Accueil > Actualité en Suisse > Coup de frein dans le recrutement au Crédit Suisse en 2010

Coup de frein dans le recrutement au Crédit Suisse en 2010

Après quelques exercices très positifs, et une gestion de la crise de 2009 plutôt meilleure que son concurrent UBS, le Crédit Suisse marque un temps d’arrêt à l’occasion de la parution de ses résultats du 3ème trimestre 2010 : le bénéfice, de 609 millions de francs suisses, est en baisse de 74% par rapport au trimestre précédent.

Des résultats pas aussi bons que ceux attendus ne sont jamais bon signe pour l’emploi et le recrutement de personnel. Dans le cas du Crédit Suisse, c’est le recrutement de personnel dans l’activité banque d’affaires qui restera probablement « gelée » pour les trimestres à venir. Le secteur de la banque est l’un de ceux qui recrute le plus de personnel en Suisse depuis plusieurs mois.

Des résultats pas aussi bons qu’espérés qui vont freiner le recrutement

Contrairement à l’UBS, le Crédit Suisse a bénéficié, y compris pendant la crise, d’un afflux net de capitaux positifs dans l’activité de gestion de fortune. Lors de l’exercice précédent, la banque a en effet vu affluer plus de 12 milliards de francs suisses (en flux net), réalisant un bénéfice avant impôt de 135 millions.

La branche « Private banking » a pour sa part enregistré une baisse de 4% par rapport au trimestre précédent : les dégâts ont été limité notamment grâce à l’afflux de capitaux des pays émergents d’Asie.

En fait, c’est la banque d’affaires du Crédit Suisse qui a véritablement dégradé les résultats du groupe à cause d’une activité qui s’est effondré depuis environ 6 mois : le bénéfice avant impôts, certes positif, a été réduit de 50% par rapport au trimestre précédent. Et la tendance était exactement la même lors du trimestre précédent.

Trop de personnel recruté les mois précédents dans la banque d’affaires

Le problème c’est que lors de l’année écoulé, le Crédit Suisse a recruté près de 2 000 personnes pour son activité banque d’affaires dans le monde et en Suisse. En conséquence, pour « équilibrer » une activité qui ne décolle pas vraiment, moins d’une centaine de licenciements sont prévus, à Londres principalement.

Le problème principal des banques (qu’elles soient suisses ou autres) est de réussir à conserver leurs meilleurs employés, dans un contexte difficile où les bonus et rémunérations versés ne sont pas vraiment à la hauteur des attentes (les rémunérations des employés du Crédit Suisse ont baissé par rapport au trimestre précédent). Lors des problèmes importants rencontrés en 2009, l’UBS avait précisément rencontré ce type de problème, les employés partant à cause des salaires trop bas.

source : Crédit Suisse

David Talerman

Spécialiste de l'expatriation et de l'emploi en Suisse, je suis l'auteur du livre Travailler et Vivre en Suisse. Suivez-moi sur Instagram, LinkedIn, Facebook. Suivez notre actualité grâce à notre newsletter.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scala Wells

Sponsors

Retour haut de page