Les 10 métiers les plus recherchés en Suisse en 2016

Les 10 professions les plus recherchées en Suisse en 2016

 

On le sait, le marché de l’emploi en Suisse est très dynamique en comparaison européenne, et bénéficie d’un taux de chômage relativement faible. Pour autant, cela pose d’autres problèmes aux entreprises car bon nombre d’entre-elles ont du mal à recruter, et plus précisément à trouver les candidats susceptibles d’occuper les postes qui sont vacants, notamment dans les secteurs et métiers nécessitant des compétences spécifiques.
Toutes les professions ne sont en revanche pas concernées par les pénuries. Vous pourrez découvrir ici si votre métier fait partie de ceux qu’on recherche actuellement en Suisse.

Les métiers qui posent le plus de difficultés en termes de recrutement en Suisse sont les suivants :

  1. les ouvriers qualifiés, et notamment : les électriciens, les charpentiers, les soudeurs, les maçons, les plâtriers, les plombiers, carreleurs, ébénistes… Ces métiers occupent la 1ère place du classement depuis 7 ans.
  2. les cadres et dirigeants d’entreprises, qui occupent la 2ème place depuis 4 ans environ.
  3. le personnel de l’hôtellerie et restauration. En dehors de 2 années difficiles (2011 et 2015), ces professions ont toujours été dans la liste des 10 métiers les plus recherchés en Suisse.
  4. les directeurs de vente. Ces métiers rentrent pour la 1ère fois dans le top 10
  5. le personnel administratif : les secrétaires, les assistants personnels, les réceptionnistes, les assistants administratifs… Ces métiers étaient également classés en 5ème position l’an dernier.
  6. les chauffeurs : de camion, de poids-lourds, de transport d’équipement lourd et de matériel de construction
  7. les ingénieurs : en mécanique, en électricité et en génie civil principalement. Cette catégorie de métier semble très légèrement perdre du terrain, puisqu’ils étaient en 6ème position des métiers les plus recherchés en Suisse l’année précédente.
  8. les chefs d’équipe et responsables de service
  9. les techniciens : de production, d’opérations ou de maintenance
  10. les représentants de commerce : les gérants, conseillers commerciaux, vendeurs de détail, personnel de vente

20% des entreprises suisses peinent à recruter des talents en 2016, contre 40% en 2015

Alors qu’en Suisse 20% des employeurs déclarent avoir des difficultés à recruter des talents, ils sont 23% en France, 31% en Italie, 34% en Autriche, et 49% en Allemagne. On pourrait ainsi estimer que la Suisse attire plus facilement les talents que les autres pays pour expliquer cette différence. La taille du marché (plus réduite qu’un pays comme l’Allemagne ou la France) joue également un rôle et que les postes ouverts sont moins difficilement pourvus en nombre.

Contrairement aux années précédentes, les chiffres montrent une très nette amélioration de chiffres : les entreprises suisses semblent ainsi avoir moins de difficultés à recruter en 2016 qu’en 2015, puisqu’elles étaient 41% à avoir des difficultés à pourvoir les postes ouverts, contre 20% en 2016. Un résultat marque de manière encore plus nette cette tendance : en 10 ans, c’est le pourcentage le plus faible jamais obtenu en Suisse… alors même qu’au niveau européen, la pénurie de talents n’a jamais été aussi forte (36% en moyenne pour les pays européens).

Les principales raisons qui expliquent pourquoi les entreprises suisses ont du mal recruter

Pour expliquer les difficultés qu’ils ont à recruter des candidats, les recruteurs mettent avant les critères suivants :

  • 28% des recruteurs mettent en avant le manque de compétences techniques ou le manque de spécialisation des candidats disponibles. Cette proportion a fortement baissé par rapport à l’année précédente, puisqu’un recruteur sur deux mettait en avant ce critère.
  • 24% des entreprises expliquent leurs difficultés de recrutement par le manque de candidats disponibles sur le marché. Ce critère est également en forte diminution par rapport à l’année précédente, où plus 45% des employeurs expliquaient leur problèmes de recrutement par ce facteur. Il est à noter que d’autres études réalisées sur le même thème mettent en avant le fait que certaines entreprises ont totalement écarté la possibilité des candidats, fautes de disponibilités sur le marché.
  • 18% expliquent leurs difficultés de recrutement par le manque d’expérience des candidats. Contrairement aux critères précédents, il est en augmentation par rapport à l’an passé.
  • 13% mettent avant le manque de savoir-être, c’est-à-dire des difficultés comportementales qui ne permettent pas de recruter un candidat pour un poste donné. Ce point concerne bien sûr potentiellement tous les candidats, mais particulièrement les candidats étrangers qui doivent notamment être capable de gérer leur comportement dans une nouvelle entreprise, mais également dans une culture du travail qu’ils ne connaissent pas forcément. Ce chiffre est stable par rapport à l’année précédente.
  • Enfin, 7% des employeurs potentiels expliquent leur difficultés de recrutement par des présentations salariales trop élevées de la part des candidats qu’ils souhaitent embaucher. Ce pourcentage est identique à celui de l’année 2015.

