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Salaires des informaticiens en Suisse [mis à jour]

Nos solutions pour travailler en Suisse

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Toutes les études récentes le montrent : la Suisse a besoin de main d’oeuvre pour couvrir ses besoins IT, avec un besoin quantifié de près de 90 000 informaticiens d’ici à 2022. Quand on ne travaille pas déjà sur place, difficile de se faire une idée de son salaire en Suisse dans ces métiers. Aussi, nous vous proposons une compilation de plusieurs études faites sur le sujet des salaires des informaticiens en Suisse : celle de l’Office de l’économie et du travail du canton de Zürich (« Livre des salaires suisses »), celle de SwissICT, et enfin celle de Big Cloud pour les métiers des sciences de données.

Salaire d’un développeur confirmé en Suisse romande

En Suisse romande, un développeur confirmé, tous secteurs confondus, gagne en moyenne un peu moins de 97 500 CHF bruts par année selon une étude l’association swissICT datant de 2015. Pour les développeurs senior, le salaire en brut annuel en Suisse romande est de 116 000 CHF. Ces chiffres donnent une indication sur les différences régionales qui existent sur la question des salaires, car un développeur travaillant à Zurich gagne environ 126 000 CHF bruts par an, soit plus de 10% en plus.

Salaire d’un ingénieur système confirmé en Suisse romande

En Suisse romande, tout comme à Zurich, un ingénieur système confirmé gagne, tous secteurs confondus, un peu moins de 107 000 francs suisses bruts annuels. Les ingénieurs système seniors ont quant à eux un salaire moyen en Suisse romande de 116 000 francs.

Entre 2010 et 2014, les salaires des ingénieurs système ont évolué différemment selon l’expérience : les ingénieurs système seniors ont vu leur salaire sur cette période augmenter d’un peu plus de 1%. Le salaire des ingénieurs système confirmés a quant à lui augmenté après 2 années consécutives de baisse.

Attention toutefois concernant l’interprétation de ces résultats : ces salaires sont des moyennes, tous secteurs confondus. Il existe des différences significatives entre les différents niveaux de salaires en Suisse pour un même métier.

sources : SwissICT

Les salaires des métiers de l’informatique en Suisse

Nous avons rassemblé dans deux tableaux différents les informations sur les salaires des métiers de l’informatique issus d’études différentes. Sorties en 2018 et 2019, elles permettent de déterminer le salaire moyen des profils expérimentés et débutants de plusieurs métiers IT en Suisse.

Métier ITSalaire mensuel moyen brut (profil expérimenté dans la fonction)
- en CHF -
salaire mensuel moyen (profil peu expérimenté dans la fonction ou junior)
- en CHF -
IT Sourcing Manager senior10 9469 567
Architecte informatique10 7917 358
Responsable de projet
10 3296 913
Manager de la qualité IT
senior
10 23610 007
Consultant IT
9 6096 624
Ingénieur système
9 5165 810
Process Manager
9 3707 970
Data Scientist Senior
9 2378 719
Développeur d'applications
9 2006 000
Responsable de la sécurité IT
8 9868 155
Business analyst
8 9355 000
Administrateur réseau
8 9296 780
Gestionnaire d'applications
8 4305 895
Administrateur système
8 3665 742
Administrateur de base de données8 2616 886
Collaborateur helpdesk
8 1995 288
Technicien support IT
7 8515 136
Opérateur IT6 3286 198

source : ICT Journal

Métier ITSalaire brut mensuel (CHF)
0 à 5 ans
Salaire brut mensuel (CHF)
5 à 10 ans
Salaire brut mensuel (CHF)
10 ans et plus
Chief Information Officer (CIO)15 00018 30021 600
Directeur de l'IT13 30016 60018 300
Gestionnaire de projet8 75010 00013 300
Développeur software5 8007 50010 000
Développeur web6 25070807 900
Développeur Front-end5 8006 6007 500
Business analyst (ERP)9 10010 40011 660
Administrateur de base de données7 50010 00011 660
Administrateur système6 6008 30010 000
Ingénieur système7 5009 10011 660
Ingénieur sécurité IT10 00011 66013 300
Ingénieur support5 8307 0808 330
Data scientist9 16010 83012 500
Spécialiste BI9 16010 83013 300

