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6 conseils pour alléger ses frais financiers quand on est frontalier

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    Nos solutions pour travailler en Suisse

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    #1.Prendre une banque 100% digitale

    Pour un frontalier qui n’a en général que peu de contacts avec son banquier en France, la banque digitale est LA solution idéale : avec des frais de gestion réduits à néant, et une carte de paiement internationale, elle permet de gérer son compte tranquillement et de manière moderne tout en économisant chaque année des frais importants. Couplée à un service de change de devise en ligne comme b-Sharpe ou Wechselstube, c’est la solution parfaite pour chaque frontalier. Consultez notre comparatif des banques digitales pour frontaliers en Suisse.

    • Gain ou économie réalisée : souscription annuelle dans une banque française traditionnelle pour la tenue d’un compte, soit au minimum une centaine d’euros par an

     

    #2. Passer par un service de change en ligne

    Les services de change en ligne sont tout simplement la manière moderne de faire du change : ils permettent non seulement d’économiser beaucoup d’argent (plusieurs centaines d’euros par an), mais ils sont sûrs (tout est électronique il n’y a pas de manipulation d’agent, ce qui n’est pas le cas quand on passe par un bureau de change). Consultez notre article sur la manière d’économiser des frais de change.

    • Gain ou économie réalisée : cela dépend du montant changé, mais pour 5000 francs changés tous les mois, le gain est d’environ 600 euros par an avec ces services spécialisés, par rapport au change effectué dans une banque française ou suisse.

    #3. Éviter ou limiter la garantie de change (vente à terme)

    La garantie de change est le meilleur moyen qu’a trouvé votre banquier pour vous verrouiller chez lui : avec une vente à terme, il est sûr de récupérer votre salaire, et vous applique en plus un taux de change qui vous parait intéressant, mais qui l’est en réalité pour la banque. Le seul à vraiment y gagner, c’est la banque puisqu’elle vous facturera au prix fort ce produit financier. Notre conseil : limitez la vente à terme à 30% des montants que vous changez chaque mois, et faites-le sur une période n’excédant pas 3 mois pour éviter les mauvaises surprises en cas de perte d’emploi.

    • Gain ou économie réalisée : difficile à chiffrer, car dépend du marché. Le gain se calcule surtout par rapport au surcoût que représenterait l’obligation d’honorer son contrat en cas de perte d’emploi, et d’éventuels manques à gagner sur le change.

    #4. Choisir une banque suisse qui préfère les frontaliers

    Les banques suisses n’aiment en général pas trop les frontaliers, car le salaire de ces derniers ne fait souvent que passer de l’employeur au compte en France. Et on ne compte plus les banques suisses qui ont appliqué des sur-tarifications spéciales pour les clients frontaliers. Aussi, il est difficile de trouver une banque suisse qui vous fait des conditions correctes, voire qui accepte de vous ouvrir un compte. Les banques à éviter en la matière sont : la banque Raiffeisen (refus d’ouvrir les comptes des frontaliers), la banque cantonale neuchâteloise (refus de donner un accès  à la solution e-banking quand on est frontalier). Celles qui semblent plus ouvertes sont : l’UBS, qui propose par ailleurs les conditions tarifaires pour un compte salaire les plus intéressantes, et la banque Migros.

    Certaines banques se sont spécialisées dans la clientèle de frontaliers, notamment celles qui sont présentes en Suisse et en France. Ces solutions ne sont pas forcément adaptées à tous et pas forcément intéressantes : en effet, il faut absolument éviter les prélèvements faits par la banque française sur le compte en Suisse qui viennent alimenter le compte en France : c’est un dispositif qui vous coûtera très cher, notamment en frais de change, la banque appliquant dans ce cas des frais de change totalement démesurés et inclus au taux de change appliqué, ce qui ne les rend pas détectable par les clients (ces frais reviennent à réduire votre salaire d’environ 1,65% tous les mois). Il est donc ici préférable de procéder au change de ses francs suisses en passant par un service spécialisé de change de devises en ligne à taux préférentiel (voir le point #1), et de faire transférer par ce même service les euros sur votre compte en France.

    • Gain ou économie réalisée : entre la banque suisse pour frontaliers la plus coûteuse et la moins coûteuse, la différence représente plusieurs centaines de francs suisses par an en frais de compte et frais de change… En évitant le prélèvement de la banque française sur le compte en Suisse, vous évitez des coûts (c’est en général payant) et des frais de change très élevés (à condition de passer par un service de change de devises en ligne à taux préférentiel).

