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Frontaliers à Genève : quelques vérités

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La semaine passée un mouvement anti frontaliers, le MCG, a augmenté le nombre de sièges au Grand conseil à Genève (Parlement) de manière significatives. Depuis sa campagne, avec des phrases chocs comme « Réservons les emplois aux Genevois, Frontaliers assez !« , le parti tire à boulets rouges sur les frontaliers. D’après ce parti, tous les maux de Genève, y compris son chômage (le canton de Genève est le canton suisse qui a le plus fort taux de chômage) sont la faute des travailleurs frontaliers.

Les travailleurs frontaliers sont indispensables à l’économie de Genève

 

Un article du quotidien genevois Le Temps a fait la lumière sur cette supposée relation : les travailleurs frontaliers du canton de  Genève ne sont pas responsables du taux de chômage élevée, et ont au contraire permis à l’économie du canton de se développer : en permettant aux entreprises suisses de se développer pendant les périodes de croissance, offrant de la main d’oeuvre formée, et en générant plus de 610 millions de revenus nets à l’Etat par le biais de l’impôt à la source.

 

Les frontaliers travaillent dans des secteurs délaissés par les locaux ou occupent des métiers qualifiés où la main d’oeuvre est difficile à trouver

 

Les travailleurs frontaliers ont d’autant moins d’impact sur le chômage à Genève qu’ils travaillent dans des secteurs souvent délaissés par les travailleurs locaux, comme l’hôtellerie-restauration ou le commerce de détail. On les retrouve également dans des postes qualifiés, voire très qualifiés, là où la demande locale n’est pas suffisante. C’est le cas notamment des secteurs de la banque et de la finance à Genève , de l’informatique, et même celui de la Santé , les infirmières et infirmiers français étant très nombreux à travailler aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG).

 

Dumping salarial et copinage frontaliers : deux idées reçues

 

L’excellent article du Temps met un terme à deux idées reçues : le dumping salarial (qui consiste à embaucher un travailleur frontalier moins cher qu’un travailleur local) et le « copinage » (lorsqu’un cadre frontalier n’embauche de préférence que d’autres frontaliers).

Concernant le dumping salarial, les personnes interrogées par le journaliste s’accordent pour dire qu’il existe des cas isolés, mais avec la multiplication des conventions collectives de travail (CCT) qui encadrent les salaires en Suisse , ainsi que la commission tripartite (syndicat, patronat, Etat) qui analyse tous les trois mois les dossiers, les risques sont faibles.

Le copinage ou cooptation supposées de certains cadres frontaliers qui ne recruteraient que d’autres frontaliers est une romance, car ce qui compte pour une entreprise, c’est la performance.

 

Les frontaliers particulèrement touchés par les licenciements à Genève

 

Alors que les difficultés économiques se font sentir, ce sont malheureusement les travailleurs frontaliers qui sont plus souvent remerciés que les autres travailleurs en Suisse :  le taux de chômage dans le canton de Genève est de 7%. Les travailleurs frontaliers occupent 18% des emplois à Genève, mais ils représentent 30% des licenciements collectifs qui ont eu lieu lors des derniers mois.

Sachant qu’un travailleur frontalier qui se retrouve au chômage total est indemnisé par le Pôle Emploi en France, cela permet notamment au canton « d’exporter » son chômage en licenciant des frontaliers, ceux-ci n’étant pas dans les statistiques suisses du chômage.

Consultez l’article du Temps .

news – 16 octobre 2009

David Talerman

Spécialiste de l'expatriation et de l'emploi en Suisse, je suis l'auteur du livre Travailler et Vivre en Suisse. Suivez-moi sur Instagram, LinkedIn, Facebook. Suivez notre actualité grâce à notre newsletter.

43 réflexions sur “Frontaliers à Genève : quelques vérités”

  1. Bien sûr il y a pas de dumping salarial avec les Suisses…. Il faut arrêter de dire n’importe quoi, vous savez très bien que si une infirmière qui a étudiéen Suisse chercher un travail, elle va avoir beaucoup moins de chances de décrocher un job parce que justement il y a des frontaliers qui pour le même travail demanderont moins d’argent. Pour votre information, je suis Italienne et mon mari est allemand.

    1. @mimosa : merci pour le témoignage. Mais l’exemple pris n’est pas forcément le meilleur puisque concernant les infirmières travaillant dans le secteur public, il existe des barèmes qui laissent peu de place à la négociation salariale, à qualification équivalente. Par ailleurs, l’article ne dit pas qu’il n’y a pas de dumping salarial, il dit qu’il est beaucoup moins important que ce qu’on pourrait imaginer. En revanche, pour certains secteurs d’activité, c’est l’enfer de ce côté, mais les autorités les ont bien identifiés et font la « chasse ».

  2. Bonjour,
    merci pour votre article très édifiant, et que vais m’empresser de soumettre à une personne de ma famille, suisse, et qui assurement ne donne pas son vote aux sociaux démocrates…

  3. Bonjour,

    Cette article est en contradiction total avec ce qui se passe en Suisse et pour cause.

    « Les travailleurs frontaliers sont indispensables à l’économie de Genève »

    Nous n’avons jamais dit le contraire, le problème c’est qu’il engendre des abus de certains employeurs qui n’engagent plus que des Frontalier, je connais certaines entreprises qui ont 85% de leurs personnel Frontalier, est ce normal pour vous ?

    « Les frontaliers travaillent dans des secteurs délaissés par les locaux ou occupent des métiers qualifiés où la main d’oeuvre est difficile à trouver »

    Faux, ils occupent tout les secteurs, c’est d’ailleur un problème pour les apprentissage sur Genève, d’ailleur ont ne voit pas en France un Suisse occupé une place au sein de l’Etat alors que pour un Frontalier le faire à Genève et même devenir fonctionnaire c’est possible, demander à n’importe quel Suisse si il refuserait d’être fonctionnaire…

    “Dumping salarial et copinage frontaliers : deux idées reçues“

    Faux, un Frontalier acceptera n’importe quel salaire sans discuter, tout simplement parce qu’il est plus élevé que cher lui. Un Suisse lui discutera car à la fin du mois les charges ne sont pas pareil des 2 côtés de la frontière, la encore le frontalier à un large avantage sur le Suisse, quant au copinage la encore c’est courant car un Frontalier qui bosse dans une entreprise va forcément faire venir ces petits copain et toucher une prime.

