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Immigration : et si la Suisse fermait ses frontières…

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Le 9 février prochain, le peuple suisse va se prononcer sur l’initiative de l’UDC (parti très conservateur de droite) « contre l’immigration de masse » ayant pour finalité de restreindre l’immigration en Suisse. L’UDC propose notamment la (re)mise en place de quotas pour l’attribution des permis de travail pour les étrangers.

Parmi les nouveautés proposées, l’initiative souhaite que les permis frontaliers fassent l’objet de quotas, ce qui n’était pas le cas jusque’ présent. Concrètement, depuis la mise en place des accords bilatéraux entre la Suisse et les pays de l’Union européenne, les ressortissants de l’UE/AELE bénéficient de la libre circulation. Cette libre circulation des personnes met au même niveau que les locaux ces ressortissants (plus de préférence nationale, plus de quotas de permis), ce qui permet aux entreprises suisses de recruter librement et simplement.

D’un point de vue des chiffres, on parle d’une immigration moyenne nette par an d’un peu plus de 60 000 étrangers, entre 2002 et 2012. Ce sont également un peu moins de 270 000 travailleurs frontaliers, soit un peu plus de 100 000 de plus qu’en 2002. Tout de même.

Les conséquences négatives pour l’économie suisse en cas de oui

Avec cette initiative, l’UDC  donne des sueurs froides aux milieux d’affaires suisses. Car si le peuple suisse l’acceptait, les conséquences pourraient être terribles pour l’économie suisse. En particulier, un « oui » à cette initiative obligerait la Suisse à dénoncer les accords sur la Libre circulation des personnes. Or, par effet guillotine, la Suisse devrait également dénoncer également les 7 autres accords, et notamment ceux ayant trait au commerce.

Ne l’oublions pas, la Suisse réalise un franc sur deux de son PIB à l’exportation, et son plus gros partenaire est l’UE. En dénonçant ces accords, la Suisse remettrait notamment en cause les échanges commerciaux entre la Suisse et l’UE, et réintroduirait les obstacles commerciaux, avec toutes les lourdeurs administratives que cela suppose.

Les entreprises suisses ont besoin des étrangers pour soutenir leur développement, et elles le disent

Autre effet dévastateur pour l’économie suisse : l’apport de l’immigration sur l’économie suisse. Selon une étude menée par BAK Basel (pdf) auprès d’un peu plus de 400 entreprises suisses, l’immigration est un facteur déterminant pour l’économie suisse. Beaucoup d’entreprises suisses ont en effet des problèmes de recrutement, et notamment de main d’oeuvre spécialisée, et la fin de la libre circulation des personnes serait une très mauvaise nouvelle pour les entreprises suisses.

Certaines entreprises ne pourraient simplement pas fonctionner sans les étrangers. D’après l’étude, plus de 70% des entreprises jugent les ressortissants de l’UE / AELE importants ou indispensables à la réussite de leur entreprise. Dans l’industrie, plus de 66% des entreprises sont du même avis, et dans l’hôtellerie restauration, ce taux est même supérieur à 95%…

Le syndicat de patrons, économiesuisse, vent debout contre cette initiative qu’il juge isolationniste, n’en finit pas de trouver des arguments contre l’initiative de l’UDC. En bref, les milieux d’affaires ne veulent pas entendre parler.

La proposition des syndicats

Les syndicats suisses, et notamment UNIA, estiment pour leur part que la solution proposée par l’UDC n’est pas la bonne, et qu’il faudrait davantage encadrer les salaires. Car l’immigration est allée de pair avec une baisse du salaire de certains secteurs, ainsi qu’une bataille de statistiques prouvant tantôt que l’immigration n’a pas eu d’impact sur les salaires suisses, tantôt le contraire. En fait, il semblerait que le problème soit plus sectoriel qu’autre chose, certains secteurs étant probablement plus sensibles que d’autres aux effets de cette immigration.

