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11 choses que ceux qui ont un emploi en Suisse ne font pas

Nos solutions pour travailler en Suisse

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Sur le marché de l’emploi en Suisse, il y a des choses qui se font, d’autres qui ne se font pas. En Suisse, où la culture du travail est forcément spécifique (elle est du moins très différente ce qu’on peut rencontrer dans les pays voisins, France ou Allemagne par exemple), certaines de ces choses qui ne se font pas sont parfois de nature à compromettre votre présence dans l’entreprise, ou du moins risquent d’accélérer votre départ. Quand on sait que le droit du travail en Suisse est plutôt équilibré entre employé et employeur, nous vous proposons une petite liste de choses à éviter pour ne pas écourter votre présence dans l’entreprise suisse. Si vous voulez travailler en Suisse (ou y rester), je vous conseille de lire attentivement ces quelques conseils…

#1. Critiquer son patron

Vous voulez vous faire licencier de manière quasi-certaine ? Critiquer votre patron ou votre chef est probablement un des moyens qui vous conduira le plus sûrement à cette situation. Pour des raisons qui sont principalement culturelles, on ne critique pas celui que la « communauté » juge comme étant le plus compétent. En d’autres termes, si vous critiquez votre patron, c’est un peu comme si vous critiquiez également le jugement de l’ensemble des personnes de la société…

#2. Critiquer la société qui vous emploie

En Suisse, on a coutume de dire que si la situation ne vous convient pas, vous avez toujours la possibilité de partir. Mais critiquer la société pose un vrai problème de confiance, et surtout, les collègues risquent de non seulement ne pas comprendre, mais vous rappelleront probablement eux-même à l’ordre avant que le patron ou les RH ne le fassent.

#3. Mélanger vie privée et vie professionnelle au travail

Un temps pour tout ! En Suisse, ce qui compte, c’est l’instant : quand on est au boulot, on y est pour travailler, pas pour des raisons privées. Si vous commencez à mélanger vie privée et professionnelle, vous allez en embarrasser plus d’un, et serez totalement en décalage. Alors évitez les petits messages perso insistants, et tout ce qui, d’une manière générale, va empiéter sur votre activité professionnelle. Sur un autre plan, on met en général beaucoup moins d’affect dans la relation qu’on entretient avec sa société qu’on ne le ferait dans d’autres pays (je pense par exemple à la France). Cela signifie plus de détachement, ce qui permet notamment d’accepter des choses qui pourraient être plus difficiles à accepter dans d’autres pays comme par exemple se faire licencier sans qu’il y ait de motif précis (c’est plutôt rare mais le droit du travail suisse le permet).

#4. Ne pas écouter ce que « la base » a à vous dire

Que vous aillez la responsabilité d’une équipe ou non, il est quelque chose qu’on ne pourra pas vous pardonner : le manque d’écoute et de consultation. Prenons l’exemple d’un manager qui souhaite changer un procédé de fabrication dans une usine. S’il ne consulte pas les salariés (ouvriers et cadres) directement concernés par ce procédé, il ne pourra jamais obtenir l’adhésion du groupe pour que le changement se fasse dans de bonnes conditions. En d’autres termes, la décision ne se prend pas du haut vers le bas mais du bas vers le haut. Et j’ai d’ailleurs pour ma part vu des cadres désavoués par leur direction à cause de telles pratiques.

#5. Ne pas faire confiance

Votre patron vous demande de faire 10 heures de plus dans la semaine et vous promet qu’il vous déduira ces heures de travail la semaine suivante ? Parfait ! Remerciez-le pour cette marque de confiance, et ne lui demandez pas de vous écrire ceci. En d’autres termes, montrez lui que vous avez envie d’honorer sa confiance et que vous aussi vous avez confiance. Si toutefois il n’honorait pas sa promesse, rappelez-vous subtilement à lui le moment venu. En revanche, si cela fait plusieurs fois qu’il vous fait le coup et que vous vous faites avoir, alors vous êtes cette fois en droit soit de refuser, ou plus subtilement, de lui demander cette fois une petite confirmation écrite.