source : Michael Page

Note : pour un même métier, le niveau de salaire peut différer selon les études. Ces indications parfois différentes vous permettront de faire une évaluation de ce que vous valez vraiment. Comme l’évaluation du salaire n’est clairement pas une science exacte, le fait d’indiquer des « bornes », permet aussi de simplifier la négociation du salaire.

Enfin, dans les deux tableaux, c’est l’expérience dans la fonction qui est prise en compte, et non l’expérience globale.

Les salaires des métiers en sciences de données en Suisse

Avec le développement du big data et de l’intelligence artificielle, les métiers des sciences de données ont le vent en poupe, et notamment en Suisse où les conditions de salaires de ces métiers sont en général bien plus intéressant que dans la plupart des autres pays, selon l’étude de Big Cloud.

Salaire moyen annuel (CHF)Bonus moyen
Chercheur180 00018 000
Data scientist115 4759 650
Senior data scientist150 00010 000
Chief data scientist200 00018 000
Ingénieur en machine learning140 32010 000
Data engineer124 97010 000
Data architect160 000-

Remarques sur le calcul du salaire net

Si en Suisse les charges salariales sont relativement modérées, il faut pour autant en tenir compte dans une proposition de salaire. Par ailleurs, un étranger sera, dans beaucoup de cas, et selon son permis de travail et le canton d’exercice, soumis à l’impôt à la source. Pour en savoir plus sur le calcul du salaire net en Suisse, nous vous conseillons d’utiliser notre calculateur.

Conclusion

On savait que les entreprises suisses avaient de forts besoins en ingénieurs, elles en ont également en professionnels IT. Avec ces informations analysant l’ensemble des salaires moyens en Suisse, vous pourrez vous faire une idée relativement précise des différents salaires pour les professionnels de l’informatique en Suisse, et proposer une base de discussion et de négociation du salaire lors de votre prochain entretien de recrutement. Si vous recherchez un emploi en Suisse, nous vous conseillons de jeter un oeil à nos 10 conseils pour la recherche d’un emploi en Suisse.

L’article original a été publié le 9 octobre 2014

Rubrique

David Talerman

Spécialiste de l'expatriation et de l'emploi en Suisse, je suis l'auteur du livre Travailler et Vivre en Suisse. Je partage mon temps entre Travailler-en-Suisse.ch et b-Sharpe.com, pour qui je gère le Digital. Suivez-moi sur LinkedIn, Facebook, @Expatwire. Suivez notre actualité grâce à notre newsletter.

16 réflexions sur “Salaires des informaticiens en Suisse [mis à jour]”

  1. Bonjour Monsieur,
    Tout d’abord merci de tous vos articles pour les personnes souhaitant venir travailler en Suisse, très instructifs, ceci dit j’ai quelques questions sans réponses, du moins concètes.
    Ce jour on m’a proposé un poste en Suisse, à Nyon dans le canton de Vaud si je ne me trompe dans l’informatique.
    Je souhaiterai savoir un peu les grandes lignes sur la fiscalité, c’est-à-dire les déductions sur mon salaire à savoir les impôts à payer en France ou en Suisse, l’assurance maladie la retraite etc…
    Le salaire proposé est de 145 000 CHF, sachant qu’en France je suis payé 50 000€ (60 200 CHF), que me restera t-il en net après toutes déductions, est ce que je suis gagnante ?
    Merci par avance de votre retour
    Bien cordialement

    1. Bonjour,

      Dans l’absolu 145 000 CHF est un bon salaire (après, il faudra vérifier que cela correspond aux salaires du marché correspondant à votre profil).
      Pour savoir ce qu’il vous restera en net, essayez notre calculateur de salaire.
      Le calculateur ne permet pas de calculer l’impôt à la source, mais si vous travaillez dans le canton de Vaud tout en étant frontalier, vous serez imposée de toute façon en France.
      Toutefois, il faudrait voir la structure de votre famille mais mon conseil pourrait être de vous installer en Suisse… Pour des tas de raisons !