Les vraies conséquences d’un oui sur l’économie

Ce sont les entreprises, et leurs besoins, qui donnent le ton réel du recrutement des étrangers, et presque indépendamment des contraintes et entraves légales. Pour être clair, qu’il y ait plus ou moins de souplesse pour recruter les étrangers, les besoins restent les mêmes et les entreprises les recruteront, sauf que cela leur prendra plus de temps de le faire et mobilisera plus d’énergie.

Même lorsque les quotas étaient en place, les entreprises trouvaient toujours des moyens de les contourner (comme par exemple attribuer des permis L, en quotas plus importants, aux étrangers lorsque les quotas de permis B  -résidence longue durée – étaient atteints). L’impact réel sur les chiffres de l’immigration d’une telle mesure serait donc à mon sens limité.

Outre le message particulièrement négatif de repli sur soi donné à l’étranger, les conséquences concrètes seront toutefois les suivantes :

Une augmentation des démarches administratives pour les entreprises suisses

Avec le retour des quotas et de la préférence nationale, chaque demande de permis devra faire l’objet d’une constitution de dossier, où l’entreprise devra prouver qu’elle n’a pas réussi à trouver de profil similaire sur le marché suisse etc. Soit des démarches administratives perçues comme lourdes.

Moins de flexibilité et des délais plus long

Ce dossier devra ensuite être examiné par une commission tripartite. Par ailleurs, chaque entreprise devra prouver qu’elle fait des recherches sans succès depuis 6 mois (c’est du moins comme cela que cela fonctionnait auparavant) avant de pouvoir recruter un étranger. En clair, ce sera la fin de la souplesse pour les entreprises suisses, qui devront prévoir beaucoup plus en amont leurs besoins en personnel.

L’impact sur le marché de l’immobilier

L’immigration est tenue pour responsable des tensions qui existent sur le marché de l’immobilier, notamment la location. Le « oui » devrait détendre très légèrement l’immobilier, mais de toute façon, l’immobilier dans les zones tendues en Suisse étant ce qu’il est, il ne sera pas possible d’étendre à l’infini le nombre de logements, même si la demande baisse.

Il y a probablement d’autres impacts, mais je vous laisse les mentionner en commentaires !

David Talerman

Spécialiste de l'expatriation et de l'emploi en Suisse, je suis l'auteur du livre Travailler et Vivre en Suisse. Suivez-moi sur Instagram, LinkedIn, Facebook. Suivez notre actualité grâce à notre newsletter.

71 réflexions sur “Immigration : et si la Suisse fermait ses frontières…”

  1. En effet il y aura d’autres impacts du côté Suisse dans le cas d’un oui a cette initiative. Très certainement une diminution du taux de chômage en Suisse et également un retour à un niveau de salaire plus élevé pour les locaux. En effet les travailleurs étrangers ont souvent été privilégiés auprès des employeurs suisses car ils acceptent de travailler pour des salaires plus bas. Ceci crée du dumping salarial et une augmentation du chômage en Suisse. C’est pourquoi il y a une forte chance que cette initiative soit acceptée.

    1. Bonjour Patrick,
      C’est à la fois vrai et faux.
      En réalité, les salaires sont tirés par le bas dans certains secteurs et pas dans d’autres. De la même manière, il existe certains secteurs d’activité où les frontaliers sont mieux payés que les Suisses. Enfin, cela dépend également fortement de la qualification : plus le métier est qualifié, moins l’écart entre les salaires versés aux Suisses et les salaires versés aux étrangers est important.
      Enfin, encore une fois, les études prouvent qu’en moyenne l’immigration n’est pas responsable de l’augmentation du chômage, mais je pense qu’il faut modérer cette affirmation selon le secteur ou le canton.