    « Les frontaliers particulèrement touchés par les licenciements à Genève »

    Faux, les Frontaliers accepte l’embauche en temporaire, il ne sont pas licencier mais c’est un travail à durée déterminée. d’ou sortez vous de tel chiffre je serai curieux de les voir et surtout de voir quel source il s’agit, car l’Etat est souvent et malheureusement le plus gros des menteurs. Souvent les RH sont au main frontalière qui elle n’hésite pas à virer des Suisses car trop chère.

    Votre article reprend le parti des Frontalier sans mettre l’accent sur le problème en général. Genève est une petite ville et ne peu pas accueillir autant de monde sans qu’il y ai des dégâts collatéraux (Chômage, RMCAS).

    Vous justifier votre activité en Suisse sans prendre en compte les Suisses et souvent vos compatriote ont une fâcheuse tendance à critiquer la main qui les nourrit.

    N’oubliez pas une chose, en Suisse nous avons un droit, c’est celui de voter pour tout et rien. Et cher nous le peuple décide de ce qui doit être fait ou non, donc ceci peu vite se retourné contre vous si un jour ont voit que le gros du problème vient des frontières.

    ABE.

    1. Il y dans ce que vous dites des choses très justes, mais d’autres que je ne peux pas laisser passer.
      Pour commencer, la source provient du journal Le Temps (le lien est mentionné), il me semble donc difficile de discuter du sérieux de cette étude, qui se base sur plusieurs études et interviews. Par contre, il est possible d’approfondir certains sujets.

      « Certaines entreprises ont 85% de leur personnel qui est frontalier » : je veux bien vous croire, mais lesquelles ? Il est possible de les mentionner ici, vous êtes anonyme. A mon sens, ce type d’excès, s’il ne trouve pas d’explication économique, est effectivement potentiellement un problème.

      « Les frontaliers occupent tous les secteurs » : si vous regardez les statistiques de l’OFS, vous vous rendrez compte qu’on trouve objectivement plus de frontaliers dans certains secteurs que dans d’autres. Il suffit d’aller faire un tour sur les chantiers, chez les coiffeurs, ou dans la restauration pour se rendre compte qu’il y a tout de même moins de Suisses que d’étrangers. Ceci dit, si on joue sur les mots, on retrouve des frontaliers dans tous les secteurs, tout est question de proportion. Enfin, je pense que dans certains métiers où les qualifications requises ne sont pas élevées, on retrouve une proportion importante de frontaliers. Cela peut-être un problème potentiel dans la mesure où les Suisses qui sont potentiellement touchés sont ceux qui ne sont pas dans les meilleures situations professionnelles et personnelles.

      « un frontalier acceptera n’importe quel salaire sans discuter… » : il y a d’une part les CCT qui empêchent tout abus de ce côté (cela doit concerner environ 40% des entreprises). D’autre part, cela dépend de quels secteurs et métiers on parle, et surtout, les étrangers sont heureusement de plus en plus informés sur les niveaux de salaire. Enfin, le coût de la vie élevé ne s’arrête pas à la frontière : en Haute-Savoie ou dans l’Ain, il est est également très élevé, les gens ne sont pas fous ! Toutefois, je constate que des personnes venant de régions qui ne sont pas frontalières ne se rendent pas toujous compte du coût de la vie sur place, même en France. Et cela peut aboutir à certains mauvais choix. Mais généraliser ces propos comme vous le faites, ce n’est vraiment pas sérieux.

      « Les frontaliers particulièrement touchés par le chômage à Genève » : cela reste malheureusement vrai à l’époque de la rédaction de l’article. Si vous criez au complot contre l’état, je ne peux pas grand chose pour vous. Mais il suffit par exemple de voir dans le secteur de l’industrie horlogère, fortement touchés en 2009, le nombre très important de frontaliers qui ont été licenciés, ou dont les contrats temporaires n’ont pas été reconduits…

      De manière générale, l’article du Temps avait pour objectif de remettre l’église au milieu du village, tant on lisait tout et n’importe quoi à cette époque.
      Les problématiques que vous soulevez en fin de commentaire sont toutefois, pour la plupart, justes. Il y a ici un document qui reprend quelques statistiques sur Genève et l’immigration, qui devrait vous intéresser. Globalement, je pense que le nombre de travailleurs étrangers est effectivement très important à Genève et que cela pose certains problèmes qui ont été adressés mais non résolus (transports en commun, quelques cas de dumping salarial dans des secteurs bien identifiés etc…). Ensuite, c’est un dilemme : comment se développer économiquement sans l’aide des travailleurs étrangers ?

      1. eh bien il suffit d’aller faire un tour dans la zone industrielle de plein les ouates vous pourrez constater par vous même.

        Ce que je plains pas ce sont pas les frontaliers ni les entreprises qui doivent embaucher fr car pas de personnel qualifié sur place.

        Ce que je plein ce sont les boites qui préfèrent engager des fr uniquement sur une base salariale et le système suisse lui même.

        Dans mon domaine (informatique) la concurrence est rude car de l’autre coté de la frontière il y a bcp de personnel mieux formé au point que cherche juste à trouver un boulot (n’importe quel boulot).

        je trouve tout de meme incroyable qu’un pays comme la suisse ne puisse pas fournir un système éducatif suffisant à sa population et à son économie.

        @Eric
        De la même manière que le frontalier à contribuer à l’exor de l’économie du canton les étrangers ont fait de même. une certaine jalousie je dirais oui les charges ne sont pas les mêmes d’un coté et de l’autre de la frontière.

        Je me permet aussi de vous rappeller que le frontalier travaille en suisse mais ne consomme que très peu en suisse au final qui apporte plus à l’éconmie suisse le frontalier ou l’étranger qui habite sur place?

      2. Bonjour,

        La question du « Temps » est vite réglée, c’est un journal à tendance droite économique libérale. Ce sont ceux qui profitent de cette situation de dumping qui tiennent les rênes. Tout le monde sais ça ici.
        J’ai beaucoup d’expérience avec les entreprises locales à tendance « francaises » et je n’ai jamais rien vu qui contredise le fait que 1) il y a dumping 2) il y a préférence. Les institutions étatiques (genre HUG) ne sont pas une référence puisque sous la tutelle publique. Mais les autres, c’est du grand n’importe quoi pour le vivre au quotidien.