#6. Ne pas faire preuve de souplesse

Si on prend le même cas que précédemment, on peut imaginer que votre contrat de travail ne prévoit pas que fassiez autant d’heure. Ce n’est pas grave ! C’est justement parce que le droit du travail suisse est souple qu’il faut jouer ce jeu de la souplesse. Etre souple ne veut pas dire accepter n’importe quoi, car n’oubliez pas : tout travail mérite salaire

#7. Ne pas la jouer collectif

Reprenons le cas mentionné ci-dessus. Supposons que votre société ait des difficultés d’ordre économique. Le patron pourrait alors demander à l’ensemble des salariés, temporairement, de travailler un peu plus par exemple sans contrepartie. Ce type de mesure peut arriver, et il est important dans ce cas d’apporter un bon jugement. Le réflexe naturel consistera à dire que non, il ne faut pas travailler pour rien (tout travail mérite salaire). A l’inverse, c’est une mesure qui, prise collectivement et temporairement, peut éviter des licenciements ou du chômage technique. Je n’ai pas forcément de conseil à donner sur ce point, votre seul jugement doit vous permettre de décider. Sachez seulement que la collectivité, dans la culture suisse, a une très grande importance. A l’inverse, des situations répétées et abusives peuvent vous amener à légitimement ne pas jouer le jeu.

#8. Faire valoir ses droits, revendiquer

La société suisse est très largement basée sur la notion de devoir. Aussi, avant même de faire valoir vos droits, il ne faudra pas oublier que vous avez aussi des devoirs. Les personnes étrangères qui travaillent en Suisse (et qui y restent) ont, pour la plupart, intégré cette notion. Dans beaucoup de sociétés suisses, la problématique des patrons, c’est de conserver leurs salariés. Ces derniers en ont en général conscience, et dans d’autres pays, cela pourrait provoquer une sorte de rapport de force employé-employeur au bénéfice de l’employé, avec toutes les conséquences que l’on pourrait imaginer sur le dialogue social et la qualité de la relation. En Suisse, ce rapport de force existe bien, mais il est très subtil et assez discret. Cette prise de conscience (que doit avoir l’employé) permet notamment de limiter les conflits et la mauvaise ambiance dans l’entreprise.

#9. Annoncer qu’on va quitter la société pour faire pression

Il arrive parfois qu’un employé, pensant faire pression sur sa direction, annonce clairement qu’il va partir. En Suisse, c’est plutôt rare. Quand un employé quitte la société, il l’annonce, c’est tout, et la plupart des personnes le découvrira au même moment.

#10. Se mettre en avant

Les pays sont très inégaux, sur le plan culturel, face à ce qu’on appelle le culte de la personnalité. Dans des pays comme la France, ce culte de la personnalité est assez fort, surtout en comparaison d’un pays comme la Suisse où au contraire on préférera mettre en avant l’équipe. Si vous vous mettez trop en avant, vous embarrasserez non seulement les personnes à qui vous le dites, mais également les personnes que vous auriez éventuellement oubliées et qui auraient pu contribuer à la réussite que vous mentionnez. Bref, c’est un comportement à éviter absolument.

#11. Valoriser ses diplômes ou sa formation

Les diplômes et la formation font incontestablement partie du profil d’un salarié. Mais ils ne font pas tout. Du moins pas dans un pays comme la Suisse, qui valorise au contraire l’apprentissage. Sur ce terrain, Suisse et Allemagne sont très proche, et c’est bien l’expérience qui est valorisée. Evidemment, pour beaucoup de métiers (notamment les métiers techniques), les diplômes et la formation sont très importants en Suisse. Mais en Suisse, il n’est pas courant de mettre en avant ses diplômes ou ses titres. A l’extrême, on aura même tendance à se méfier d’une personne qui met en avant ses titres ou ses diplômes.

Certains réagiront probablement de manière assez violente à ces « recommandations ». Evidemment, tout ceci doit être dosé et remis dans le contexte de l’entreprise. Ce qui compte, c’est votre jugement sur l’entretien. Si la Suisse n’est pas un monde idéal, il faut toutefois retenir une chose très importante : la nature même du droit du travail, et la culture suisse font que les relations employés-employeur sont en général assez équilibré. Et c’est cette recherche d’un certain équilibre (on pourra parfois dire un éternel compromis) qui va au contraire occuper les esprits, avec notamment un objectif : vivre en harmonie dans l’entreprise pour que tout le monde puisse en profiter.
Je serai très content de voir vos réactions à ce ces quelques conseils, et vos ajouts d’ailleurs !

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crédit photo : © vege – Fotolia.com

David Talerman

Spécialiste de l'expatriation et de l'emploi en Suisse, je suis l'auteur du livre Travailler et Vivre en Suisse. Je partage mon temps entre Travailler-en-Suisse.ch et b-Sharpe.com, pour qui je gère le Digital. Suivez-moi sur LinkedIn, Facebook, @Expatwire. Suivez notre actualité grâce à notre newsletter.