      1. A mon avis, c’est surtout très faux ! je ne ferai pas dans la modération helvétique, bien que l’étant moi-même : je suis atterré d’entendre ce genre de commentaire d’un autre âge, m’occupant depuis plus de 10 ans de recrutement de personnel qualifié à très qualifié pour des entreprises établies sur notre territoire. Or, toutes les entreprises sans exception nous demandent de mettre la priorité sur des autochtones (de nationalité suisse, ou pas) pour d’évidentes raisons de sécurité dans leur intégration et la pérennité de leurs recrutements… si nous sommes amenés régulièrement à « amener à bord » des hauts potentiels issus de l’autre côté de la frontière, ce n’est nullement pour des questions salariales mais bel et bien parce que notre très beau pays met l’accent sur l’apprentissage, lequel fournit du boulot rapidement à notre jeunesse, et (trop) peu poursuivent des études supérieures (techniques ou pas). de toutes les façons, si plus de « nos » jeunes s’orientaient vers l’ingéniérie, nous serions alors forcés de recruter encore plus de personnel de production ou moins qualifié de l’autre côté de la frontière. En résumé, l’offre en termes de jobs est supérieure à la demande et je défie quiconque de faire baisser le (faible) chômage en suisse en fermant les frontières (par contre, on fera alors peut-être fermer pas mal d’entreprises, dans ce cas, oui… à vous de voir, le peuple!)

        1. Bonsoir je suis jeune homme senegalais qui vie dans la ville de Mbour suis a la recherche d’un emploi en suisse pouvez vous m’aider svp a me decrocher un emploi svp?
          A bientot en attendant des postes svp?

          1. Bonjour Diegane,
            Autant vous faire gagner du temps : en n’étant pas ressortissant européen, vous n’avez aucune chance d’avoir le permis de travail et donc d’avoir un emploi, à moins que vous n’ayez un diplôme supérieur (type MAster II, doctorat…) et un profil professionnel très recherché. Je suis désolé.

      2. M. Talerman, je vous remercie pour vos remarques et arguments. Certes j’ai eu raison avec mon pronostique la Suisse a accepté l’initiative et je comprends la décision. Quant à M. Salmon il me semble que dans les plus grandes villes de Suisse cela soit l’opposé, trop de gens font de longues études et pas assez des apprentissages. Cordialement, Patrick Wehrli

  2. j ai pensse dallez tentez ma chance en suisse parceque les choses vont un peut en espagne avec cette nouvelle queceque vous pense mr un salut et merci.

    1. Bonjour Jenny,

      Heureusement ce « non » n’impliquerait pas le départ des étrangers. Concrètement, ce la ne changerait rien pour les étrangers sur place, et pour ceux qui viendraient, cela compliquerait légèrement les choses. Il y aurait à mon sens un peu moins de recrutement, et probablement des recrutements plus sélectifs (de profils plus qualifiés) mais rien d’autre.

      1. OK, merci de cette réponse rassurante. En effet, je viens d’être embauchée et suis en cours d’installation mais fait à priori partie des personnes qualifiées travaillant dans un domaine en mal de personnel.

  3. Bonjour David,
    tout d’abord merci cet article très intéressant, ma question, dans le cas d’un vote favorable, à quelle échéance seront mise en place les mesures de quota ?

  4. Bonjour,
    Une solution intermédiaire pourrait être :
    Vous êtes étrangers et vous souhaitez profiter des avantages Suisses ( salaire notamment) alors vous habitez sur le territoire Suisse. Si vous profitez d’un salaire Suisse comme frontalier alors il y aurait un prélèvement à la source pour financer l’effort d’intégration des étrangers qui habitent en Suisse.
    La question se pose aussi sur le lac d’Annecy où les prix explosent notamment en raison du pouvoir d’achat des salaires Suisse.
    En résumé…pas simple
    Eric

    1. Bonjour Eric,
      C’est une idée un peu radicale mais ce n’est pas inintéressant, il y a quelque chose à creuser.
      Concernant les efforts, par exemple dans le canton de Bâle ville, il fallait à un moment savoir parler allemand pour pouvoir avoir le permis de travail : les efforts d’intégration passent aussi par la maîtrise minimum de la langue par exemple.