    2. Bonjour Eric,
      Je travaille dans le secteur hospitalier (infirmière) et ne parlerais que du métier de soignant, pourquoi la Suisse ? 1) les conditions de travail n’ont rien à voir avec celles subies en France, la Suisse légifère et une infirmière doit avoir 7 à 8 patients à charge, en France cela peut aller jusqu’à plus de 60 dans certains secteurs (en gériatrie). Ces conditions de travail permettent aux soignants de proposer aux patients excellente prise en charge.
      2) J’ai une voisine suisse qui m’a dit que les suisses ne souhaitaient pas travailler comme soignants, les tâches sont estimées comme de basses besognes et mal payées et préfèrent dans des secteurs plus valorisant et rémunérateurs comme la banque, la finance…
      3) la Suisse ne forme pas assez de soignants pour pallier à ses besoins
      4) Vous souhaitez stopper les frontaliers pour l’embauche en Suisse, alors stoppons les suisses qui investissent en masse dans l’immobilier « frontalier » afin de pallier aux inaccessibles prix sur votre territoire et qui font flamber les prix de l’immobilier en France frontalière (depuis qu’ils ont obtenus le droit de le faire 2005) je crois …
      Nous avons besoin d’emplois, vous de main-d’oeuvre dans certains domaines, vous avez besoin de logements beaucoup moins chers qu’en Suisse…. Alors agissons en bonne intelligence…
      5) Par ailleurs, la Suisse vit grassement grâce à son secteur bancaire et la majorité des fonds est étrangère….
      Je trouve vos propos purement et simplement racistes, Heureusement j’ai eu l’occasion de rencontrer des suisses charmants et forts intelligents ravis d’être soignés par du personnel souriant et disponible.
      Alors révisez votre copie car dans le domaine de la santé il y aura bientôt pénurie de soignants et je crains que le modèle français ne se répercutent sur votre pays…. les conséquences sont terribles, des soignants qui démissionnent et ceux qui restent sont débordés, démotivés, épuisés. La qualité de pris en charge en pâtit. Bon courage et je vous souhaite de ne pas tomber malade car vous aurez de grandes chances de tomber sur un frontalier… et surtout ne faites pas part de vos idéaux … de toutes les façons je doute que vous en ayez le courage… il est toujours plus facile d’affronter les « étrangers » via internet…

    3. Mancel christophe

      Bonjour,

      Toujours cette vielle guerre Franco-Suisse, mais le MCG a raison il y a trop de Français qui travaillent à Genève, je propose ici au MCG de faire un échange, nous vous renvoyons tous les actifs ou retraités Suisses vivant dans le Chablais Français faisant exploser les prix des terrains et des maisons contre nos travailleurs Français.
      J’espère juste pour vous que vous n’êtes pas attachés à boire un verre le Week-End ou faire vos courses dans les magasins car les tarifs risquent de fortement augmenter s’il n y a plus que des travailleurs Suisses dans ces secteurs. Et dans le cas ou les Suisses accepteraient de travailler pour ces tarifs il va falloir construire beaucoup de logement sociaux !!!!
      Voyez donc messieurs qu’il y a tout a gagner de ses échanges mais il est vrai que lorsque l’intelligence manque il ne reste à certain hommes politiques que les vieilles recettes populistes!!!!
      Nous ne sommes pas des travailleurs clandestins, nous dépensons une bonne partie de nos revenus sur Genève, nous faisons 2 à 3 heures de route par jour, nous payons nos impôts à la source sans pouvoir déduire quoique se soit et nos enfants ne bénéficient pourtant pas de vos écoles !!!
      Enfin le discours pourrait être très long mais je ne discute pas le fait que des patrons Suisses profitent de cette main d’oeuvre pour faire pressions sur les salaires, alors pourquoi ne pas voter un salaire minimum ou condamner de manière exemplaire ses patrons voyous qui pourtant n’habitent pas Annemasse!

      Bonne journée

  4. C’est fou de voir cette rhétorique soi disant « souverainiste » lol!
    Comme il est si bien dit plus haut beaucoup de frontaliers font le job que les suisses ne veulent pas faire pour parler clairement, et c’est pas les job les plus faciles. Exactement comme les immigrés en France, où d’ailleurs on porte les mêmes accusations à leur égard. Si il y a des problèmes ce serait au moins en partie à cause des étrangers, pfff!
    Je remarque que c’est un bon filon attrape nigaud pour les politiciens démagos peu scrupuleux de tout pays qui racole les voix de moutons ayant peu d’esprit critique, et qui exaspérés par la morosité de vie saute sur le 1er bouc émissaire désigné publiquement.

    Il ne faut pas que les suisses oublient que si ils blanchissaient un peu moins l’argent sale des despotes et arrêter de se goinfrer sur un système où grâce à une pseudo domiciliation fiscale en Suisse, des milliards d’euros français allemands ou autres qui devraient aller dans leur état respectif finissent dans les coffres suisses, sans cela ces pays s’en porterait mieux et la Suisse ne serait pas aussi riche. Donc que les suisses reconsidèrent d’où vient une partie de leur prospérité et qu’ils arrêtent de mépriser les étrangers.

    Quant à cette histoire de copinage, pour moi ça reviendrait à dire que les suisses sont presque victimes de discrimination dans leur propre pays à cause d’une nébuleuse de frontaliers, et ce parce qu’il doit y avoir 1 ou 2 frontaliers qui ont fait rentrer un pote dans leur boîte. Pathétique, là on dirait presque la vie politique française et sa presse avec ses choux gras sur les musulmans.

    Pour finir, ça me rappelle un spectacle de Pierre Palmade que j’ai regardé hier, dans un sketch où il parodiait un xénophobe plein de préjugés, il dit à la fin « si il y avait moins d’étrangers, il y aurait moins de racistes » mdr

    Avis aux amateurs

    1. Fort heureusement, la grande majorité des Suisses ne sont pas dans cet état d’esprit, et je ne crois pas qu’il faille généraliser des situations qui pour certaines restent anecdotiques. Concernant votre commentaire sur l’argent sale, je crois que la France n’a aucune leçon à donner sur ce sujet : il suffit pour cela de voir ce qu’il s’est passé avec l’argent des chefs d’états (dictateurs ?) africains placé en France, pour comprendre que sur ce terrain, France et Suisse sont clairement à égalité. Ce qui change en revanche, c’est que s’est plutôt bien assumé d’un côté, et plutôt moins de l’autre…

      1. @ David

        Je suis tout à fait d’accord avec vous, et merci de souligner que l’avis bien tranché de certains n’est pas celui d’une majorité

        La France aussi blanchi l’argent de dictateurs elle fait même pire, mais il faut être franc le blanchiment et la dissimulation de l’argent de trafics d’être humains, de drogue, d’organes etc… n’est pas une caractéristique première de l’économie française.

        Je ferme la parenthèse car si j’ai souligné ce point s’était car en l’occurrence dans l’article, c’est des travailleurs français dont il est question d’où mon choix d’évoquer les milliards revenant aux trésors français dont la Suisse profite (ainsi que des milliards d’autres ressortissants parfois tout autant stigmatisés), comme j’aurais pu parler du dumping à l’envers quand attirés par des prix plus intéressants de nombreux suisses viennent faire leur course en France ce qui fait parfois envoler les étiquettes.
        .