  2. Bonjour,
    Merci pour cet article très intéressant.
    Je suis dans un cas un peu différent, je dois rencontrer une société Suisse vers Zurich pour un poste de chef de projet fonctionnel senior. ils semblent très intéressés par mes compétences, sauf que pour des contraintes familiales, je serais dans l’obligation de travailler (et résider) en France, et fonctionner en télétravail. Avec bien sur une fois de temps en temps des réunion sur site.
    Quid des salaires (basé sur les salaires Suisses ou Français), les déductions salariales, les impôts etc..
    Merci par avance de m’éclairer.
    Sinceres salutations.

    1. Bonjour Arnold,
      Je vais être un peu rabat joie malheureusement.
      Dans le cas que vous décrivez, l’entreprise suisse devra payer les charges sociales non pas sur la base suisse mais sur la base française. En clair, elle devra verser à la France l’équivalent des charges sociales qu’elle aurait eu à payer si elle était installée en France. Il est peu probable qu’elle soit au courant, et peu probable qu’elle accepte de continuer une fois qu’elle s’en sera rendue compte. Je vous conseille donc de voir les choses différemment…
      Si cette situation est maintenue, cela pourrait avoir un impact sur votre salaire (forcément). Je vous invite à consulter la page Salaire en Suisse pour plus d’informations sur les salaires.
      Cette situation est décrite dans mon livre Travailler et vivre en Suisse et cela pourrait vous être utile d’y jeter un oeil…

      1. Bonjour,

        Je découvre votre article et ce commentaire.
        De ce que je comprend concernant ce dernier commentaire : une société suisse employant un français qui travaillerai en France devrait s’acquitter des charges en France ?

        Autre question qu’elle serait le statut de ce salarié, car il ne fait pas parti des frontaliers, dans la définition première du terme.

        1. Bonjour Steve,
          Oui c’est cela, l’employeur suisse a l’obligation dans ce cas de s’acquitter des charges en France et d’éditer des feuilles de salaire « à la française ».
          Concernant son statut, c’est un travailleur français qui a la caractéristique d’avoir un employeur suisse. C’est à vérifier mais selon moi il n’y a même pas besoin de permis frontalier puisqu’il n’en est a priori pas un.

  3. Bonjour,

    La Suisse ne risque pas de trouver ses 90000 informaticiens si dans environ 70% des annonces, la domiciliation Suisse est requise. Et ce pourcentage ne fait qu’augmenter.
    Sur 6 annonces que je viens de consulter, 4 impose la domiciliation Suisse pour postuler.

    1. Bonjour Georges,
      Ce n’est pas faux ! Mais il ne faut surtout pas s’arrêter aux annonces (le marché est bien plus vaste et bien plus ouvert), et surtout si votre profil intéresse, il est possible d’envisager une installation sur place et de le mentionner.

      1. ANDRIAMIARANTSOA Daniel

        Bonjour Messieurs,

        Pourriez-vous s’il vous plaît me communiquer un site de recrutement pour la Suisse?

        Cordialement,

  4. Cela fait plusieurs mois que j’essaie de décrocher un job cybersecurité en Suisse vers Lausanne. Malgré un profil que l’on qualifie d’attrayant (expérience, certifications mondialement reconnues), rien. 0, pas un entretien…
    Alors quand j’entends dire que le secteur manque de main d’oeuvre, je n’en crois pas un mot. Pour preuve, à chaque poste, il y a plus de 100 candidatures sur LinkedIn…
    Sur les conseils de plusieurs recruteurs, j’ai rapidement baisser mes attentes en terme de poste ciblé pour percer le marché suisse, sans plus de succès…
    A croire qu’il faut nécessairement avoir fait une grande université et avoir déjà travaillé chez Google ou Microsoft pour espérer s’installer en Suisse…