  5. Bonjour,
    Merci pour toutes ces informations. Je suis grutier à tour et au sol, résident actuellement en France mais j’aimerais me rapprocher de Genève pour exercer mon métier. Tout en restant frontalier bien sur. Est ce que vous pensez que si la loi passe j’aurai plus de mal à trouver malgré mon diplôme?
    Merci a vous

    1. Bonjour,
      Cela dépendra principalement de la demande. Je sais qu’à une époque, on avait du mal à recruter des grutiers. Aujourd’hui, je ne sais pas ce qu’il est en… Mais je pense que dans tous les cas vous avez quelques mois devant vous.

  6. Bonjour David,
    Merci pour l’information. Savez-vous quelle serait la conséquence le cas d’un OUI pour quelqu’un qui a déjà un contrat signé mais qui doit tramiter le permis de travail après la votation?

  7. Merci mr talerman pour ces éclairages toujours pertinents, à mon sens. Avez vous des retours sur la conjoncture dans le secteur social ( éducatif…) ? J’ai entamé des démarches de reconnaissance de diplôme et me demande s’il vaut la peine de les mener à leur terme
    Je suis d’accord sur l’idée d’ericor de participer par un prélèvement à l’intégration des travailleurs non suisse,
    Merci pour votre site

    1. Bonsoir Freduc,
      Non, je n’ai pas de retour particulier sur ce secteur. Il peut être intéressant de chercher sur LinkedIn des personnes de ce secteur, et de leurs poser quelques questions. A mon sens, avant de remettre en cause quoi que ce soit, il faut voir les résultats !

  8. Bonjour David,
    Merci beaucoup pour votre annonce. En effet, j’était un stagiaire à Genève et je connais très bien Suisse.
    Par contre je suis un chinois à Paris (ingénieur IT Finance). Maintenant Je fais la naturalisation à française pour revenir en Suisse. Est ce que vous pensez que il y aura un grand freine au niveau permit pour les francais apres ce politique, stp? Peut être il y aura moins d’impact pour mon métier, n’est ce pas?

    Merci beaucoup

  9. Bonjour
    Je travaille en Suisse depuis 4 ans, d’abord un permis G et depuis juin 2011 permis B.
    Ma famille m’a rejoint et mon épouse travaille.
    L’acceptation ce jour de l’initiative aura-t-elle un impact sur l’obtention de notre permis C dans deux ans? Nous avons tous les deux des emplois à hautes qualifications.
    Merci pour votre réponse.

  10. Bonjour David,
    L’issue de la votation est maintenant à peu près claire, malheureusement plutôt contre les étrangers.
    Vous disiez que l’impact serait moins important sur les profils qualifiés. Je prends mon exemple concret: commercial de 29 ans, parlant 4 langues (dont le Russe), 5 ans d’expérience, nationalité française: mes chances sont maintenant beaucoup plus faibles qu’avant, ou cela est possible mais un peu/beaucoup plus compliqué?
    Merci, cordialement, Marc.

  11. Bonjour David, tout d’abord merci pour cet excellent article. Je viens d’apprendre aux informations que la Suisse a voté oui à l’initiative « contre l’immigration de masse ». Je suis de nationalité française, travaille et vis depuis près de 3 ans en Suisse, et suis titulaire du permis B. Mon objectif est de rester à long terme en Suisse. Est-il possible que l’obtention du permis C (durée illimitée) à l’issue des 5 ans du permis B devienne maintenant plus restrictive ? Merci d’avance.