  5. J’ai toujours été étonné de voir que le Frontalier connait mieux la Suisse que le Suisse.
    Pour ma part j’aii vu l’évolution ou plutôt la dévolution depuis le phénomène Frontalier et franchement je n’ai aucun scrupule à dire que nous n’avons pas besoin de vous à contrario vous par contre vous avez besoin de nous. C’est ca qui vous fait si mal finalement. En Suisse ont aime pas les envahisseurs qui nous crache dessus et qui viennent voler notre pain. Bien entendu la France elle est niquel chrome et n’a jamais rien fait de mal, laisser moi rire juste un bon coup car la vous êtes 6 pieds sous terre de la réalité. Comme vous le mentionné si bien la majorité des entreprises qui licencies des Frontalier qui sont pour la plupart temporaire sont des entreprises Horlogère, et donc ce sont bien elle qui engages en masse des Frontalier, vous avez vous même répondu à la questions. J’ai de la peine à être hypocrite et j’aime encore moin ceux qui le sont surtout envers le peuple Suisse. En Suisse ont à malheureusement recueilli n’importe qui et moi même je ne me sens plus cher moi, impossible dans la rue de s’identifier à la Suisse en regardant autour de soit. Arrêter de dire que le Frontalier fait le boulot que ne veut pas faire le Suisse, regarder plutot le nombre de jeunes Suisse sortant des écoles et étant au chomage à cause de ces même personnes. Je connais même des sociétés qui prennent en stage des Français alors que les jeunes Suisse voudrait avoir cette chance, la encore vous aller me dire que c’est normal ??? En France qui à construit votre pays et vos cité, les Français ??? faite moi rire, et remercier plutot les algériens…

  6. @Eric:
    Je ne pense pas que le frontaliers est besoin de vous pour voir le pris de l’immobilier et de la vie s’envoler. En effet, nous n’en serions pas là si la Haute-Savoie ou l’Ain n’était pas devenue pleine de « Frontaliers Suisse » . C’est à dire ces Genevois préférant venir habiter en France pour se payer une villa qui ne pourrait jamais se payer dans leurs pays faisant grimper les prix. Ce n’est simplement qu’un échange de bon procédé! Si un matin aucuns frontaliers ne se levaient pour aller travailler, votre pays irait très mal. Le suisse préfère ne pas travailler le WE, pas avec des horaire irréguliers non, il préfère son petit travail « pèpère », bien payé, mais sans pas trop en faire.
    Nous avons toujours été voisins et les travailleurs frontaliers sont là depuis longtemps, et au lieu de prendre les bons coté de chaque pays, on se tire dans les pattes. C’est tous simplement de la JALOUSIE de la part des suisses moyens et pire encore, de l’étranger résident en suisse (italien, portugais, espagnoles).

  7. Chers tous,
    étant bi national, je crois qu’l ne faut pas tomber dans les excès de part et d’autre.

    Le grandes multinationales profitent à plein de ces écarts et s’installent à Genève ou sur la côte en schant très bien que leurs salariés (uk, usa ou australiens) devront se loger en France, elles font subir à nos deux pays des contraintes difficiles à admettre: 1 . le Suisse ne sera pas embauché car ces sociétés ont leur cadres embedded 2) Les Français verront les logements inaccessibles depuis le Chablais jusqu’à Annecy.

    Bien entendu ces éléments me sont remontés du terrain et pas puisés dans la presse.

    Tout de bon

  8. J’ai travaillé dans les administrations à Vaud et à Genève et je vous assure que les instructions ont été données pour ne plus prendre de frontaliers..J’ai même été victime de cela car on m’a viré pour me remplacer par un résident.

    1. voila ,je lis tout ca depuis tout a l heure et ca m exaspere .je suis francais frontalier et je bosse comme chef de cuisine.il est vrai que dans notre secteur on ne trouve pas beaucoup de suisse et pour cause ce n est pas le metier le plus facile. deux point se percutte ,l un totalement vrai est que les frontaliers accepteront n importe quel salaire suisse du fait qu il est plus important en suisse mais si vous enlever tout les cuisinier francais vous pouvez fermer 90 pourcent des resto et hotel de geneve .j habite divonne est lorsque l on entend tout ce patriotisme suisse et que je vois le nombre de ceux ci faire toute leur course chez nous cela me laisse perplexe .je pense que tout le monde y trouve son compte
      j adore la suisse et pour moi la solution pour relancer son economie serait de sortir de shengen et de remettre les frontieres

  9. A Eric: Pitoyable comme commentaire.
    Si vous ne vous sentez plus chez vous, rien ne vous empeche de partir dans ce cas.
    Vous connaissez la mondialisation? vous petit pays qui resistent encore à la crise Mondial???
    soyez ouvert d’esprit!

    1. je constate que,si j’étaiS RH d’une entrepise j’embaucherais mes cousins de VICHY?mes cousines de LORIENT avec toute leur cohorte d’amis,les tantes ,les oncles ,la gand-mère,le grand-père de TOULOUSE,les copains et copines de mon conjoint etc….etc…… .ET! ? ,j’obligerais tout ce petit monde a me filer 200.- par mois et de me gâter a noël ,de me parler avec respect en me disant (( votre altesse sérénissime)) ,sinon je les vires. JE CONNAIS UNE GRANDE BOITE DE SECURITE GENEVOISE QUI OPERE DE LA SORTE , VOILA LA VERITE FRONTALIERE! ET TOUT LE MONDE SE LA FERME . ARF !!!!!!!LA NATURE HUMAINE QUOI !

  10. Omapsoi,

    La Suisse n’est pas dans l’Europe, la mondialisation ne veut pas dire que l’on doit appauvrir le peuple Suisse pour enrichir un peu plus cette Europe pourrie. Je suis vraiment triste que vous viviez dans un pays qui n’est pas capable de ce gérez mais est ce la faute des Suisses ???

    L’ouverture d’esprit ne veut pas dire se faire plumer par L’Europe sans rien dire, en France vous gueuler pour la moindre réforme de l’Etat et vous me dite d’êtres ouvert d’esprit, attendez je vais aller rire un bon coup.

    Mcain, c’est normal, et cela doit être ainsi, avez vous déjà vu un Suisse travailler dans une administrations Française ?
    Maintenant vous pouvez vous mettre à la place du Suisse qui c’est fait viré pour être remplacé par un Frontalier.

