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Revenus et conditions de vie en Suisse : une étude qui révèle quelques réalités…

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La Suisse est souvent montrée du doigt lorsqu’il s’agit d’évoquer les pays riches. Ce qu’on oublie, c’est que les conditions de vie en Suisse ne sont pas bonnes pour tout le monde. Rédiger un article sur ce thème un peu alarmiste n’est pas très vendeur. Pour autant, c’est une réalité qui peut intéresser tout particulièrement les travailleurs étrangers qui imaginent trouver en Suisse le prochain Eldorado. Si le pays tient souvent ses promesses, il faut aussi tenir compte de certaines réalités dont nous proposons de vous parler ici. Cet article vient en complément d’une étude récente faite sur les revenus des ménages suisses.

Le seuil de pauvreté : à quel niveau est-il en Suisse ?

En Suisse, le seuil de pauvreté se calcule en fonction de la taille de votre famille. On considère comme pauvres les personnes qui :

  • sont célibataires et ont un revenu mensuel disponible inférieur à 2400 francs suisses
  • sont en couple et ont 2 enfants avec un revenu mensuel disponible inférieur à 5100 francs suisses
Selon le salaire qui est proposé, cette information permet déjà aux travailleurs étrangers qui ne connaissent pas la Suisse de se faire une idée de son niveau de vie. Si ces montant peuvent paraître élevé pour certains ressortissants, il faut clairement intégrer que les dépenses et le coût de la vie sont également élevés.
Concernant les facteurs favorisant la pauvreté, on notamment que plus les familles ont d’enfants, plus le risque de pauvreté est important. En particulier, les familles d’au moins 3 enfants ont 4 fois plus de risques d’être pauvre que les familles monoparentales.

Un ménage suisse sur 2 met de l’argent de côté

N’épargne pas qui veut en Suisse : un peu plus de 50% des ménages disent mettre de l’argent de côté. Et près de 6% des ménages déclarent être obligés de dépenser leur patrimoine pour pouvoir surmonter les dépenses de tous les jours. Et pour finir, plus de 18% des ménages suisses déclarent ne pas être en mesure de faire face à une dépense imprévue de 2000 CHF…

Enfin, les ménages étrangers vivant en Suisse ont plus de difficultés que les autres à mettre de l’argent de côté…

Plus les revenus sont élevés, plus la qualité de vie est bonne

C’est logique direz vous. Certes. En fait, les 20% de ménages ayant les revenus les plus élevés en Suisse sont environ 85% à être satisfaits de leur qualité de vie, contre seulement environ 67% pour les 20% de ménages ayant les revenus inférieurs.

La nationalité a aussi une influence puisque globalement les Suisses jugent leur qualité de vie meilleure que les étrangers qui vivent en Suisse (un peu moins de 80% contre un peu moins de 70%).

Comparaison européenne : la France tire son épingle du jeu par rapport à la Suisse

Le risque de devenir pauvre est plus important en Suisse qu’en France (un peu moins de 15% contre un peu plus de 13% pour la France). Toutefois, on remarque qu’en moyenne, le risque de devenir pauvre est plus important dans les pays de l’Union européenne qu’en Suisse.

Plus d’informations : enquête sur les revenus et les conditions de vie (Bureau Fédéral de la Statistique)

David Talerman

Spécialiste de l'expatriation et de l'emploi en Suisse, je suis l'auteur du livre Travailler et Vivre en Suisse. Je partage mon temps entre Travailler-en-Suisse.ch et b-Sharpe.com, pour qui je gère le Digital. Suivez-moi sur LinkedIn, Facebook, @Expatwire. Suivez notre actualité grâce à notre newsletter.

10 réflexions sur “Revenus et conditions de vie en Suisse : une étude qui révèle quelques réalités…”

  1. Dans l’arc lémanique, le seuil de pauvreté devrait être plus proche des 9000 que des 5000. Essayez sinon de trouver un logement de 4.5 pièces pour moins de 3000 CHF (le 33% maximum du salaire): mission impossible !!!

  2. Après vous vous étonnez que les suisses « n’acceptent pas » des boulots payés 3’000.- à 100% alors que les frontaliers sont tout contents car même pour ces salaires de misères, ils gagnent encore 2x plus que chez eux. Tout benef pour les patrons et votre blog contribue largement à cet appauvrissement de Genève/Lausanne et à long terme, vous vous en mordrez les doigts.

    1. Bonjour,

      Le problème avec les extrémistes, c’est qu’ils exagèrent tout.
      Il y a une part de vérité dans ce que vous dites, et pour certains métiers c’est effectivement un problème. De là à généraliser pour l’ensemble des métiers et des frontaliers…
      Sinon, je vous invite à vous intéresser d’un peu plus près à la zone frontalière française et à regarder le coût de la vie qui y règne : il est très élevé, certes pas autant qu’en Suisse, mais avec un faible salaire suisse, ce n’est pas si simple.

      1. Bonjour,
        il y a aussi des situations interessantes à prendre en compte : la condition des Français nés, vivants et travaillants dans ces zones géographiques frontalières (tels que Pays de Gex, bassin Annéciens, Léman français, Jura …)
        ils representent un nombre de personnes bien plus important que les travailleurs frontaliers et bien que natifs de la région ils ne peuvent pas accéder à la propiété car les prix de l’immobilier ont explosés au cours des 20 dernières années …… liés à l’achat de résidences secondaires et….. principales….. par des Suisses des cantons voisins
        Il est donc important de prendre la problématique dans son ensemble !!!
        salutations

  3. Merci pour votre site excellent qui pose les bonnes questions et apporte des réponses et pistes concrètes. C’est un véritable accélérateur de mobilité

    Nous sommes à 2 ans de la retraite (salariés français, plus de charges de famille) et nous envisageons de nous installer en Suisse (canton alémanique ou bilingue) dont nous apprécions la qualité de vie et un style de vie.

    A ce stade de nos recherches, il nous semble que les économies d’impôts attendues en Suisse risquent d’être largement compensées par un coût de la vie nettement plus élevé.

    Au delà des études statistiques, nous avons comparé notre budget mensuel courant acheté sur les sites enligne de grandes surfaces en France et en Suisse. Même en adaptant notre profil de consommation à ce qui se fait couramment en Suisse et en retenant un cours de change prudent, le coût du caddie suisse dépasse de 50% son équivalent en France.

    On parle surtout d’aller travailler en Suisse (et votre site répond très bien à cette démarche) mais y aller pour la retraite, est ce une idée viable ? Pouvez nous conseiller un ouvrage qui nous permettrait de cadrer notre démarche
    ?

    Merci d’avance

    1. Bonjour,

      Merci pour ce retour d’expérience. Beaucoup de Suisse font l’inverse : ils travaillent en Suisse et quand vient le moment de la retraite, ils partent vivre en France où dans un autre pays où le coût de la vie est moins élevé. Et je ne connais malheureusement pas d’ouvrage qui traiterait de cette problématique spécifique…

  4. Bonjour, nous sommes un couple marié mixte ayant deux enfants. Nous vivons en Guinée Conakry et souhaitons nous installer à l’étranger comme la Suisse par exemple… Pouvez nous donner votre avis. Nous remercions d’avance.

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