prenne le risque de changer les lois… Pourtant le gouvernement suisse, pays démocratique, est responsable devant Dieu et ses sujets pour avoir décrété l’indépendance de la banque Centrale…
      En espérant avoir une réponse de votre part, je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire.
      R. Sweijd

    45. Bonjour,

      Sachant que toutes les statistiques économiques futures prévoient une parité entre l’euro et le dollars, et même une situation inversée ou le dollars serait alors plus fort que l’euro, le francs suisse sera donc forcément pris dans cet engrenage. N’oublions pas que la Suisse est un petit pays et que la variation du francs suisse dépend surtout de l’économie des autres pays. Si par conséquence le dollars continue à monter face à l’euro, ce qui sera le cas, rappelons que le dollars est passé de 1,40€ à 1,15€ en six mois à peine, le francs suisse va donc dans le futur suivre cette courbe logique. Ainsi le francs Suisse devrait donc logiquement passé sous la parité de 1 pour 1 dans les semaines qui suivent : 1 CHF pourra valoir 0.90€ voir 0.80€. C’est la situation la plus plausible mais aussi la plus pénible pour l’économie Suisse, nous commençons à présent à nous tourné sur une situation de revers. La Suisse pourrait alors remettre un taux plancher pour maintenir non seulement son économie internationale mais aussi nationale et locale en espérant que tout ceci change. Si la situation persiste, l’économie de la Suisse et son mode de vie pourrait donc fortement s’affaiblir. La Suisse serait donc alors contrainte de rejoindre l’Europe et son Euro pour maintenir son économie….

        1. Bonjour,
          Oui je souhaitais écrire 1CHF = 0.90€ ou 0.80€ et non l’inverse.
          Les statistiques prévoient désormais l’euro inférieur au dollars. Comme le francs suisse dépend en partie de l’Union européenne notamment avec les différents pactes engagés entre la Suisse et l’Union Européenne, la Suisse suivra donc normalement le mouvement. Si l’euro baisse, le franc suisse pourrait baisser légèrement mais pas autant que l’euro, du coup la situation risque nettement de s’inverser avec un francs suisse plus élevé que l’euro, sinon le franc suisse sera en difficulté face aux autres monnaies étrangères notamment le dollars. La fin du taux plancher signe la libéralisation du flux monétaire par la BNS.
          Je ne suis pas non plus économiste, je peux me tromper, mais j’ai des doutes… En tout cas, tout pense à croire que la situation du franc suisse sera difficile face à l’euro pendant encore 3 ans au minimum. Goldman Sachs prévoyait la parité entre l’euro et le dollars d’ici fin 2017, l’euro est actuellement à 1,12 face au dollars, tout porte à croire que la parité se fera bien avant 2017, certainement dans quelques semaines à la vitesse ou l’euro dégringole !

    46. J’ai constaté ces derniers jours une baisse notable du nombre d’offres d’emloi (jobup, jobs, jobserve). Hasard ou début de conséquence (hative ou pas) ?

    47. Bonjour,

      Pouvez-vous me dire quelles sont les conséquences de bloquer son taux de change sur 1 an s’il vous plait ? Comme par exemple lors d’une perte d’emploi ?
      Merci par avance.

      1. Bonjour,

        Bloquer son taux de change sur 1 an peut être effectivement problématique car vous vous engagez à vendre des CHF pour avoir des EUR à un taux déterminé. Cela signifie que vous vous engagez maintenant à vendre XXXX CHF à un taux fixé et connu. L’avantage de ce dispositif, c’est qu’il vous permet d’avoir une visibilité sur votre budget (qui du coup n’est plus soumis au taux de change). L’inconvénient, c’est que dans un an vous devrez verser cette somme en CHF. Et si vous ne les avez pas, c’est très problématique. Notamment, si vous êtes au chômage en France, vous serez non seulement moins payé mais en plus en euros.
        Concrètement, je vous conseille, sur une aussi longue période, de le faire uniquement sur une somme en CHF que vous possédez (éventuellement en épargne). Cela limite le risque.

        1. Bonsoir Ly, bonsoir David,
          « L’inconvénient, c’est que dans un an vous devrez verser cette somme en CHF. »
          Quelque chose m’échappe…
          On me disait encore tout à l’heure: pour la VAT, on transfère les fonds en CHF sur un compte en devise CHF auprès d’une banque en France, il est ensuite procédé au change en € selon le taux bloqué, le versement se fait sur un compte courant.
          Ou bien s’agit-il là d’une autre question?
          D’avance merci.
          Cordialement

          1. Bonjour Jeanne,
            Techniquement effectivement cela dépend de ce que la banque propose comme solution mais dans les faits cela revient bien au même puisqu’il faut de toute façon verser ces francs suisses.