59 réflexions sur “11 choses que ceux qui ont un emploi en Suisse ne font pas”

  1. Merci David, votre article est très intéressant.
    Pour chaque point évoqué, j’ai l’impression de retrouver le monde des entreprises françaises.
    Cela me conforte dans l’idée de quitter ce dernier pour rejoindre la société de travail Suisse.
    En effet, le respect de la hiérarchie et de ses collègues, la confiance et le collectif sont pour ma part trois des qualités essentielles au bon déroulement des projets.

  2. Citoyen suisse travaillant en suisse, je confirme tout ces points ! 🙂
    Votre site est une vraie mine d’or pleines d’informations sur le monde
    du travail en suisse ! Félicitation !

  3. Citoyenne suisse, née et travaillant en Suisse je trouve vos articles toujours très intéressants. Je constate avec admiration à quel point vous nous connaissez bien. Je suis juriste spécialisée en droit du travail et particulièrement sensible à ces questions de culture. Merci pour vos précieux conseils!

    1. Bonjour Anne,
      Merci beaucoup pour ce compliment que vous me faites (du moins je le prends ainsi) ! J’essaye pour ma part de faire en sorte que chacun connaisse mieux la culture de l’autre, pour qu’il y ait une meilleure harmonie.

  4. Merci de vos articles, que je lis toujours très attentivement.
    Aujourd’hui, je me sens particulièrement représentée. Née en Suisse et ayant passé ma jeunesse là-bas, maintenant en Espagne, je me sens souvent comme un poisson hors de l’eau. Merci de me rappeler que c’est simplement que la culture Suisse est toujours profondément ancrée en moi.

  5. Tout les point soulevé par Mr David Talerman sont complètement véridique et réaliste.
    Français, je travail en suisse depuis plus d’une vingtaine d’année et je me retrouve entièrement dans ces 11 choses à connaitre sur le travail en suisse. J’apprécie beaucoup la suisse, ses valeurs humaine et la respecte. J’applique ses valeurs naturellement, sans contrainte et avec une réelle complicité.

  6. Votre article est très empreint de culture française précisément.
    Personnellement, je trouve que vos conseils sont simplement pleins de bon sens
    pour réussir une entreprise comme pour réussir dans l’entreprise. Un droit du travail simple et équilibré induit un respect mutuel. C’est pourtant Balzac qui disait « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ». Mais c’était en 1874…

  7. Bonjour à tous ,

    Vos articles sont édifiants de bon sens ,
    je m’y retrouve très bien , connaissant l’infantilisme Français !

    Un grand merci .

    1. Bonjour,
      La culture du travail en France, et notamment la manière dont le droit est fait, pousse malheureusement les employés français vers des comportements qui sont ne vont malheureusement pas toujours dans le bon sens (d’un point de vue économique). Je ne jette la pierre à personne, je pense que quand on est dans un système, sans autre référence, c’est très difficile de faire la part des choses et de savoir ce qui est juste de ce qui ne l’est pas. Je pense très sincèrement qu’avec un droit du travail moins protecteur, plus responsabilisant, la France y gagnerait considérablement. Il faudrait pour cela prendre exemple sur ce qui se passe en Suisse… Mais je sais aussi qu’écrire ceci ne fait pas plaisir à tout le monde !

      1. Bonjour David,

        Tous d’abord merci pour tous ces renseignement. Mon profil c’est 30 ans d’expat de travail sur 5 continents y compris la suisse. je serais partagé sur la France et je vais apporter une critique malgré votre conseil, mais qui ne s’applique qu’a la Suisse.
        Beaucoup de Patron Français se font taxer abusivement par l’état, d’autres ne sont pas très loyaux envers leurs employer aussi.
        Beaucoup de cadres diplômé de grandes écoles sont arrogants. Ceux ci implémente de nouveaux processus du haut vers le bas justement, envers les cols bleus et cols blancs.
        En oubliant ceux là même qui ont le savoir faire technique et c’est ce qui fait la richesse de l’usine. Trop d’ingénieurs ignore et méprisent quand ils ne harcèlement pas la base.
        Tous cela se ressent dans les relations de travail. Je vais lire votre livre avec beaucoup d intérêt, aussi je passe commande sur le site des Femmes sauvages… ceux là même installé en France avec de grosse subvention par Mr le Ministre Montebourg mais paye leurs impôts sur le bénéfice au Luxembourg et les miettes à la France !!!
        Conclusion; nous avons un réel problème d’éthique et de loyauté et de mentalité des 2 bords. Et la France depuis 1789 n’a pas vraiment changer sur le fond et son mode de fonctionnement.
        l’état dépense sans compter comme le Roi soleil à l’époque; Vie au dessus de ces moyens.
        A ce jour le peuple et les entreprises doivent régler la facture toujours plus grande.
        A propos d’arrogance je me souviens de notre ancien président de la République qui était venu faire un cours d’économie à la Suisse… pathétique non ?