    1. Bonjour,
      Je ne pense pas. En revanche, ce qui changera peut être, c’est la durée de résidence en Suisse (permis B) avant d’avoir le permis C : c’est actuellement 5 ans, mais on pourrait imaginer que cela passe à 10 ans, comme pour les ressortissants extra-communataires aujourd’hui…

  12. Bonjour Mr Talerman,

    je vous écris après les résultats du vote sur l’immigration…Je suis confuse.
    Je suis frontalière, j’ai étudié à Genève au Conservatoire il y a quelques années mais je n’ ai jamais travaillé dans le pays. Je n’ai donc jamais eu de « permis » mais comme mon secteur de travail est plutôt Culturel -ou se résume à des boulots alimentaires car c’est un secteur complexe- je me suis tourné récemment vers la Suisse pour ne pas avoir à emménager à Paris.
    Concrètement pourriez vous nous expliquez ce qu’il va advenir dans les prochains jours- mois-ect… Dois-je stopper mes recherches d’emploi à Genève ou Lausanne dès aujourd’hui? A partir de quand cette loi prendra effet?Pensez vous que mes démarches sont à présent inutiles? Et qu’est ce que cela implique pour les gens dans ma situation qui recherchent un emploi depuis peu en Suisse tout secteurs confondus ?
    Merci de me répondre (et bravo pour votre travail très appréciable :))

  13. Bonjour
    Je suis français, je réside en France.
    Je viens d’obtenir un titre professionnel d’horloger réparateur.
    Ce titre est d’un petit niveau, dans un métier très qualifié.
    J’étais sur le point de transmettre des demandes d’emploi à quelques manufactures Suisses.
    Maintenant que le « oui » est avéré, dois-je abandonner l’idée de travailler en Suisse?
    L’horlogerie en France est très discrète, et la demande va donc devenir beaucoup plus importante que l’offre. En France, s’entend.
    J’ai eu de grandes difficultés à obtenir ce titre horloger, de par l’état de liquéfaction du système « pole emploi » français. Il m’a fallut quatre ans, à soulever des montagnes…
    Je crains de devoir changer d’orientation.
    L’industrie horlogère Suisse pourrait elle obtenir quelque aménagement afin de conserver une pérennité de cette industrie?

    merci
    Dc

    1. Bonjour Damien,
      Ne renoncez pas : si votre métier est recherché en Suisse,et qu’il n’y a pas assez de candidats, vous aurez le permis de travail ! Les Suisses n’ont pas fermé leurs frontières aux étrangers, ils ont repris en main leur immigration. Jetez un oeil sur cet article.

  14. Bonjour David,
    Merci beaucoup pour votre annonce, trés claire!
    Je suis une frontière italienne et je vis en France. Je me demande: après le résultat du référendum, il y a un avantage à long terme pour le quotas de vivre en Suisse (permis de travail B) par rapport à vivre en France (permis frontalier G)?

    Merci beaucoup

  15. Bonjour,

    Il faut arrêter de dramatiser. Une économie qui ralenti a besoin de moins de travailleurs et c’était le but de l’initiative, virer un peu de monde dans cette frénésie capitaliste. De plus, nous sommes entrain de consolider les accords bilatéraux avec la Chine/US/Japon etc. Mettre tous nos oeufs dans le panier européen est de toute façon une grosse erreur, surtout quand on voit la catastrophe économique que c’est devenu chez vous. J’ai voté oui et je suis ravi des contingents sur les frontaliers.

  16. Bonjour,
    qu’en est t’il des nombreux Suisses (environ 20.000 sans compter leur famille) qui vivent et ont des propriétés en France mais travaillent en Suisse ?
    Seront t’ils obliger de renoncer à leur confort et de retourner vivre en confédération helvétique ?
    Il ne faut pas oublier que dérrière le mot «frontalier» se cachent de plus en plus de ressortissants helvètes !

  17. Bonjour David,
    Tout d’abord merci pour votre site qui m’a grandement aidé dans mon installation à Lausanne ou j’ai trouvé un emploi l’été dernier. Je me demande si ma femme qui recherche à son tour un emploi est impactée par cette loi sachant que nous avons un permi B. J’entend parler de « préférence nationale » et je me demande si son processus de recrutement peut être compliqué cette année ou pour une recherche future par cette loi. Merci d’avance.