    48. Bonjour Monsieur Talerman,
      Comme vous le mentionnez dans votre article. Les Français propriétaire de biens avec un prêt en CHF vont perdre de l’argent. Nous avons signé le compromis de vente chez le notaire et la vente se réalisera en Mars et nous ne pouvons pas revenir en arrière car le compromis est signé. Savez vous si il existe une solution pour fixer le taux de change maintenant avec une garantie de change ou une vente à terme en devise? Car si le franc s’apprécie encore, la perte deviendra une dette envers la banque.
      Salutations
      CyTiNa

    49. Bonjour Monsieur,

      Nous allons pas tarder à recevoir une offre de prêt en CHF pour lequel nous avons signé une couverture de change à 1.227 avant la suppression du taux plancher. Puis-je demander à ma banque d’établir une offre de prêt en € ? Peut-elle refuser ma demande ? Merci d’avance pour vos réponses.

      1. Bonjour,
        Tant que vous n’avez pas signé l’offre de prêt c’est ok. Sauf si vous avez signé un contrat de garantie de change pour l’achat du bien immobilier, normalement, c’est ok. Nous en avons parlé dans la conférence de lundi que nous allons rendre public ce soir ou demain.

    50. bonsoir ,n’étant pas frontalier mais ayant parler avec des frontaliers quand vous parler de bloquer le taux de change n’y a t’il pas de contrainte ?je m’explique vous fixer le taux a 1.02 on vous dit (la banque ) ok ,vous signer sur une année ( apparemment se qu’il demande )pour une conversion de 3000.- franc suisse( exemple ) au bout de 2 mois mois pas de3000.- franc conséquence rupture de contrat = pénalité. est se juste ??

      1. Si bien sûr ! Nous déconseillons d’ailleurs de bloquer un taux sur une durée trop longue et sur un trop gros montant (je l’ai dit en commentaire mais il y en tellement eu qu’on ne peut plus tous les lire). Il faudrait reprendre les conditions générales des différents contrats mais globalement il y a en général un montant en garantie à fournir. Ce montant en garantie permet à la banque de se rémunérer au cas où le client n’honore pas ses engagements. Il serait intéressant que certains d’entre-vous nous communiquent ces conditions, ce serait utiles à d’autres !

    51. Comme le dit David Talerman, bloqué son salaire en franc suisse sur un an est risqué. Dans le sens ou si vous vous retrouvez au chômage dans deux mois vous devrez remboursez cette somme pendant les 10 mois restant. Ainsi, si votre salaire est de 5000 CHF, vous devrez allez vendre plus de 5000 € chaque mois pour récupérer 5000 CHF. Cela veut donc dire qu’il faudra avoir plus de 50 000 € de côté et de disponible, ce qui peut s’avérer catastrophique si vous ne les avez pas.
      Si vous souhaitez bloquer de l’argent, le mieux est de bloquer une petite somme, par exemple 500 à 2000 francs, mais pas tout son salaire car c’est c’est trop risqué. De même si vous bloquez une partie de votre salaire et que vous avez un emprunt à rembourser, si vous venez à être au chômage, vous serez soit gagnant soit perdant, tout dépend si le taux remonte ou pas. Me concernant, je ne le ferais pas, surtout que la Suisse prévoit du coup une baisse d’activité et que le taux ne devrait pas remonter avant plusieurs mois voir ans. Mais tout est possible… Si vous êtes joueur, c’est un risque à prendre.

      1. Il faudrait voir si le montant est à rembourser intégralement ou s’il y a une pénalité, et surtout savoir comment elle est calculée. Je me renseigne de mon côté, mais si vous avez des informations, nous prenons !

    52. Bonjour,
      Il est certain que ceux qui n’acceptent pas cette situation seront probablement remerciés. Pour savoir si tout ceci est légal, il faudrait aller voir un spécialiste : si votre branche dépend d’une CCT, allez voir le syndicat. Mais il serait intéressant avant tout de voir ce qu’argumente la direction. Le problème de ce type de démarches, c’est qu’elles visent des salariés en particulier et c’est le caractère discriminatoire qui pose problème vis-à-vis de la loi. Il faudrait aussi naïvement poser la question : est-ce que ceux qui refusent prennent-ils le risque d’être licenciés ? Ce serait intéressant d’avoir leur réponse.
      Mon sentiment est que, dans la mesure où vous n’avez pas franchement le choix (du moins j’imagine), acceptez mais faites en sorte qu’il y ait un recours derrière pour annulation de cette décision. Et en parallèle, cherchez un autre job si vous n’avez plus confiance…

    53. Bonjour,

      Pour répondre à « inquiète » c’est une solution totalement illégale de la part de votre entreprise et je vous conseille vivement de vous retournez contre un syndicat comme l’UNIA. C’est illégal dans le sens ou vous serez fortement pénalisé puisque vous allez payez vos impôts d’après le taux de chaux qui se fait actuellement, si vous gagnez par exemple 65000 francs annuel vous serez imposé sur environ 65000 € si le taux reste à 1 pour 1, tandis que vous aurez gagné que 56520 € ! De plus vous paierez votre cotisation maladie en fonction des 65000 € et non de ce que vous avez réellement touché ! Quand le taux de change était à 1,60 personne n’a proposé de vous augmentez votre salaire, être frontalier c’est aussi prendre des risques d’avoir de hauts revenus comme de moins hauts. Ne vous laissez pas faire et réunissez-vous avec les autres frontaliers de votre société pour désapprouver ceci.