    Martinelli, Si le prix de l’immobilier monte en France voisine n’oublier pas de mettre aussi la faute sur vos concitoyens Frontalier qui eux achètes aussi beaucoup en France et surement plus que les Suisses. Quant à tout ceux qui viennent de Paris pour acheté des bien par ici ne me dites pas que c’est des Suisses.

    Avoir enlever les quotas est une connerie magistral, avant nous vivions plutôt bien et il n’y avait pas d’abus, Les Français avait leurs permis de travail et cela était distribuer au compte goutte. Je ne suis pas contre les Français qui viennent bosser en Suisse, il en faut je ne dit pas le contraire, mais la ca ne veut plus rien dire, quant ont rentre dans un système libre cela ne peu pas fonctionner correctement si les gens ne sont pas disciplinés. Si je pouvait gagner 2 fois plus en traversant la Frontière je le ferait c’est logique l’appel de l’argent est important. Maintenant ont ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs.

    Dommage que la France ne soit pas attractive au niveau des salaires, la oui nous pourrions avoir de vrais échanges.

    1. Eric,

      je comprends tout a fait votre point de vue. Maintenant la plupart des genevois vont faire leur courses en france, prendre du Gasoil en france ect, donc profite aussi du système; Et dans ma copropriété, sur 10 habitations, 9 sont suisses. Donc beaucoup franchisent le pas.

      Geneve n’est pas seulement un appel de l’argent, il y a x fois plus d’offre d’emploi ici que sur la region annécienne par exemple. Je préfères travailler ici et pouvoir rester dans ma région avec amis et famille et habitude depuis ma jeunesse que de devoir partir sur Lyon, Paris ou Toulouse par exemple pour changer ma vie et trouver un emploi. Et un moment donné si on veut manger il faut aller travailler que ce soit sur suisse, Allemagne, Angleterre ou France, peu importe, la planète est à tout le monde.

      De plus je suis autant payé voir mieux que mes confrères Suisses, et cela est de même pour beaucoup de mes collègues frontaliers, donc l’argument du frontalier qui est beaucoup moins bien payé que la meme personne qualifiée mais Suisse était surement vrai auparavant, mais beaucoup moins aujourd’hui. Les entreprises ne se font plus autant de sous sur le dos des frontaliers qu’avant, n’en déplaisent à certains. Cette année sur 20 collaborateurs dans le service, 5 ont touchés des primes de fin d’année, sur ces 5, 4 sont frontaliers, je ne pense pas que l’entreprise avait un interet a donner ces primes aux frontaliers plutot qu’aux suisses.

  11. @Eric

    En tant que frontalière, je suis tous à fait consciente qu’il y’a effectivement « trop » de frontaliers et qu’auparavant les permis étaient délivrés de manière non abusives et qu’il fallait avoir habiter la zone de domiciliation depuis plus de 5 ans.
    Ce qui n’est pas un mal, car cela nous aurait évité tous ses parisiens, Chtis et autres Francais de la « France profonde » qui viennent en Haute-Savoie ou Ain pour travailler à Genève, et qui sont pour nous aussi « vrais frontaliers » des concurrents sur le marché du travail et au niveau des salaires (c’est le chat qui se mort la queue!) Pour reprendre les propos de omapsoi, être né ici coté Français, c’est pour nous normale de travailler à Genève au lieu de partir dans des grandes villes loin de notre région. Je travail à Genève depuis 5 ans et je sens que cela devient un réel problème et malgré tout nous sommes voisins et cela crée des tensions.

  12. Post Tenebras Lux

    Les places de travailles doivent être prioritairement proposées au résidents suisses.
    Les frontaliers profitent de la situation politique et économique qui règne en Suisse, et qu’ils ne trouve pas chez eux.
    Il faut que les français règle les problèmes qu’ils ont chez eux et non venir travailler en Suisse en pensant égoïstement à leurs salaires.

    Certes, la France est victime, comme plein d’autre pays d’Europe, de la crise économique. Mais les frontaliers profitent pleinement de cette situation (haut salaire en Suisse, taux de change CHF/€ très rentable, bas prix de l’immobilier en France, assurance moins chères, abonnement TPG et P+R combiné à bas prix, etc.).
    Et derrière ça, les suisses payent à plein pot les assurances, les biens immobiliers, les impôts, etc.

    Après cela vous comprenez le mécontentement des genevois.
    Le seul avantage qu’ils ont d’habiter à Genève… c’est d’être genevois

    Alors laissons Genève aux genevois..

    1. Bonjour,

      Je respecte votre point de vue.
      J’ai quand même quelques points à préciser :

      – Le taux de change est actuellement intéressant pour les frontaliers, mais qu’en était-il il y a 4 ou 5 ans, alors que la tendance était inversée ?
      – Dire que l’immobilier en France est bon marché me semble… franchement faux, et particulièrement dans les régions frontalières…
      – Concernant les impôts, n’oubliez pas que tous les frontaliers à Genève sont prélevés à la source et paient leur impôt en Suisse.

      1. Bonjour et que faites vous de l’argent que l’état de genève redistribue au commune française.110 millions d’euro pour la savoie????
        Et la vous avez une 2ème manière de comprendre pourquoi l’état genevois priviligie l’engagement de frontalier, car impôt à la source = rentrée d’argent direct pour les caisses de l’état, alors que la plupart des genevois on du retard sur leurs accomptes fiscales.

    2. C’est bien, je constate que le MCG vous à bien retourné le cerveau, normale c’est de la politique d’amateurs et de citoyens qui ne voit pas plus loin que le bout de leurs nez. Vous pauvres citoyens Genevois, toujours à vous faire roulés, si vous étiez dans la situation inverse vous ferriez pareil, alors arrêtez cette frustration et jalousie mal placée.
      L’autre jour un de mes collègue m’a presque reproché que ‘opérateur FREE faisait des forfaits mobiles à 14.90€ en me disant que ça allait encore être les frontaliers qui allait en profiter! c’est fou quand même, rebellez vous un peu au lieu de vous en prendre au mauvaises personnes.