  18. Bonsoir,

    Je fais actuellement des études dans la banque/finance, pensez-vous que dans ce secteur et avec un niveau bac +3, il sera possible de trouver une place en Suisse avec la réforme ?
    J’ai entendu dire qu’il était également un peu plus compliqué pour une femme de se faire une place.

    Cordialement

      1. Merci de votre réponse.

        A vrai dire, j’hésitais à poursuivre vers un Master pour me spécialiser soit dans la gestion patrimoniale ou dans la finance européenne. Mon copain habite en Suisse depuis septembre, mon but est donc de le rejoindre et j’aimerai mettre toutes les chances de mon côté même si cela risque de s’annoncer plus difficile.
        De plus, je ne sais pas s’il est possible pour un étudiant français de faire un Master en Suisse.

        Cordialement

  19. Bonjour,

    Merci pour toutes ces informations. Je suis française et travaille en France dans les RH. J’ai le projet de travailler ne Suisse romande. Je suis titulaire d’un Master 2. Est-ce un profil recherché en Suisse?
    Merci pour votre réponse.

  20. Bonjour David,

    Un profil commercial (études supérieures) multilingue (4 dont le Russe) à 5 ans d’expérience, a-t-il maintenant beaucoup moins de chances qu’avant, ou pour ce type de profil ça sera aussi facile/difficile qu’avant? Merci, cordialement, Marc.

    1. Bonjour Marc,
      Tant que la nouvelle loi n’est pas appliquée (dans 2 ou 3 ans selon mes estimations), cela ne change rien à la situation actuelle. Par le passé (avant les accords bilatéraux), le fait de parler une langue « rare » en Europe (c’est le cas du Russe) était un critère souvent mis en avant par les entreprises qui voulaient recruter des profils. J’ai même vu des cas d’entreprises qui, pour faire passer un dossier, faisait parler une langue rare à un candidat (alors que ce n’était pas vrai)…

  21. Bonjour,

    Merci pour toutes ces informations. Pouvez-vous me dire si des profils dans les ressources humaines sont recherchés à l’étranger ou si les ressources sont disponibles en Suisse?
    Merci

    1. Bonjour,
      La difficulté pour un étranger qui veut travailler dans les RH en Suisse est qu’il doit se former sur le droit du travail suisse. Et je sais que ce sont souvent des postes qu’on réserve à des locaux. En revanche, il existe des opportunités pour les postes de recrutement dans les agences de placements. Mais je ne peux rien vous dire de plus concret.

  22. Bonjour David,
    On et bien d’accord avec cette loi on coule beaucoup d’encre virtuelle. Pour ma part c’est que va-t-il se passer avec les étrangers qui achètent des bien immobilier avec l’intention de s’installer en Suisse. Nous avons eu une vague de nos voisins, mais avec cette loi, maintenant dans le secteur immobilier achat/vente elle aura quels effets?

  23. Bonsoir,

    Qu’en est il des accords bilatéraux concernant la perception des allocations chômages en France pour une personne ayant travaillé en Suisse ? Sont ils impactés ?

    Merci d’avance pour votre réponse

    1. Anita,
      Je ne suis pas juriste. Toutefois je pense que si les accords bilatéraux entre la Suisse et l’UE sont rompus, je ne suis pas certain que le droit communautaire continue à s’appliquer. Mais à l’inverse cela ne signifie pas forcément que la situation actuelle en termes d’assurances sociales soit modifiée, dans ce cas je suppose que cela dépend des accords entre les pays. C’est un point que je dois creuser.

  24. Bonjour,

    Je réside à chens sur lemans et je suis à la recherche d’un emploi dans en tant que conseiller dans la téléphonie (dans un data center) ou vendeur dans ce même domaine. J’ai deux ans d’expérience et suis diplomé d’un bac + 2 assistant de gestion. Pensez vous que la votation rendra plus difficile aux frontaliers téléconseillers ou vendeurs dans la téléphonie le fait de trouver et obtenir un permis de travail en Suisse ?
    Merci pour vos conseils et vos articles !