  8. Bonjour Mr. Talerman.

    Tous les points que vous évoquez sont aussi intéressants qu’instructifs. J’ai travaillé quelques années en France et suis actuellement en Allemagne. Nous faisons une bonne partie de nos essais dans les labos en Suisse.
    Les comportements des travailleurs sont à mon sens non seulement culturels, mais surtout liés à la législation du travail dans ces trois pays.
    En France :
    Il est de bon ton de critiquer la hiérarchie, mais sans suggérer la moindre solution. La grève est aussi très prisée, (c’est certes un droit, mais…cela fragilise encore plus les boîtes déjà en difficultés)… Les diplômes affichés comptent plus que la compétence. Quand pour une raison ou une autre on est amené à perdre son travail, on va directement devant les Prud’home » avec son entreprise qui sera (systématiquement) jugée à charge. La conséquence est bien simple: certaines entreprises en France recrutent presqu’exclusivement en CDD renouvelable autant de fois que possible…
    En Allemagne :
    C’est très différent. Les critiques font aussi partie des comportements des travailleurs, mais elles sont discrètes et plus pour optimiser son outil de travail. Ici on se forme tout au long de sa vie professionnelle. La formation des jeunes en Allemagne est bien encadrée et ne constitue pas une voie de garage. Les salaires ne sont pas indexés uniquement sur le diplôme, mais aussi sur l’expérience. Pour le licenciement, cela peut aller très vite. En résumé, on touche un certain (%) de son salaire de base, multiplié par le nombre d’années d’ancienneté…
    Pour ce qui est de votre livre, je peux le recommander car il est très riche en informations et en conseils. Même pour ceux qui envisagent travailler en partenariat avec les entreprises Suisses. Il vous permettra de mieux comprendre vos interlocuteurs ou vos partenaires Suisses.
    Merci une fois de plus pour votre article.

    1. Merci Fabrice pour ce feedback !
      Concernant la France, il est certain que beaucoup d’employeurs sont littéralement paralysés par le droit du travail. Il est tellement déséquilibré, qu’effectivement les entreprises veulent prendre le minimum de risque, d’où le comportement que vous mentionnez sur les contrats de courte durée. C’est une plaie qu’aucun gouvernement, gauche ou droite, ne veut refermer car ce serait très impopulaire. Le problème c’est que c’est LE frein au recrutement (en partant du principe que la croissance est quand même là bien sûr). C’est vraiment difficile de faire changer les mentalités sur ce point je trouve.

  9. Bonjour,
    toujours aussi intéressant de lire vos articles. Félicitations.
    PS: désolé de faire mon « grammar nazi » mais au point #9: « et la plupart des personnes le découvriront au même moment. » –> « la plupart (…) le découvrira ». Bien à vous.

  10. Bonjour,
    Je me permet une lecture personnelle de ma propre expérience sur Suisse (canton de Genève)…
    Travaillaint sur le canton depuis le dernier trimestre 2013, l’ensemble de ces points est tout à fait exact. Je suis maintenant résident frontalier ce que je regrette (après avoir été résident suisse pendant plusieurs mois) mais je ne suis pas seul dans la famille et il y a parfois des concessions à faire…
    Bref, article intéressant.
    Les diplomes, oui c’est vrai, en Suisse ce n’est pas ce qu’il y a de mieux à mettre en avant contrairement à la France où apparemment certains ne sont intéressés que par cela et par le sectarisme des grandes écoles alors qu’en Suisse les équipes de recrutement et Managers s’intéressent à la personne, son parcours, son expérience, sa personnalité, ses capacités d’intégration, etc.