  13. n’importe quoi menteur!!! avec vos article de rigolo!! sortez de vos jolis maison acheté près de la douane, et arrêter de manger les fesses de vos patron… dans des secteur délaissés qu il dit plus haut non mais soyons sérieux je me retiens d’insulter…on a du souci a se faire…

  14. Cet article (ainsi que l’original du temps) parle de l’aspect économique des frontaliers mais les gens oublient souvent de parler de l’intégration sociale et des valeurs morales.
    Ce que je vais dire va paraître subjectif car tirée de mes expériences au sein de frontaliers dans mon milieu professionnel mais comment ces gens venant d’un pays étranger, vivant dans ce pays, achetant dans ce pays et travaillant en Suisse peuvent-ils s’intégrer correctement ?
    Il ne faut pas le nier, il y existe beaucoup de différences culturelles entre la France et la Suisse.
    C’est si agréable d’arriver au travail et d’entendre parler que de Auchan, Casino, de TF1, M6, d’élection française, etc.. La plupart des frontaliers que j’ai côtoyé ne s’intéressent pas à l’actualité et à la politique Suisse. Non ils viennent en Suisse seulement pour travailler. Un petit effort d’intégration ne ferait pas de mal et éviterais d’avoir une image d’étrangers cupide venant travailler en Suisse uniquement dans un but spéculatif.

  15. Je vous aime bien David. Non vraiment, je pense que vous essayez sincèrement d’aider vos compatriotes tout en restant objectif devant le problème que pose cette situation. Le journal le Temps peut dire ce qu’il veut, cela ne changera rien au problème émotionnel que vivent les genevois. Moi-même remplacé par un « frontalier » (qui venait de Lyon, la bonne blague) par mon chef frontalier, vous pourrez me sortir tous les chiffres, toutes les analyses, je continuerai de voter MCG et UDC. « Parce que je suis débile? » diront les gauchos et autres français? Non, je ne pense pas être stupide, j’ai fait des études supérieures et suis ouvert au monde mais tout cela ce n’est que du vent quand vous vivez un licenciement.

    Vous respectez les gens, pour cela vous avez mon admiration mais par pitié, ne sous-estimez pas la révolte émotionnelle que vivent des milliers de personnes à Genève. Les genevois ne détestent pas les français mais je sais qu’une grande partie regrettent l’époque où les permis frontaliers étaient donnés au compte-goutte et que l’on veuille ou non, notre économie allait très bien à ce moment-là.

    Autre chose, depuis l’ouverture des vannes, un travailleur suisse doit maintenant entrer en compétition avec 100 français (et probablement d’autres européens) alors qu’avant la libre circulation, ce pauvre genevois avait encore une chance face à un nombre probablement 10x moins important. COMMENT voulez-vous que nous, suisses, puissions être compétitifs devant 400 millions d’européens? On ne parle pas de dumping, ni de copinage (qui existent, croyez-moi pour l’avoir vu de mes propres yeux), on parle de concurrence déloyale face à un si petit pays, une si petite ville. Vous ne POUVEZ PAS encourager encore plus de français à venir chez nous, Genève va littéralement exploser (d’où croyez-vous que la crise du logement vienne?).

    Je sais parfaitement que le problème va au-delà de français vs suisse. Il y a beaucoup de variables en jeu mais il suffit de passer une journée à Genève pour se rendre compte qu’il y a maintenant une majorité de plaques françaises (oui, il y a des suisses aussi, je ne suis pas débile) donc + de pollution, oui il y a des frontaliers qui engagent d’autres frontaliers, même s’il s’agit PEUT-ÊTRE d’une minorité, cela arrive et cela suffit pour enrager et oui, la majorité des français ne sont là que pour travailler, manger leur tupperware et rentrer chez eux le plus tôt possible pour retrouver leur petite maison avec piscine.

    Est-ce que nous avons le droit d’enrager et de jalouser les frontaliers? Bien sûr que non, mais n’essayez pas d’être rationnel et de nous montrer des chiffres et des faits, le genevois qui a perdu son job à cause d’un chef frontalier et qui s’est fait remplacer par un français de lyon n’en a rien à foutre des chiffres et des statistiques… Avant d’être genevois, nous sommes humains et nous ne sommes pas responsables de l’économie déplorable de votre pays (et celle de l’europe). Une approche plus humble (que VOUS, David, avez mais que je n’ai jamais ressenti chez mes collègues frontaliers), une approche un peu plus empathique et peut-être même se joindre au genevois pour combattre les politiques serait la bienvenue chez vos compatriotes pourrait montrer aux genevois que les frontaliers sont du même côté que nous mais non, vous préférez nous baffer avec vos chiffres et vos statistiques avec un « nanananère, les frontaliers sont innocents lalala » et cela ne changera pas car soyons honnêtes, ce qui attire le français chez nous, c’est purement le fait de trouver un travail… et le fric. Le nier serait une insulte à tout genevois qui se respecte.

    Bien à vous,
    Un genevois au chômage écrasé par 1’000 CV français.

    1. Bonjour,

      Tout d’abord, je trouve intéressant votre approche basée sur le dialogue : ce n’est pas parce que nous n’avons pas le même avis que nous ne devons pas nous écouter, j’apprécie. J’avoue que localement (sur Genève), les tensions sont réelles et vives, et je comprends réellement la situation des travailleurs suisses qui se retrouvent au chômage, parfois à cause de cas de dumping salarial. D’ailleurs, je combat depuis le début ces situations de dumping qui ne profitent au final à personne. Et il est vrai qu’en conférence, j’ai toujours du mal à argumenter sur ce point. Je pense que les entreprises ont ici une lourde responsabilité. Celles qui jouent ce jeu malsain sont anti-citoyennes et anti-économique.
      Concernant l’attitude des frontaliers, je pense que par nature, l’intégration d’un frontalier est difficile, surtout à Genève où la population frontalière est importante. Je ne relève pas tout à fait les mêmes problèmes dans les autres cantons. D’un autre côté, certains suisses sont tellement exaspérés qu’ils en finissent pas mettre tout le monde dans le même panier, or beaucoup de frontaliers sont parfaitement intégrés, jouent le jeu et ne comprennent pas qu’on les rejette de la sorte.
      Bref, ce n’est pas un sujet simple, et encore une fois merci pour votre témoignage, authentique et critique (au sens constructif). Au plaisir d’échanger la prochaine fois sur ce blog.

  16. Je pense qu’il y a quand même beaucoup d’hypocrisie et d’égoïsme dans le discours des frontaliers.

    Hypocrisie :

    Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles, la seule chose qui attire les français et autres européens vers la Suisse c’est le FRIC!!! Rien d’autre et vous le savez très bien. Vous voulez gagner le plus d’argent que possible. Cela en soit en compréhensible, moi même j’aimerai bien gagner plein d’argent, mais arrêtez d’être des hypocrites et de vous bassiner avec vos discours, et soyez honnêtes et dites simplement que ce qui vous motive, c’est uniquement le fric. D’ailleurs, s’il n’y avait pas tant de fric à se faire en Suisse, ce site web n’existerai même pas.