    1. Bonjour,
      Je ne connais pas l’état du marché pour ce type de poste, mais très clairement s’il y a suffisamment de candidats locaux pour pourvoir les postes, vous n’avurz pas beaucoup de chances d’avoir le permis avec la prochaine loi qui sera en vigueur dans environ 3 ans.

  25. Bonjour,
    Je suis actuellement en 6eme année de médecine.
    J’ai un diplôme reconnu équivalent au diplôme de médecin suisse et j’ai donc été engagé en tant que médecin assistant en suisse en 2015 pour y terminer ma formation et être médecin.
    L’obtention du permis B ne devrait alors pas poser de pb.
    Croyez vous que mon diplôme reconnu équivalent ne le soit plus après ce vote?
    Croyez vous que lorsque j’aurai besoin de renouveler mon permis B celui ci me sera refusé?
    Merci

      1. Je comprend mieux alors.
        Merci de votre réponse claire et rapide.
        Donc d’après vous si j’obtiens une reconnaissance d’équivalence de mon diplôme avant toute nouvelle loi, il n’y a pas de risques pour qu’il ne soit plus reconnu valable quand je ferai ma demande de titre FMH quand j’aurai fini mon cursus dans environ 7-8ans

  26. Bonsoir,
    Je suis étudiante française et titulaire d’une double licence de droits franco-suisse. Je fais actuellement mon master en Suisse et je souhaiterais, après l’obtention de mon master, vivre et travailler en Suisse. Cette nouvelle loi aura-t-elle un véritable impact dans mon cas ?

  27. Bonjour,

    Actuellement je vis dans mon pays d’origine, Portugal. Je viens de finir mon BAC en Gestion et j’aimerais bien retourner en Suisse pour m’installer définitivement.
    J’ai déjà vécu en Suisse il y a quelques années, quand j’étais plus jeune. Pour être précise, j’ai immigré avec mes parents en 1990 et j’ai fréquenté l’école française jusqu’à la 6ème année. Nous avons obtennu le permis C, mais quelques années plus tard, en 2000, nous avons décidé de retourner au Portugal. En 2005, j’ai décidé de repartir en Suisse toute seule et j’ai acquis le permis B. J’ai commencé à faire un apprentissage, mais je ne l’ai pas terminé, car, deux ans après, j’ai du revenir au Portugal suite à des problèmes de santé de ma mère.
    En ce moment, ayant terminer mes études, j’aimerais retourner en Suisse, mais suite au résultat du vote sur l’immigrations je me sens confuse… Très sincèrement, j’ai un peu peur sur les possibilités d’acquérir un permis qui me puisse aider à la rechercher d’un emploi dans mon secteur en Suisse… Merci et Félicitatioms pour l’article!

  28. Bonsoir,
    Je vis en suisse depuis 5ans,permis b,nous sommes séparés et avons un beau ptit mec de 4ans.
    Je vais divorcer ces prochaines semaines de madame qui est suissesses et malheureusement je suis au chômage. normalement j’ai un travail pour bientôt mais j’ai Peur que si je ne trouve pas de travail, l’état et les nouvelles lois m’éloignent de mon fils() cause de mon permis B.. Je souhaite trouver un travail au plus vite je n’arrive pas pour le moment je suis prêt a tous pour mon fils que j’aime le plus sur terre . C’est ma meilleur raison de rester en suisse et ces lois ne font pas des cas particulier comme ‘les droits de l’homme’a Genève sont en Suisse. J’aimerais que vous me répondez si il y’a un risque qu’on me retourne au Kosovo? Merci beaucoup et bonne suite

    1. Bonjour,
      Je ne connais pas en détail votre situation. Il existe un risque de non renouvellement du permis dès lors que vous avez atteint vos droits au chômage. Cela vous laisse un certain temps (que vous seul connaissez). Par ailleurs, le fait d’avoir des attaches localement peut avoir une influence. J’espère que ces quelques informations vous iront…

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