    Il faudrait juste rajouter, sur les relations de travail, les relations entre Direction Générale et les Managers que les gens y sont accessibles sans barrières, que les entretiens d’embauche et de sélection sont souvent longs et nombreux et les informations croisées afin que la décision soit argumentée, concertée et rassurante (parce que sélectionner un futur collaborateur c’est un investissement à long terme et une décision importante) et que lorsque la décision a été prise, la communauté sait que l’embauché est le bon élément recherché et enfin trouvé. Esprit de collectivité et non pas d’individualité.
    Au bout de 3 ans de vie prof. un diplome ne sert plus à grand chose…

    Enfin et je n’ai vu cela qu’en Suisse aussi, une fois la période d’essai terminée, RdV officiel avec les RH pour parler de ce que l’entreprise pense de lui d’un point de vue professionnel (intégration, travail d’équipe, capacités de leadership et de jeu collectif, etc.) mais aussi ce que le nouvel embauché a trouvé de bien ou de moins bien pendant sa période d’essai (accueil, coaching efficace ou pas par le « mentor », si il a bien été encadré et aidé dans ses démarches internes d’intégration, etc.) J’ai travaillé 28 ans en France et jamais vu cela même dans des entreprises étrangères mais de droit français.

    Depuis que je suis sur Genève dans le milieu de travail local, je regrette de ne pas être venu plus tôt. La Suisse a ses défauts (qui n’en a pas) mais le pragmatisme est de rigueur, c’est carré, bien étudié ou presque sur le plan administratif, on travaille dur mais avec beaucoup de souplesse pour balancer vie familiale et professionnelle.

  11. Merci David pour vos articles et conseils qui doivent aider beaucoup d’entre nous

    Et les choses qu’ils font:

    1) ils disent merci
    2) ils s’excusent et demandent comment ils peuvent réparer
    3) ils cherchent un compromis pragmatique pour aller de l’avant

  12. citoyen Suisse, ancien cadre superieur en Suisse, residant depuis plus de 25 ans en Amerique Latine, je lis toujours avec plaisir vos commentaires..et suis heureux de constater que rien – ou presque – n’a change dans mon pays depuis mon depart sur le plan de la culture du travail. Aussi longtemps qu’il se maintiendra la SUISSE aura toujours de beaux jours devant elle..
    Ne a Besancon et ayant vecu 4 ans en France dans ma tendre jeunesse et 7 ans a l’age de la retraite avant de retourner definitivement en Amerique Latine, je ne peux que regretter que la France, dont j;’ai toujours defendu la culture, ne soit pas, economiquemen, au niveau de l’Allemagne, alors qu;elle possede tous les atouts pour ce faire. Les raisons en sont a chercher dans votre tres interessant expose..
    Merci

  13. Bonjour Monsieur Talerman
    Vos articles sont très intéressants comme d’habitude et les nombreux commentaires prouvent que vous mettez le doigt dans le vif du sujet.
    Ce qui ressemble au premier abord à un article de tendance réactionnaire semblant surgir d’une époque révolue est bel et bien une clé de la réussite helvétique. La comparaison de taille des codes du travail français et suisse suffit à expliquer la lourdeur du géant au pied d’argile français. Si choc des cultures il y a, le monde du travail en est une parfaite illustration. Les règles que vous énumérez relèvent du bon sens en Suisse. Elles sont les garantes d’un monde du travail où règnent des valeurs, qui se sont émoussées depuis plusieurs décennies dans les pays voisins, des valeurs qu’il n’est pas toujours politiquement correct d’évoquer.
    Il est de bon ton de considérer en France le terme de « culture d’entreprise » comme un oxymore, alors qu’en réalité elle est la base du savoir-vivre au travail. Le respect des collaborateurs et des cadres entre eux, la recherche du sacro-saint consensus pour relever les défis qui nous attendent, la flexibilité pour tirer tous à la même corde, l’amour du travail inculqué dans les apprentissages en entreprise (système dual, 25% seulement de bacheliers après orientation scolaire, offre de formation permanente très accessible) ne sont que quelques exemples d’un pays où le travail n’a pas une connotation si négative, qu’il semble dévalorisant. Au contraire, il est souvent le terrain de jeu pour l’épanouissement personnel.
    Travailler autant qu’il est nécessaire, mais le moins possible n’est pas vraiment le leitmotiv le plus encourageant. 35 heures de travail hebdomadaire, une force surdimensionnée des syndicats, des privilégiatures où ne profitent que les planqués du système, la loi du plus fort ne soutenant que les plus nantis, des rivalités au quotidien, une redistribution biaisée des fruits de l’effort collectif,… voilà quelques pistes de réflexion pour tirer les leviers dans la bonne direction.
    Méditons la phrase de Bossuet:  » Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes « . (Remplaçons « Dieu », qui prête de plus en plus à confusion par le « grand architecte »)
    Le savoir-vivre ensemble doit s’apprendre à l’école, lieu de « socialisation » par excellence pour que le monde du travail et la vie privée deviennent des lieux de vie plus harmonieux. L’école pour lutter contre la genèse des monstres qui ont frappé en début d’année, parce que le travail sans conscience et son pendant le chômage ne sont que ruine de l’âme.
    La formule magique et le système de concordance au conseil fédéral associés à la démocratie directe ne sont-ils pas le reflet d’un bel équilibre essayant d’intégrer toutes les forces politiques et culturelles, tout en rejetant les conflits en négociant « ensemble » les solutions à nos défis.
    Dans le monde du travail et dans tous les mondes qui gravitent autour, la bipolarité est la pire des conseillères, voilà un des secrets des Helvètes. Je traiterai volontiers les potions magiques dans un commentaire ultérieur.