Ce que les entreprises suisses font pour faire face à cette pénurie de talents

Alors qu’elles étaient près de 45% en 2015 à ne rien faire pour faire face à la pénurie de talents, les entreprises suisses dans ce cas ne sont plus que 16% en 2016 : cela montre le revirement soudain des entreprises sur le sujet, et cela marque probablement l’intérêt spécifique que les entreprises accordent à cette problématique. Il est probable que l’échéance de la mise en oeuvre sur la limitation de l’immigration, prévue en 2017, ait eu un impact sur cette prise de conscience.

Les 7 mesures prises par les entreprises pour faire face aux problèmes de recrutement sont les suivantes :

  1. La mise en place de formation et de cours de perfectionnement au personnel déjà en place (67% des entreprises en 2016, contre 32% en 2015)
  2. Le recrutement de talents hors des viviers traditionnels de recrutement (47% des entreprises en 2016, contre 16% en 2015)
  3. La mise en place de prestations et d’avantages supplémentaires lors du recrutement (31% des entreprises en 2016)
  4. La mise en place de nouveau modèles d’organisation du travail, comme par exemple le home office – travail à la maison (29% des entreprises, contre 15% en 2015)
  5. Des salaires plus élevés à l’embauche (19% des entreprises)
  6. La mise en place de stratégies alternatives de recrutement ( 16% des entreprises)
  7. L’externalisation de certaines tâches (12% des entreprises)

En conclusion

Les chiffres de cette étude montrent plusieurs choses :

  • le marché suisse se rétrécie, y compris pour les talents. La Suisse reste incontestablement l’une des destinations professionnelles les plus prometteuses en Europe, mais les places sont et seront de plus en plus chères. Alors même que la pénurie de talents n’a jamais été aussi forte depuis 10 ans en Europe, cette pénurie n’a jamais été aussi faible en Suisse en 2016 sur la même période : les entreprises suisses semblent donc avoir de plus en plus de choix, et de choix entre de bons candidats. Pour ces derniers, cela se traduit par une compétitivité accrue, et la quasi-obligation d’utiliser à la fois les bonnes méthodes de recherche d’emploi, les bons outils, et une quasi-obligation de manier l’information au mieux, que ce soit pour la veille ou pour la recherche d’opportunités professionnelles. A cet effet, le livre « Travailler et vivre en Suisse » sera d’une aide très précieuse, et faire gagner beaucoup de temps aux candidats.
  • Compte tenu des différentes méthodes utilisées pour contourner cette pénurie de talents, et surtout l’intensité (sur certains critères, les entreprises ont plus que doublé en nombre), on peut estimer que les entreprises suisses sont au démarrage d’une nouvelle ère de recrutement, avec un virage plus prononcé sur les nouvelles méthodes de recrutement qui devrait leur permettre de recruter des nouveaux profils. Ce changement d’habitude induit de la part des candidats des changements de méthodes de recherche, et probablement un investissement plus important dans les techniques dites « modernes » de recherche d’emploi.
  • Probablement consciente des conséquences sur l’immigration que pourrait avoir la mise en oeuvre de la loi sur la limitation de l’immigration de masse (et dont on ne connait pas encore le détail), les entreprises suisses sont pris les devants et ont recrutées les ressources dont elles avaient besoin (et qu’elles pouvaient recruter), et s’organisent pour la suite, en mettant notamment en avant la formation du personnel existant (selon les chiffres, son intensité aurait doublé en un an).

 

Source : sondage sur la pénurie de talents – résultats 2016 – Manpower Suisse

 

Commentaires

  1. BOISSEL a écrit

    Bonjour
    Je m’appelle Jean-baptiste j ai 34 ans et je désire recevoir des informations pour travailler en Suisse en tant que Maitre Nageur Sauveteur ( titulaire du bp jeps aan , D E ).
    En souhaitant recevoir des informations ( salaire , administratifs ,demande ,..)
    Je vous remercie.

  2. khaoula a écrit

    les offres d’emploi toujours exigent des expériences dans le domaine précis aors que les chercheurs d’emploi sont la majorité des chômeurs!!!

  3. stockeyr christel a écrit

    Bonjour,
    Je suis intéressé par vos informations, je souhaite trouver un travail dans une banque en Suisse..

  4. ITH a écrit

    bonjour,

    Connaissez vous des sites d’emploi en ligne ? car je désire m’expatrier en Suisse.
    Merci.