      Cordialement.

    54. Bonjour,

      Ces derniers jours je vois l’euro remonter à une grande vitesse face au CHF.
      J’ai entendu juste après l’annonce de la BNS qu’il y aurait une hausse a la fin du mois, une sorte de spéculation profitant de la période de rapatriements de salaires, et après une baisse immédiate.

      En dehors de ça, il me semblait qu’après la décision de la BCE certains experts annonçaient une tendance à la baisse, hors ce n’est pas le cas.

      D’un autre côté j’entends certains, dire que le franc va continuer de baisser pour se stabiliser à 1.10, il y en a même qui disent que la BNS va remettre le taux plancher à court terme.

      Ma situation personnelle actuelle est la suivante: étant frontalier, j’ai la possibilité de bloquer mon taux de change à n’importe quel moment. Hors avec toutes ces prévisions divergentes je ne sais pas vraiment quand sera le bon moment pour le bloquer? Est-ce qu’il y a une possibilité que l’euro rebaisse? Ou est-ce que vous me conseillez d’aller me dépêcher en urgence car c’est deja trop tard?

      Je vous remercie d’avance pour vos réponses et vous prie de recevoir mes meilleures salutations,
      Emil

      1. Bonsoir Emil,
        Personnes ne peut prévoir l’évolution du CHF avec précision, mais effectivement certaines tendances permettent de faire quelques projections.
        Je pense que le taux actuel est relativement intéressant, si on se réfère avant la période où il y avait le taux plancher ! J’aime bien dire une chose : le mieux est l’ennemi du bien…

    55. Bonjour,

      Ma question: Je suis Suisse, habitant en Suisse, travaillant pour une société Suisse domicilié en Suisse. Mon lieu de travail est en Suisse.

      Mes 3 collègues sont français, habitant en France, on nous a fait signer nos contrats en Euro afin que tout le monde est la même chose.
      Je ne me posais pas vraiment de question car j’étais content de décrocher un emploi et que P. Hildebrand, directeur de la BNS, assurait que le taux plancher sera maintenu coûte que coûte.

      Aujourd’hui ma perte est importante et je me demande si c’était légal de la part de mon employeur de me faire signer un contrat en euro?

      1. Bonjour Roman,
        Dans la mesure où cela concerne tous les employés, oui (et que la devise existe bien).
        Par exemple, il y a pas mal d’organisations internationales à Genève qui paient leurs employés en dollars.

    56. Bonjour Monsieur Talermann,
      La communauté Européenne ressort la planche à billets et veux injincter 60 milliards mois.
      Donc 1140 milliards d euro afin de relancer l économie. la BNS achetai de l euros afin de conserver le palier à 1,20. Demain comment le franc suisse réagira t il . je comprends très bien les suisses avec un fort pouvoir d achat mais parrallement es peur des conséquences. Que ce passera t il si demain la suisse décidai de renter dans l euro ?. Étant travailleur frontalier depuis 25 ans me pose des questions pour ma retraite ? Merci de bien vouloir m expliquer vous sentiment sur le sujet .

      1. Bonjour Thierry,

        Je serai étonné que la Suisse adopter l’euro et intègre l’eurozone. Pour savoir comment le franc suisse pourrait évoluer, consultez la conférence que nous avons mise en lien en bas de l’article. C’est un peu long mais intéressant à mon sens pour bien comprendre ce qui se passe. La partie qui vous intéresse se situe plutôt au début de la conférence.

    57. Bonjour Monsieur,

      J’aurais une petite question concernant les effets de cette crise sur le tourisme et ses emplois. En effet, j’aurais voulu travailler dans ce secteur en Suisse et j’aimerais savoir si la hausse des prix aura une conséquence sur ce secteur, avec moins de touristes, donc, moins de revenus, et donc, licenciements…

      Au-delà du salaire (faible, je le sais, mais bon), est-ce que ce domaine continuera à être porteur d’emplois???

      Je vous remercie par avance de votre réponse,

      Cordialement,

      Stéphanie.

      1. Bonjour Stéphanie,
        Il faudrait que je regarde plus en détail mais globalement je suis quasiment certain que le secteur risque de souffrir de manière importante du franc suisse fort, ce qui devrait malheureusement se traduire au mieux par un gel des embauches, au pire par des licenciements. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas tenter votre chance, mais que ce sera probablement plus difficile…

    58. Bonjour, frontaliers, nous étions en pleine vente de notre appartement quand le taux de change a chuté spectaculairement faisant exploser notre crédit en devise de 30% , conséquence: nous ne somme plus en mesure de rembourser le crédit par la vente. A défaut de ne pas pouvoir vendre notre appartement pour acheter une nouvelle maison, serait-il judicieux dans le contexte actuel de faire racheter notre crédit en devise pour faire des économies avec ce taux de change qui est descendue presque à la partité? Merci pour vos lumières.

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