  14. Bonjour à tous,

    Etant parisienne, je compte devenir frontalière ! Et vos conseils sont très précieux. J’ai le sentiment que chaque point à ne surtout pas faire se fait en France justement. J’ai travaillé dans plusieurs pays et c’est effectivement toujours un effort que de s’adapter à la culture du pays ! Merci pour ce guide qui peut aider à se réajuster si nécessaire !
    Merci encore

  15. Merci pour cet article qui me redonne un peu d’espoir. En effet, j’ai travaillé quelques années au Canada où les « règles » de vie en entreprise sont très similaires à celles que vous mentionnez dans votre article en Suisse. Quel choc ce fut à mon retour dans le monde du travail en France ! Beaucoup de négativisme, et malheureusement un manque de pragmatisme évident.
    Bien entendu, nul endroit n’est parfait, il y a toujours des bons et moins bons côtés et le plus important est de s’adapter à la culture du pays dans lequel on est.
    Je pense très fortement à candidater en Suisse et votre article m’y encourage encore plus ! Merci.

  16. Bonjour et merci pour cet article très instructif et me seras très utile car je suis Canadienne et envisage de plus en plus de m’établir en Suisse. Vous êtes toujours très intéressant à lire. Merci.

  17. Merci pour vos articles et vos conseils toujours très utiles pour moi française installée en Suisse depuis 18 mois
    Je voulais apporter un bémol concernant le milieu professionnel de la santé. Je retrouve malheureusement la même ambiance et les mêmes conflits qu’en France où j’ai exercée pendant 28 ans !
    La critique est très présente et l’on hésite pas à critiquer son employeur. Les problèmes d’égos sont aussi très palpables
    Mais continuer de nous informer c’est formidable!

  18. Je confirme tous ces points qui m’ont poussée à quitter un peu écœurée le monde de l’entreprise suisse. Je ne pense pas être faite pour me plier à des ordres que je ne comprends pas au nom d’un consensus qui se fait toujours autour des plus lèche-bottes.
    Mais c’est édifiant! A chacun son ressenti.
    Malika renseignez-vous bien ( très très bien) avant de quitter Paris pour la Suisse, surtout pour être frontalière: les « suisses » (pardon si je généralise) détestent les frontaliers. Tout est la faute des frontaliers et même si il pleut c’est la faute des frontaliers. Parlez à des parisiens qui auraient franchi le cap. car Paris ce n’est pas non plus la Province!!
    M. Talerman vous êtes un exemple de diplomatie! Je vous admire,
    Pour les autres : je ne suis pas française.

    1. Merci Claire pour ce contrechamp qui montre qu’effectivement toutes les cultures ne conviennent pas à tous ! Pour ce que vous dites sur les frontaliers, c’est assez juste, du moins en ce moment. Heureusement, tout le monde ne partage pas !

  19. Bonjour Mr. Talerman,

    votre article est vraiment très intéressant tout comme l’ensemble de votre site!
    Celui-ci ne fait que renforcer mon envie de travailler en Suisse.
    Merci beaucoup!

    Un grand Merci également à toutes les personnes qui apportent leurs commentaires très instructifs sur le sujet. Cela permet d’avoir un vrai feedback sur la réalité du terrain.
    Il est d’ailleurs intéressant de voir que beaucoup de personnes parlent ici de bon sens: effectivement, lorsque je lis votre article, tout me semble d’une grande logique ! Pour chacun des 11 points, je me suis dit: «c’est normal, c’est évident, bien sûr, etc.» Si seulement c’était le cas en France!

    En effet, je suis français travaillant en France et je recherche depuis quelques mois un emploi en Suisse: les 11 points évoqués ici sont parmi les raisons qui me donnent envie de vivre et travailler en Suisse et de quitter la France. Malheureusement, avec mon profil atypique, ma recherche est difficile. Avec un passé d’enseignant en chimie, sciences physiques et mathématiques en collèges et lycées, je suis actuellement en recherche active d’un emploi en R&D dans l’industrie chimique (idéalement cosmétique). Le processus de reconversion professionnelle est très délicat: malgré mon expérience pro (dont une année d’enseignement au Japon) et mes compétences transversales, je me retrouve dans la position d’un jeune diplômé sans expérience!