  5. Nicolas a écrit

    Bonsoir,
    Je me permets de vous écrire pour avoir des informations sur le travail en suisse. Y a-t-il du travail dans le secteur du BTP dans le nettoyage plus précisément. J’ai cru comprend qu’il fallait un permis de travail comment peut on l’obtenir?

    • a écrit

      Bonjour Nicolas,
      Je sais que les perspectives pour le BTP sont relativement bonnes, mais je n’ai pas d’informations sur le nettoyage.
      Concernant le permis, il faut d’abord avoir un contrat de travail, ce qui permet d’avoir ensuite le permis.

  6. chaabi ahmed a écrit

    Bonjour je ss marocain agéé de 50ans ayant une experience acquise en froid climatisation et toutes les articles de cuisine domestique et collectif experience de plus que 20ans dans le domaine ma question c’est que je peux trouvé un emploi en suiss.Merci

    • a écrit

      Bonjour,
      Si vous n’êtes pas européen, vous n’avez aucune d’avoir le permis de travail et donc aucune chance de travailler en Suisse compte tenu de votre profil.
      Je suis désolé mais au moins je vous fais gagner un peu de temps.

  7. Nicolas G a écrit

    Bonjour,
    En couple avec un enfant en bas âge nous projetons de nous installer dans le canton de Vaud. Nous sommes infirmiers tous les 2. Est-ce toujours recherché en suisse et dans la région de Lausanne? Le travail à temps partiel est il répandu en suisse? Existent ils des crèches?
    Merci pour vos réponses
    Nicolas et Cécile

    • a écrit

      Bonjour Nicolas,
      Oui, on recherche toujours des profils infirmiers, mais un peu moins qu’auparavant. Jetez un oeil sur cette page sur les professions de santé en Suisse, vous y trouverez des ressources utiles.
      Dans la région de Lausanne il y a le CHUV et pas mal de cliniques privées. Le temps partiel pour les femmes notamment n’est pas rare. Pour les crèches, c’est en revanche pas terrible… De ce point de vue, c’est très difficile de trouver une place, il y a peu de structures.

  8. medard damien a écrit

    Bonjour je suis etancheiste/couvreur et je songe depuis un certain temps de venir en suisse,j’aurai souhaité une aide externe pour me guider dans l’administration et les différentes démarches que cela occasionne,merci d’avance

    • a écrit

      Bonjour Damien,
      Si vous souhaitez une aide pour votre recherche d’emploi, je vous invite à consulter les ressources de ce site (rubrique Emploi notamment), ainsi que notre shop qui propose des services de rédactions de CV, préparation aux entretiens et des livres.
      Si vous souhaitez une aide administrative pour la demande de permis, il faut savoir que dans l’ordre il faut d’abord trouver un emploi, et ensuite faire la demande de permis de travail.

  9. Fateh Dir a écrit

    Bonjour,
    Je suis un manager de vente dans le secteur d’automobile & de pièces de rechanges , je souhaite trouver un travail dans ce secteur en Suisse..
    Cordialement.

  10. ADOU Yao Yéboua Robert a écrit

    je suis un enseignant de la langue française en Côte d’Ivoire. je voudrais connaître mes chances d’exercer ce métier en Suisse.

    • a écrit

      Bonjour,
      Elles sont nulles : on recherche plutôt des profils scientifiques. Par ailleurs, en tant que ressortissant non européen, la probabilité qu’on vous refuse le permis de travail est très forte.

  11. Dridi Houssem Eddin a écrit

    Bonjour, je suis Houssem Eddin j’ai 27 ans je suis technicien supérieur en maintenance industriel ( électro-mécanique ) dans le domaine plastique injection et soufflage je suis expérimenté dans ce domaine je désire travailler en suisse , comment faire ? Merci

    • a écrit

      Bonjour Houssem,
      si vous n’êtes pas ressortissant européen, vous n’avez aucune d’avoir le permis de travail et donc un emploi.
      Dans le cas contraire, jetez un oeil sur les différentes ressources de ce site.

  12. Alejandro De Paoli a écrit

    J’habite a l’Espagne.J´ai 55 ans. J’ai commence un cours de aide pour les persones ageés et dependent. Le cours sont 5 mois.
    Je voudrais poser deux questions.
    Quel est le nom de ce profesion en suisse? Quelles sont le sites, pour la recherche du travail.

  13. Edith GRANNET a écrit

    Bonjour Monsieur,
    Mon mari était frontalier à travaillé pendant des années en suisse pour Sotehby’s. Maintenant il est à la retraite mais moi je travaille encore.
    Je souhaiterais savoir si j’aurais une chance de trouver une place d’aide-soignante en suisse sachant que mon mari aimerait retourner sur Annemasse (nous sommes en Dordogne).
    En effet, j’ai une ancienneté de 20 ans dans ce métier et j’ai travaillé en psychiatrie, en milieu hospitalier, maison de retraite, maison de convalescence et domicile.
    Merci pour votre réponse.