    Egoïsme :

    Avouez aussi que prendre les places de travail aux suisses, qui eux se retrouvent au chomage, c’est bien le dernier de vos soucis. D’ailleurs, les frontaliers ont tendance a essayer de nier la souffrance des suisses qui perdent leurs emploi et qui font face a 100 CV étrangers pour chaque poste.
    Encore plus pathétique, c’est quand ces frontaliers français retournent visiter leur ville d’origine, avec leur belle voiture payée avec le salaire suisse, pour montrer à tout le monde ‘comme ils sont riche’ et faire des jaloux. C’est très parlant de notre société actuelle.

    La réalité c’est que les européens sont tellement stupides, qu’ils se sont fait laver le cerveau pour accepter le modèle économique ultralibéral mondialiste, et que maintenant qu’ils se sont fait plumer, ils courent pour chercher de l’argent ailleurs, plutôt que de rester dans leur pays et se battre.

    Oui les frontaliers sont bien des hypocrites égoïstes et avides de fric. Le suisse lui est désigné comme un raciste, mais en fait essaye juste de survivre dans son propre pays.

    Pour l’instant c’est les frontaliers qui sont gagnants, ayant les patrons suisses traitres (parce que l’étranger travaille plus dur pour un salaire moindre), politiciens traitres (nouvel ordre mondial oblige) et médias traitres (parce qu’ils sont bien payé pour mentir) de leur côté. Tôt ou tard cependant, la situation deviendra tellement critique, que tous les médias corrompus et discours manipulateurs ne suffiront plus a museler le peuple suisse, et la tendance sera inversée. Peut être un jour ces profiteurs de frontaliers devrons travailler pour… un salaire français! Sacrilège! A ce moment là, on verra qui sont les vrais  »racistes », quand les français vonteront en masse pour le FN.

    Chers français, n’oubliez pas que si votre pays est si ravagé économiquement, et que les salaires sont si bas, c’est parce que vous avez détruits vos frontières… N’oubliez jamais cela!

  17. Bonjour

    J’habite au pays basque côté français et plus précisément à Hendaye (sud ouest de la france, frontière entre france espagne). Et je désire aller la frontière de Genève pour travailler à Genève. (j’en parlerai après)

    Les échos dans ma ville : « les Espagnoles achètent tous les logements à hendaye et du coup, Nous, citoyens d’hendaye n’avons plus de logements ==> c’est la faute aux Espagnoles ! »

    Autre écho : « les parisiens et autres richouses viennent avec leur fric, achètent leurs résidences secondaires dans Notre belle côte basque. Ces logements sont utilisés juste l’été et reste vide pendant tout le reste de l’année. Et Nous, les basques, nous cherchons des logements, mais il n y a en a pas, » (bon là pour le coup je pense que c’est vraiment dommage, aux moins que ces types se donnent peine de louer l’hiver)

    Autre échos, cette fois-ci à l’échelle nationale : « les émigrés viennent Nous piquer notre travail, c’est la faute à Eux ! »

    Autre échos : « les entreprises délocalisent, cela créé du chômage dans Notre pays, çà c’est à cause des chinois »

    Echos d’il y a 30 ans : « les japonais vont acheter toute la france »
    Echos d’il y a 10 ans : « les chinois vont acheter toute la france »
    Echos maintenant : « le qatar va acheter toute la france ».

    On vie dans une économie mondiale !! Je pense qu’il faut arrêter de raisonner égoïstement, c’est à dire raisonner de façon nationaliste ! Les émigrés qui viennent en France de manière illégale, qui prennent des risques, qui payent des passeurs (aux prix de plusieurs mois/années d’économie) ne viennent pas sans raison !! Ils veulent tout simplement vivre (ou survivre) comme chacun de Nous !

    Vous l’aurez remarqué, j’ai mi beaucoup de majuscules pour « Nous » « Eux » Etc.. Qu’est ce que « Nous » ?? et « Eux » !!? Problème identitaire ?? Nous sommes tous des êtres vivants !! Socrate à l’époque disait :  » je ne suis ni athénien, ni grec mais un citoyen du monde ! » (je m’identifie beaucoup à cette citation).

    Je peux comprendre qu’on puisse être attaché à sa propre culture locale, moi même j’éprouve du respect pour la mienne (basque) mais il y a des limites !!

    ==> Je suis pour l’intégration culturelle, pour les frontières Culturelles, mais je suis contre ces put**** » de frontières Territoriales qui ne font qu’éloigner les être humains entre eux. (je ne parle même pas des guerres).

    Ma situation :
    J’ai 22 ans et je vie encore chez mon beau père et ma mère. Mais je souhaite être autonome. J’aime énormément le coin où j’habite, de plus j’ai une grande famille soudée que j’aime beaucoup. Pour moi à cet instant T ayant de petits diplômes, être locataire sans projet d’acquisition de logement, c’est se donner un avenir très précaire voir quasi insurmontable lorsqu’on est à la retraite et qu’on souhaite rester au pays basque (on serait quasiment obligé de travailler jusqu’à que ce que l’on meur pour continuer d’avoir un minimum de confort/sécurité vital).

    J’ai donc pour projet de travailler à Genève durant plusieurs années et mettre des sous de côté pour avoir un capitale au vu de mon futur appartement/maison. C’est donc en effet l’argent qui m’attire en suisse. Mais derrière cette argent, il y a une vie, des projets, de la famille etc .. Et en plus pour être honnête, la première chose qui fait que je vais en suisse c’est surtout parqu’il y a un grand maître d’art martiaux à mes yeux et je souhaite être son élève. Donc on va dire qu’il y a 2 grandes raisons que je vienne en suisse :

    1) Faire des économie pour projet appart pays basque
    2) Faire des arts martiaux avec un professeur suisse

    Si je compte habiter à la frontière (annemasse, saint julien) c’est que çà va dans la continuité de réaliser mon objectif d’économie. Et croyez moi, j’ai bataillé pendant des semaines pour voir par quel moyens je pouvais me loger à geneve pas chère.. ==> il n y a pas de moyens !! (si « oui » je suis preneur »). J’ai bataillé pour voir si je pouvais dormir dans un camping car ou dans un fourgon aménagé (que je comptais acquérir) à genève. Mais çà passe pas, j’ai téléphoné la mairie de geneve tout à l’heure. (j’ai pas compris pourquoi c’est interdit !? même si on paye la place de parking à l’année … bref passons..). (à part bien sur les camping, mais qui restent trop chère). Voyez dans quel monde on vie !!? Ce n’est pas qu’en suisse, c’est pareil en france ! Même pas le droit de loger dans un garage, de faire du camping sauvage (alors qu’on est respectueux) même pas le droit de vivre dans un camping cars .. Alors qu’il y a tellement de place dans cette belle Terre !! Bref je m’éloigne un peu du sujet mais pas tellement que cela.