    Ainsi si vous avez des conseils, je suis preneur!
    Merci beaucoup pour votre site.

    1. Bonjour Allan,
      Je ne connais pas plus votre profil que cela, mais il est probable qu’il faille faire les choses en 2 étapes, pour éviter d’avoir à sauter 2 marches. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il faut peut-être tenter de rentrer sur le marché de l’emploi en Suisse sur un poste proche de celui que vous avez actuellement, y passer quelque temps, pour ensuite aller sur le poste que vous visez. Il y a en effet dans votre cas 2 « handicaps » : une 1ère expérience en Suisse (qu’il faut avoir et que vous n’avez pas) et un changement de poste. Cela fait beaucoup je pense. Si vous le souhaitez, nous pouvons vous accompagner.

  20. Exerçant dans la santé au travail j’ose dire que votre analyse est, on ne le pourrait plus ergonomique. Sachant que l’Ergonomie s’occuppe de l’adaptation du travail à l’homme, j’ajouteria un grand H, pour Homme dans le sens de sa grandeur humaine quand il/elle allient l’intelligence au respect de par et autre et à un sentiment d’entre aide , en fait, de se mettre ensemble pour une cause commune. Dans ce cas, l’interêt de l’entreprise, qui est línterêt de ses membres.

    Après mes études en Suisse j’ai passablement peiné de retour dans mon pays ou la recherche de rigueur n’est pas toujours présente – une des raisons qui me font souhaiter un retour en Suisse et à son authenticité.

    Merci pour les précieuses orientations que vous nous offrez de si bon coeur!

  21. Moi je trouve ça tout à fait normal ces 11 choses à ne pas faire. Pourtant je suis française, moi j’appelle ça la culture de l’entreprise et le respect de l’entreprise
    Je dirais même plus du civisme, c’est sur qu’en France c’est pas pareil tout simplement parce que les patrons français priment les récompenses individuelles, donc cela crée forcément un autre état d’esprit très individualiste basé sur la compétitivité entre collaborateurs et même entre employé- employeur.

  22. Bonjour,

    Merci pour cet article. Cela fait 6 ans que j’habite et travaille en Suisse, juste après mes études en France.
    Votre site m’a beaucoup aidé quand je suis arrivée et je profite de ce post pour vous en remercier (mieux vaut tard que jamais!)

    Si je peux ajouter un élément a tous les points que vous avez mentionné – tous tout à fait pertinents par ailleurs – ce serait l’ouverture d’esprit dans le monde du travail suisse. Je ne dis pas que les français sont génétiquement plus obtus, mais l’ensemble de la société fait qu’en Suisse, votre motivation est surement le critère le plus déterminant pour travailler dans une entreprise. Parfois les expériences ou les diplômes sont très secondaires pourvus qu’on ai envie de travailler.

    Pour moi cela a été une vraie libération quand je suis arrivée en Suisse. En France, malgré deux Masters, on sent que tout est très « déterministe » quand on est jeune. Si on vient de province, qu’on a tel ou tel diplôme ou telles ou telles relations, les perspectives d’avenir peuvent être très limitées. Mais dès que je suis arrivées en Suisse, au fil des discussions et des différents emplois que j’ai eu, on sent vraiment que (presque) tout est possible et on a plus envie de travailler et d’avoir confiance dans l’avenir.

    On travaille avec des gens qui ont des formations et un parcours complètement différentes du nôtre, des gens qui viennent souvent d’autres pays – surtout à Genève – et cela renforce l’idée que tout est possible. C’est incroyablement libérateur pour l’esprit.

    C’est beaucoup plus général comme remarque mais je tenais à partager ce point issu de mon expérience personnelle

    Et merci encore 😉

  23. Un grand merci pour ces conseils précieux, qui relèvent du bon sens. Je rejoins les commentaires et compliments des autres. Je voudrais souligner un point qui m’a profondément touché, et qui me semble manquer en France (je suis français, universitaire, travaillant en France… aspirant à un poste d’enseignant-chercheur dans une structure universitaire suisse ), c’est de mettre la question du devoir avant la question du droit. Il faut savoir dire (et l’appliquer sagement) : « je dois », avant de penser et de dire « j’ai le droit »… Si seulement tout le monde appliquait cela !!! on serait au service les uns des autres et donc au service de la société tout entière (au sens large, pas uniquement au sens d’entreprise) qui nous porte et nous supporte… et en retour au service de l’individu, c’est-à-dire au service de soi-même… mais de manière intelligente et harmonieuse, et non de manière égoïste et arrogante. Dire que « je dois », c’est reconnaitre, prendre conscience de sa position de responsable et acteur dans cette société où on vit. Aspirer à une société meilleure, c’est commencer par devenir soi-même meilleur, comment le dit le proverbe anglophone : think globally and act locally.