    1. Bonjour Olivier,
      Dire qu’il y a des opportunités (ce qui est vrai) ne signifie pas que les entreprises suisses vont recruter tout le monde. Une des règles à avoir en tête, c’est que les recruteurs en Suisse vont rarement dégrader leurs critères de recrutement : ils ne prendront pas le moins mauvais des candidats, ils n’en prendront aucun si aucun ne fait l’affaire à leurs yeux.
      Le nombre de candidats n’a finalement aucune importance : si vous avez 100 postulations qui ne répondent pas à vos attentes de recruteur, cela ne signifie pas que le marché est saturé par les candidats. Gardez en tête que les entreprises suisses sont habituées à avoir des profils bons, voire très bons, et qu’elles ont le choix entre l’excellent et le parfait.
      Par ailleurs, si des opportunités existent à l’échelle du pays, elles ne sont pas forcément équitablement réparties dans les cantons et dans les différents secteurs d’activité.
      Si les recruteurs vous ont suggéré de postuler sur postes plus « bas », c’est peut-être qu’en comparaison des autres candidats, vous n’êtes pas au même niveau d’un point des compétences, de l’expérience etc.
      En conclusion de tout ceci, je dirais qu’il faut simplement élever votre « niveau de jeu » : il peut certes y avoir des raisons extérieures au fait que vous n’ayez pas été pris, mais plus probablement des raisons qui vous incombent (votre CV et votre profil Linkedin sont-ils efficaces ? Comment est votre pitch ? Préparez-vous vos entretiens correctement ? Connaissez-vous le marché ? Les spécificités locales de recrutement ? Etes-vous dans la culture locale etc…).

      1. Bonjour David,

        Merci pour votre réponse et vos webinars que j’ai suivis avec attention.

        Des recruteurs m’ont expliqué que toutes les personnes dans mon cas avaient du revoir leurs attentes à la baisse pour pénétrer le marché suisse. Pour certains recruteurs français il en a été de même, ils ont du passer de responsable d’une cellule de recrutement en France à « simple » sourcer pour pouvoir travailler en Suisse. Je travaille actuellement avec un recruteur qui a connu ces difficultés à entrer en Suisse à retravailler mon CV… J’espère que cela sera suivi car beaucoup de recruteurs vous laissent tomber une fois la réponse négative reçue à l’offre sur laquelle votre profil a été proposé… J’ai l’impression qu’un contact avec un recruteur reste un « one shot ».

        1. Pour le « niveau de jeu », c’est effectivement là que se trouve sans doute le problème. Plusieurs personnes m’ont confirmé que la plupart des directions d’organisations suisses n’étaient pas prêtes à confier les rennes de leur sécurité informatique à un « étranger ». D’ailleurs, pour toutes les offres où j’ai postulé la résidence suisse était impérative mais celà n’est pas dérangeant puisque c’est le but de mon projet professionnel et familial. Je peux entendre cette préférence « nationale ». Le manque de transparence reste à mon sens important, je ne compte plus les relances à des réponses négatives restées sans réponse ou même les candidatures restées sans réponse où pourtant en toute objectivité, je « cochais toutes les cases »… Je ne pense pas que le manque de candidats soit avéré dans le domaine de la sécurité informatique.

          De même, je ne pense pas que la Suisse soit effectivement pour tout le monde mais le candidat idéal n’existe pas, il me semble qu’il s’agit toujours d’une affaire de compromis (ce que j’ai fait de mon côté en passant de candidatures à des postes de RSSI (rares et donc réservés à des suisses déjà en place (poste actuel en France)) à des postes d’ingénieurs sécurité qui de fait peuvent parfois coller un peu moins à la recherche du recruteur…

          De plus l’horloge tourne me concernant même si le « jeunisme » se fait moins pressant en Suisse qu’en France.

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