    #5. Éviter les prêts en devises

    Vous êtes frontalier et voulez devenir propriétaire ? La souscription d’un prêt en devises n’est peut-être pas la meilleure des solutions pour l’achat de votre résidence principale en France. Et le prêt en devise est à exclure totalement et de manière certaine pour un investissement immobilier de type locatif. Nous avons expliqué pourquoi dans un article sur le rachat de prêt en devises.

    • Gain ou économies réalisées : consultez l’article, mais cela peut être beaucoup, beaucoup d’argent (des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros)

    #6. Se passer d’une banque en Suisse

    Pour les frontaliers qui ont très peu de dépenses en francs suisses, il existe une solution ultra économique qui permet de se passer d’un compte dans une banque suisse : souscrire un service de change de devises spécialisé en Suisse, qui en plus de vous proposer des taux de change défiants toute concurrence bancaire,vous permettra d’avoir à disposition un IBAN suisse que vous pourrez remettre à votre employeur pour le versement de votre salaire. Attention toutefois : cette technique, si elle est très économique, présente des conséquences et n’est pas acceptée par tous les employeurs. Nous avons expliqué ceci en détail ici.

    • Gain ou économies réalisées : le prix d’une cotisation annuelle dans une banque suisse…
    Rubrique

    David Talerman

    Spécialiste de l'expatriation et de l'emploi en Suisse, je suis l'auteur du livre Travailler et Vivre en Suisse. Je partage mon temps entre Travailler-en-Suisse.ch et b-Sharpe.com, pour qui je gère le Digital. Suivez-moi sur LinkedIn, Facebook, @Expatwire. Suivez notre actualité grâce à notre newsletter.

    4 réflexions sur “6 conseils pour alléger ses frais financiers quand on est frontalier”

    1. TILOCCA Anna Maria

      Merci beaucoup pour ces précieuses (c’est le cas de le dire) informations ! Pour l’heure l’intégralité de mon salaire est virée sur mon compte bancaire français qui prélève environ 35€ à chaque rapatriement, plus environ 1.75€ par paiement par carte en Suisse ou par retrait à un distributeur helvète. J’avais une certaine défiance des banques en ligne, mais vu le coût des banques classiques et le bien que vous en pensez, je crois que je vais sauter le pas…

    2. Bonjour et merci de votre article.
      Mais je suis particulièrement étonnée que vous ne parliez pas de la meilleure solution à mes yeux : Le Crédit Mutuel ( je n’ai aucun intérêt avec eux !!…), qui propose, votre compte en EUR traditionnel et un compte CHF.
      il n’y a que des avantages :
      Coût : zéro
      Vous gardez votre banque.
      En ligne, vous avez la vue de votre compte EUR et de votre compte CHF.
      En ligne, vous faites votre change, quand vous voulez, pour la somme que vous souhaitez, à la date que vous voulez. Frais : O. Vous pouvez faire des changes autant de fois que désiré.
      En outre cela donne une carte Visa en CHF qui permet des paiements en CHF.
      Cette solution est LA solution idéale.
      Il n’ y a vraiment aucun frais et la liberté d’action est grande. Le taux de change appliqué est en ligne avec le marché.
      Elle mérite d’être connue des frontaliers.
      Avec mes meilleures salutations.

      1. Bonjour,
        La solution du Crédit Mutuel est une solution pratique, et j’en parle d’ailleurs dans la partie banque pour frontaliers de ce site mais aussi dans mon livre. Toutefois, cette solution possède de gros inconvénients :
        1. Le taux de change est en ligne avec ce que proposent toutes les autres banques, c’est à dire totalement prohibitif en comparaison de solutions comme celle proposée par b-Sharpe (si vous changez tous les mois CHF 5’000 vous aurez avec b-Sharpe 500 à 600 euros de plus à la fin de l’année que si vous passez par n’importe quelle banque dont le Crédit Mutuel, ce qui est énorme).
        2. Le Crédit Mutuel facture les virements SEPA en euro en réception d’établissements en Suisse : c’est probablement la seule banque à le faire, et c’est totalement contraire à l’esprit du virement SEPA, créé pour réduire les coûts entre les pays. Et là, en plus, la facturation se fait à la réception. C’est clairement un moyen de limiter les volontés des clients de faire le change ailleurs. Toutefois, malgré cette facturation, l’utilisation d’un service de change en ligne à taux préférentiel reste toujours beaucoup plus intéressant

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