    • a écrit

      Bonjour,

      Ce ne sera pas simple mais je pense que cela vaut la peine d’essayer. J’ai des exemples récents de profils seniors dans le médical qui ont trouvé. Bonne journée

  14. lawane a écrit

    Bonjour

    je suis experimente dans la logistique pendant plusieurs annee en millieux humanitaire
    est il possible de trouver du travail en Suisse ?
    merci

  15. Reda a écrit

    Bonjour
    Je suis agent de sécurité
    En France
    Je souhaiterais travailler en suisse dans ce domaine
    Connaissez vous
    Des sites
    Pour ma recherche
    Merci

  16. Polo a écrit

    « Des salaires plus élevés à l’embauche (19% des entreprises) »
    Quand ce pourcentage s’approchera des 100%, il y aura moins de problème pour embaucher.

  17. Perrier Jean-Marc a écrit

    Cet article est intéressant et confirme la tension grandissante sur le marché du travail suisse. Avoir une grande expérience, et une bonne capacité d’adaptation semblent essentielles pour aider à trouver un emploi, il semble.
    Mais concernant la langue, faut-il obligatoirement parler allemand/italien pour trouver une place ?
    Parce que pour l’allemand, la version suisse est parfois difficile à suivre (accent assez épais), à moins que je ne discute pas avec les bonnes personnes (aux environs de Zurich).
    Faut-il donc prendre des cours de langue en Suisse (genre école-club Migros), où la version par correspondance est suffisante ?
    Merci de votre réponse, et bonne journée à vous.

    • a écrit

      Bonjour,
      On m’a toujours dit que les Allemands n’aimaient pas la manière dont les Suisses parlaient allemand, vous avez visiblement été confronté à ça ! Sinon, le Suisse allemand (qui est le dialecte local) et l’Allemand n’ont, à mon sens, pas grand chose à voir, hormis peut-être un peu de vocabulaire. Pour vous intégrer, rien de mieux que parler suisse-allemand, et effectivement les cours Migros sont top.

  18. bechekir a écrit

    bonjour ,j aimerais bien savoir ,si les entreprises ou societes de suisse recrutent vraiment des etrangers plus precisemment les non europeens a occuper les postes qui les correspondent ou non ?moi je suis un algerien ,un technicien superieur en batiment et genie civil,jouissant d une longue experience,alors je me demende s il m est possible de postuler ? je vous remercie d avance pour les reponses que vous reserveriez

    • a écrit

      Bonjour,
      Si votre métier est recherché et qu’il y a une pénurie, alors vous avez une petite chance, mais elle est très mince car on préférera des Suisses ou des ressortissants UE.

  19. Lourenco a écrit

    Bonjour , je suis responsable d’une équipe de 20 pers et je voudrais savoir si c’était possible de trouver un travail de chef d’équipe en suisse merci

    • a écrit

      Bonjour,

      Oui, mais compte tenu des différences culturelles entre la Suisse et la France (dont un chapitre est dédié dans mon livre « Travailler et vivre en Suisse« ), c’est assez difficile de rentrer sur un 1er poste de Manager. On vous demandera en principe de faire vos preuves, et de repartir de la base. Tout le monde ne l’accepte pas.

  20. RACHID BOUZIDI a écrit

    salut ;
    je suis marocain ,
    designer et expérimenté dans le domaine de signalisation panneaux industriels et habillage mur et sole
    ( carrelage – marbre – parquet – résine )
    aussi le domaine de la peinture et tout travaux de décoration
    (expérience plus de 20 ans) .

  21. Burlet a écrit

    Bonjour
    Je suis Française
    Je recherche un poste de coiffeuse sur Genève
    Je suis aussi intéressée les métiers de la beauté
    Exciste -t-il en Suisse des agences de placement spécialisées pour ces métiers ?
    Merci

  22. Charras a écrit

    Je suis animatrice en France pour les enfants de 3-11 ans. J’ai mon BAFA et mon CAP petite enfance, mais malheureusement je n’ai pas vu d’équivalence de ses diplômes en suisse . Es que je peux trouver du travail dans cet branche sans diplôme suisse au départ, et par la suite passer des examens qui me permettront d’évoluer. Merci

  23. Neko a écrit

    Qu’en est-il des métiers du web et IT ? J’entends souvent que la Suisse fait face à une pénurie de profils spécialisés dans ce domaine.

    • a écrit

      Très juste. L’étude étant menée par Manpower, il est probable que cette agence ne soit pas particulièrement spécialisée dans ces métiers, ce qui expliquerait leur absence. Sinon je vous confirme bien le besoin, mais certaines entreprises ont encore un peu de retard, et confient encore le digital à des stagiaires. Les choses évoluent petit à petit, mais pour être moi-même dans le secteur des Fintech à Genève, je peux vous dire que les besoins sont énormes.