  24. Bonjour!! Déjà merci pour c’est conseils qui peuvent servir. Je suis actuellement en France et je souhaite travailler en suisse dans la boucherie, connaissé vous ce domaine d’activité? Il y a t’il de la demande?
    Merci

  25. Bonjour
    Mon conjoint part ce printemps travailler en Suisse. Je travaille en France et comptais prendre un congé sans solde pour le rejoindre (et ainsi garder un filet de sécurité si je ne trouvais pas d’emploi sur place). La RH de mon ami m’informe que c’est un probleme, car dans ce cas elle.ne peut pas me faire de visa.Je ne comprends pas bien le lien. Il n’existe pas de premis type tourisme?
    merci beaucoup

  26. Bonjour
    Mon conjoint part ce Printemps pour un poste à Genève. Je compte le suivre, et afin de « m’assurer un filet de sécurité », je veux poser un congé sans solde ou de création d’entreprise d’un an. La RH de mon conjoint m’annonce que pour faire mon visa -un permis B-, elle va se baser sur le regroupement familial, et de ce fait, que je ne peux être sous contrat en arrivant en Suisse. Je suis un peu perdue. N’y a-t-il pas de solution alternative? J’ai vu qu’il existe des permis B pour personne sans activité lucrative, mais du coup, il n’aide en rien pour trouver un job?
    Je m’inquiète du fait de ne pas avoir la possibilité de reprendre mon emploi et donc d’avoir un salaire si je ne trouve rien sur place. Que me conseilleriez-vous?
    Un grand merci

    1. Bonjour,
      Dans la mesure où vous avez un congé sans solde, cela signifie que vous êtes encore salariée de votre entreprise. Or, le permis B pour non actif concerne les personnes sans activité et non salariée. Les impacts sont importants, notamment au niveau des assurances sociales (je ne suis pas spécialiste mais je suppose que dans ce cas, vous êtes encore rattachée à la Sécurité sociale française).
      Le permis pour non actif permet de rester en Suisse aussi longtemps que vous le souhaitez (et aussi longtemps que votre conjoint), et vous permet également de rechercher un emploi. C’est d’ailleurs ce permis que la professionnelle RH vous propose.
      Si vous souhaitez conserver votre emploi en France dans le cadre cité, rien ne vous empêche de venir en Suisse pendant les 3 premiers mois pour chercher un emploi (pas besoin de permis de travail). Cela vous permettra déjà de tâter le terrain. Et rien ne vous empêchera non plus d’indiquer l’adresse en Suisse et de justifier votre démarche par un rapprochement familial.
      Si vous vous installez en Suisse, je vous conseille mon livre Travailler et vivre en Suisse, il vous sera plus qu’utile…

      1. Un grand merci de votre reponse. juste pour clarifier, le permis non actif me permet de chercher un emploi mais cela signifie t il que, si je trouve un emploi il me faudra refaire un permis de travail?
        ps: je suis francaise (cf message precedent)

        1. En fait il suffira d’aller à l’office de la population, et leurs signaler votre changement de situation. Dans ce cas précis, je ne crois pas qu’ils refasse un permis, mais il faudra peut-être payer un petit quelque chose…

  27. Bonjour
    Très joli article, pour témoigner mes rapports employeur /employé en Suisse auraient été meilleurs et bénéfiques à l’entreprise si j’osais expliquer mon point de vue franchement et sans crainte du « grand patron ». (Prise de conscience aujourd’hui : les cadres sobt aussi nos collègues!)
    Un français ouvrier en Suisse depuis 4 ans bientôt.

  28. Merci à vous pour ce court énoncé des bases utiles à connaitre pour mieux comprendre ce qui fait de la Suisse un pays différent de la France. Cela permet d’éviter de mal comprendre les différences de comportement entre les 2 pays, et aussi de d’adapter au mieux, en acceptant qu’en Suisse c’est d’abord l’entreprise et le groupe avant l’individu et soi-même.
    Et votre travail continu permet d’apprendre à mieux s’intégrer, et postuler plus juste.
    Cordialement votre.

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