    Dans mon idéal, il y a une idée que la terre est censé appartenir à tout le monde ou a personne. Mais je comprend tout à fait l’intérêt de la propriété qui règle beaucoup de conflits (mais qui en crée aussi).

    Bref, quand j’irai à genève, je m’adapterai aux coutumes et cultures du coin. Cela sera enrichissant car selon moi la diversité culturelle est enrichissante. Mais à mes yeux, il y aura surtout des points communs et non des différences, nous sommes tous des êtres vivants.

    Je pense qu’il faut arrêter de raisonner avec sa petite région, son petit pays. Pour moi il faut raisonner soit de manière globale soit de manière individuelle. Chacun essaye de trouver son compte, où est le mal à cela ? On vie dans une économie interdépendante. Si un pays est riche, c’est en partie grâce à ces ressources naturelles mais aussi par qu’indirectement il appauvri les autres pays. Il ne peux y avoir que de pays riches dans ce monde !

    Pour conclure, je dirai que je n’ai aucun remord à aller faire le plein d’essence en Espagne, à acheter les cigarettes en Espagne, à venir travailler à Genève. De même, lorsque la majorité des français râlent/s’indignent à cause des délocalisations, personnellement je me dis que c’est tant mieux, et que quelque part çà permet de rééquilibrer un peu le richesses dans ce monde bien inégalitaire => un travailleur français, un français ne vaut pas plus pas moins, à mes yeux qu’un travailleur chinois !

    1. reste a HANDAYE ,ici on est déja trop, tu vas pêter les plombs l
      matin et soir avec les transports et on va te traiter comme vous traitez les Africains en France,ça va pas te plaire du tout. Après,a toi de voir.

    2. @Xabi

      J’aime beaucoup ton commentaire, très intelligent, comme quoi les diplomes ne refletent absolument pas l’intelligence.

  18. Arrêter de dire que les frontaliers sont les voleurs de vos emplois, des emplois que vous ne voulez pas faire, j’en ai marre d’entendre les frontaliers par ci les frontaliers les frontaliers par la, vous critiquez les français alors ne venez pas habitez en France faire vos courses en France et regardez les programmes français sur la TNT.

    1. On ne critique pas les Français, on critique l’excès de frontaliers.

      Il y a trop de frontaliers et ça fout le bordel à Genève. C’est tout.

  19. On ne critique pas les Français, on critique l’excès de frontaliers.

    Et pour ne pas aider leur cause, certains frontaliers attirent l’attention sur eux en se comportant de façon peu respectueuse:

    – ils se garent n’importe ou (une voisine frontalière ayant déménagé en suisse a longtemps garé sa voiture devant mon entrée de garage m’empêchant de sortir mon auto pour aller travailler car c’était à côté de son entrée d’immeuble. Tous les matins je devais klaxonner 15 minutes pour qu’elle descende libérer la voie) . Cela a duré quelque mois avant qu’elle comprenne que la rue n’était pas à elle.

    – ils ne respectent pas les piétons ni les autres usagers de la route. J’ai failli me faire écraser deux fois à Genève. Les deux fois c’était par la voiture d’un frontalier.

    – ils embauchent leurs compatriotes dans leur intérêt personnel et au détriment de leur employeur. Je l’ai également constaté sur mon lieu de travail où des « mafias » de nationalités différentes se créent et oeuvrent pour leur propre intérêt plutôt que pour celui de leur employeur.

    Ces cas sont peut-être isolés mais leur existence suffit à donner mauvaise réputation à toute la population des frontaliers.

    Les gens qui vivent en Suisse n’ont pas la réputation de se comporter ainsi.

    La prospérité de la Suisse s’est construite grâce à la culture de travail et d’honnêteté de sa population ainsi que grâce à l’un des systèmes politiques les plus justes, équitable et moins corrompus de la planète, ce qui garantit un fonctionnement efficace du pays, moins de gaspillage de l’argent des impôts, et par conséquent une population souveraine. motivée, heureuse et prospère.

    A ces Frontaliers égoïstes et irrespectueux: c’est un honneur et un privilège que de travailler en Suisse. Elevez-vous et comportez-vous à la hauteur de ce privilège en adoptant un peu plus les valeurs de ce pays. Travaillez honnêtement pour votre employeur; Respectez les règles de circulation; Si vous avez un travail en Suisse, venez y vivre et peut-être y retirerez-vous queque-chose de plus précieux qu’un salaire.

    1. Bonjour,

      Sans nier la réalité des exemples que vous soulevez, vous ne pouvez pas en faire des généralités. C’est d’ailleurs un peu ce que vous dites, et je suis plutôt d’accord sur le fait que les mentalités sont vraiment différentes. Pour ma part, je plaide pour un rapprochement, et plus de respect mutuel.

  20. 2 phénomènes depuis l’ouverture des frontières et la libéralisation des marchés:
    – Nombreux expatriés engagés par des grandes entreprises
    – Nombreux « frontaliers » qui viennent de partout en France (ou ailleurs)
    Le premier point à pour conséquence une explosion des loyers et des prix à la consommation (les expat sont très grassement payés et paye volotontiers 4-5000 voir plus pour un 3-4 pièces ; quand ce n’est pas l’entreprise qui paie).
    Le deuxième point à pour conséquence un baisse des salaires et une augmentation du chômage autochtone (Savoisiens ou Genevois).
    Les 2 points font également exploser les prix sur France voisine par effet domino (les Suisses genevois vont encore plus sur France et les frontaliers, disons « de souche » qui aurait voulu s’installer à Genève n’y arrive pas).
    Bref, ça marchait très bien avant l’ouverture des frontières, les Français de la frontières et le Genevois coexistait sans souci (cela restait très marginal).
    Pour ma part, je suis Franco-Suisse, installé à Genève et je peux vous dire que le cout de la vie est devenu abbérant.
    Je peux dire également que toutes les entreprises avec lesquels j’ai travaillées (et en tant que consultant, j’en ai vu quelques unes) sont dirigées par des non-suisses (et non frontalier « de souche ») et que les patrons n’engage quasiment qu’exclusivement des gens de leur nationalité. Je suis actuellement dans une entreprise ou 90% des employés sont des Français et ils vont les chercher à l’autre bout de la France…
    Donc arrêtons de se tirer dessus entre gens de la même région car nous sommes tous victimes du système. Rétablissons les frontières (bye schengen) et tout ira mieux.

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